La police de Québec se défend d’avoir utilisé le Taser

Pour le démonstration Officier Lachance pratique sur sa région d’aine:

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Frédéric Denoncourt
Le Soleil

(Québec) Malgré l’émoi suscité, le recours au pistolet Taser à l’endroit d’un homme atteint de trisomie 21 était «la meilleure option dans le contexte», soutient la police de Québec.

Quand, au mois d’août, les policiers ont reçu un appel d’urgence des intervenants du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle de Québec (CRDI), la situation était hors contrôle, stipule Gino Lévesque, capitaine à la section des communications du Service de police de Québec. «Les intervenants sur place n’étaient plus en mesure de reprendre le contrôle. Compte tenu de l’état de violence de l’individu, l’utilisation de cette arme intermédiaire était la meilleure option.»

Dans le passé, les policiers ont dû intervenir à de nombreuses reprises pour maîtriser l’homme de 43 ans. «Il a un historique de violence assez grave. Certains éléments de son dossier font en sorte qu’on ne peut en dévoiler plus.»

Lors des autres interventions, les agents parvenaient à maîtriser l’individu, parfois simplement par la parole. En août, la situation était différente. «Le pistolet à impulsion a été nécessaire pour éviter des blessures à l’individu, aux autres bénéficiaires, aux intervenants et aux policiers.»

C’était la première fois que les policiers avaient recours à l’arme à impulsion électrique contre cet homme. Combien de décharges a-t-il reçu? «Je n’ai pas l’information sous la main.»

M. Lévesque affirme que chaque utilisation du pistolet Taser par des policiers fait l’objet d’un rapport par des officiers afin de s’assurer de son bon emploi. «Nous avons rencontré les parents de l’homme pour répondre à leurs questionnements», continue

M. Lévesque, qui ajoute que ces derniers se sont montrés satisfaits des réponses de la police.

«La police fait aussi partie de la Table de concertation et d’adaptation du système judiciaire aux personnes souffrant de déficience intellectuelle. Une rencontre est prévue avec eux [les autres membres de la Table] pour leur expliquer les façons d’intervenir des policiers», ajoute M. Lévesque.

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