2 Comments

  1. Je m’excuse pour mon long commentaire.
    C’était une lecture fascinante, et j’ai apprécié le magnifique balado! Je vous remercie pour tous vos efforts et pour cette excellente analyse de l’affaire Louise Camirand.

    J’ai lu et écouté ces derniers mois toutes ces affaires ici et j’ai réalisé que le nominateur commun dans toutes ces affaires est la police, l’échec du système judiciaire.

    Les taux d’élucidation des crimes au Québec que vous avez mentionnés étaient un désastre. La police ne procédait pas à des arrestations pour la majorité des crimes, en particulier pour les homicides commis par des étrangers. La police n’était pas transparente envers les citoyens. La police diffusait des informations erronées dans les journaux concernant la recherche de certains véhicules qui pourraient être liés au meurtre, etc.
    La police recueillait des informations mais ne les utilisait pas pour résoudre les crimes ; elle les utilisait plutôt pour limiter les dégâts : À quoi pensait la police ? Ne pas être transparent, ne pas résoudre les crimes est un raccourci parfait pour créer le chaos, la peur et gagner la méfiance des citoyens et faire plus de dégâts !

    Cela a des conséquences dangereuses, car cela contribue à ce que les spécialistes appellent le “cynisme juridique”. Lorsque les crimes restent impunis, les gens sont plus susceptibles de penser que le gouvernement – et en particulier la police et le système de justice pénale – ne prennent pas ces actes très au sérieux. Ils se méfient alors de la police et du système judiciaire.

    Non seulement les gens sont moins enclins à signaler les crimes, mais ils risquent de violer encore plus la loi. D’une part, si les criminels pensent qu’ils peuvent s’en sortir, ils sont plus susceptibles de commettre ces actes. Et l’absence d’arrestations permet aux récidivistes de rester dans les rues, libres de commettre d’autres crimes sans conséquence.

    Il y a aussi un autre élément : Si les gens n’ont pas l’impression que la police les protégera, ils peuvent être plus enclins à se faire justice eux-mêmes.

    La méfiance de la communauté joue également un rôle, car il est plus difficile pour la police d’obtenir la coopération des témoins nécessaires pour résoudre les meurtres. De cette manière, la méfiance de la communauté et les faibles taux d’élucidation des crimes s’alimentent mutuellement : les gens sont moins susceptibles de coopérer avec la police lorsqu’ils ne se sentent pas protégés par la loi, et la police est moins à même de protéger les gens sans coopération.

    La police peut limiter les dégâts dès aujourd’hui, en commençant par ce qui suit :
    – Des efforts pour augmenter le taux d’élucidation des meurtres en consacrant davantage de ressources compétentes,
    – La modernisation des forces de police pour utiliser la technologie de la médecine légale, l’utilisation du phénotypage, de l’ADN et la technologie de la généalogie, qui est cruciale à notre époque pour résoudre les affaires non résolues.
    – Le droit d’accès à l’information publique tel que, dans un esprit de transparence : Les citoyens peuvent accéder et obtenir des documents directement en ligne, par le biais de registres et de bases de données ou par des demandes individuelles : Rendre le Registre National des Délinquants Sexuels accessible aux citoyens…

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