Charbonneau – Plus Ca Change

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In 1996 the Quebec government appointed Lawrence Poitras to lead a public inquiry into the Sûreté du Québec following accusations of corruption and evidence tampering within the force. Three years later Poitras submitted his 2,700 page report accusing the force of abusing its powers of arrest, being more concerned with protecting its image than investigating misconduct. Total cost to taxpayers? Over $20 million.

Did the Poitras Commission recommendations have any lasting influence? Judging by the release this week of the Charbonneau Commission’s report the answer is No.

On Tuesday Justice France Charbonneau submitted her 1,751-page report detailing how organized crime has infiltrated the Quebec construction industry, and how political forces such as elected officials, the ministry of transportation and the Quebec police force stood idle and let it happen, or in many cases participated in the collusion. The report – which cost taxpayers close to $45 million – states that there was the an “appearance” of corruption in Montreal and Laval, a “vulnerability” in contract-awarding by certain provincial departments, such as Transport Quebec, and that there were bodies, such as the Sûreté du Québec, that could have done something to address problems but did not.

Plus ca change.

GirlsDontHitchhike

And now we stand on the brink of another public inquiry into Canadian injustice, that of the missing and murdered indigenous women. A coalition of groups including family members, the First Nations Summit, and the British Columbia Civil Liberties Association is wisely recommending the Trudeau government exercise caution before jumping into an expensive and lengthy public process. Chiefly they recommend that officials consult with indigenous women, and learn from the lessons of the Oppal inquiry (the Missing Women Commission borne from the conviction of serial killer Robert Pickton) before again engaging in a “fundamentally flawed” process.

“We need to get to the root causes of why this is happening, so we can prevent this from happening,” said Lorelai Williams, whose aunt went missing in 1977, and whose cousin, missing since 1996, was among the women whose DNA was found on Pickton’s farm.

Indeed. Let’s start with the release yesterday by the social justice coalition’s report card on child poverty which says that 40 per cent of indigenous children in Canada live in poverty.  

And when B.C. Minister of Transportation, Todd Stone, ponders why there are still challenges to keeping indigenous girls and women safe along the Highway of Tears one wonders why he hasn’t consulted the the reams of public reports and documents – including recommendations – that have been filed over the past decade. Between 19 – 40 girls and women have gone missing or been murdered along the 450 mile stretch of highway over the last 42 years. It doesn’t take a rocket scientist – or even a gifted profiler – to conclude that this is not the work of a single person, the problem is  systemic. Judging from the report from the Civilian Review and Complaints Commission, you might want to take a closer look at the very institution charged with protecting these women.

The investigation was triggered by a 2013 Human Rights Watch report titled Those Who Take Us Away a scathing document detailing such allegations as women being strip-searched by male police officers, an unwarranted attack by a police dog against a young girl and the 2012 rape of a homeless woman by four officers. Researchers heard allegations of sexual assault or rape in fully half of the 10 northern towns they visited, the report said.

 

An American friend recently remarked to me, “how can these things go on-and-on in your country?!”. Because they go on-and-on everywhere. I need look no further than my own back door – Rocky Mount, North Carolina – to see how the plight of a marginalized group – namely female black prostitutes – was completely ignored when women slowly started disappearing and turned up murdered over the course of 6 years in a town no bigger than Cornwall or Fredericton.

Bad people will always prey on the weak and vulnerable.  C’est la meme chose.

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Puissance vide Québec 1975 – 1979

«Ce était comme le Wild West.”

Enquêteur privé Robert Buellac décrivant les conditions de la criminalité et de l’application de la loi au Québec à la fin des années 1970.

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L’escouade des homicides, Surete du Quebec 1970s

Dans un billet intitulé Québec 1977: Qui était le Bootlace Killer, j’ai présenté des informations pour suggérer un lien possible entre environ 20 disparitions et les meurtres non résolus dans la province de Québec à la fin des années 1970. Entre 1975 et 1981 jeunes femmes ont disparu régulièrement et retroussé morts dans les zones rurales et boisées. Beaucoup d’entre eux ont été traînaient, violée et brutalement battus.

Montreal 1977

Montreal 1977

À l’hiver 1977, le tabloïd Québec, Allo police a déclaré qu’il y avait eu 212 homicides dans la province en 1976, quatre par semaine, avec 1 à 4 de ces crimes vont non résolus par la police. Deux ans plus tard, le Sherbrooke Record proclamé “Criminalité l’Estrie pire au Québec”. Les statistiques publiées par la Commission de police du Québec ont montré que les Cantons de l’Est avaient le plus haut taux de criminalité de toutes les régions du Québec en 1978. Le rapport a noté que les crimes contre les personnes avaient “explosé” dans la région. Les onze communes du canton ayant leurs propres forces de police collectivement enregistrés 377 crimes dans la nature des homicides, des viols, des crimes sexuels, vols à main armée et autres agressions de l’année 1978. Ce est une augmentation de 9% par rapport aux 345 crimes contre les personnes déclarées en 1977. Pour les municipalités des cantons qui ne ont pas leurs propres forces de police – villes surveillées par les forces de police du Québec (QPF) – les chiffres étaient encore pire. La FPQ a montré une augmentation des crimes violents contre des personnes de 87 en 1977 à 142 en 1978, une hausse vertigineuse de 63%. Raynald Gendron, directeur de la recherche et des statistiques de la division de la commission de police a déclaré qu’il n’y avait pas de comptabilité pour l’augmentation de la criminalité.

La déclaration de Gendron est faux et irresponsable. Bien que les actions spécifiques qui ont conduit à ces crimes – et plus ostensiblement aux meurtres et disparitions cités dans la pièce Bootlace Killer – sont à ce jour inconnue, les conditions qui ont donné lieu à cet environnement de désordre et l’anarchie sont familiers et bien documenté:

Troubles Politiques

Dans l’élection provinciale de 1976, le Parti québécois a été élu pour la première fois pour former le gouvernement du Québec. Peu importe où vous vous asseyez sur l’argument de savoir si ce était finalement bon ou mauvais pour la province, les membres élus d’origine du Parti québécois étaient des universitaires, pas des gestionnaires. Ils ne étaient pas bien équipés avec les outils de prise de décision, la communication et le leadership qui ont été tellement besoin dans une période de bouleversements et de changement social. La Révolution tranquille s’est déroulée avec le gouvernement libéral précédent; le gouvernement péquiste ne était pas bien placé pour le gérer. Presque immédiatement, le nouveau parti se est attelé à l’entreprise de ce qui est toujours le plus important dans le changement de régime: enquêter sur les actions du gouvernement précédent. En 1977, René Lévesque launchds enquête publique de la Commission Malouf en 1976 Jeux olympiques de Montréal de Jean Drapeau (et vous avez pensé Charbonneau était quelque chose de nouveau). La Commission a été un énorme temps sucer le nouveau et inexpérimenté gouvernement péquiste. Alors qu’il assistait à de grands spectacles comme les enquêtes publiques, le Parti québécois a perdu de vue la balle des aspects au jour le jour de gouverner comme la sécurité publique, la criminalité organisée, et l’éducation; l’éducation venues spécialement la maison au perchoir dans leur indécision accordant une certaine petite permission de cégep Cantons de l’Est de construire un nouveau dortoir pour leur collège nouvellement créé. La Collège Champlain de continuer à utiliser leurs installations tout à fait inadéquate à Compton, au Québec, ce qui entraîne des conséquences désastreuses pour les étudiants (comme documenté de nombreuses fois sur ce site).

Consolidation de police

Surete du Quebec: Arret

Surete du Quebec: Arret

Après son arrivée au pouvoir, le Parti québécois a commencé un projet de consolidation qui a été de fusionner les forces de police plus petits sous l’égide des forces de police du Québec (FPQ, et plus tard la Sûreté du Québec ou “SQ”). En 1978, les grandes municipalités comme Sherbrooke et Magog ont pu garder leurs forces dans le tact. En revanche, d’autres villes comme Lennoxville et de Brome ont été au bord du gouffre d’être englouti par la force provinciale. D’autres encore tels que Compton, Cliff Ayer et North Hatley avaient déjà succombé à la consolidation et la perte de leurs forces tout à fait. Avec la consolidation venu confusion. La compétence et les responsabilités de la SQ ont progressé à un rythme accéléré. Ils ne étaient pas familiers avec le nouveau territoire et ont lutté pour maintenir des niveaux adéquats de service. La force FPQ connu comme la division Coaticook n’avait que dix-huit hommes pour couvrir plus de 2500 miles carrés, du lac Memphrémagog à l’est à la frontière du New Hampshire à l’ouest, à partir de la périphérie de Sherbrooke tout le chemin du Sud à la ville de Stanstead sur la frontière du Vermont. Les changements ont été source de confusion pour la police et du public. Par exemple, un court, deux mile drive sur la route 143 – la rue principale qui traverse Lennoxville -Est-vous guider à travers pas moins de trois juridictions de police – ceux de la police de Sherbrooke municipale, la division Coaticook de la FPQ, et la force commune de police de Lennoxville.

Des problèmes similaires ont été reflétés dans des villes comme Montréal. Selon l’endroit où un crime a eu lieu à «Montréal», la force de l’enquête pourrait être la police de Montréal (SPVM), la police provinciale (FPQ / SQ), la police hors de l’île de Longueuil ou Laval, ou enquêteurs fédéraux de la GRC, ou une combinaison de ces forces! Dans le cas de Katherine Hawkes, parce que le corps a été retrouvé dans une gare du CN, ce était sur des terres fédérales, de sorte que la GRC a pris la tête, même si la gare Val Royal est carrément au milieu de l’île de Montréal. Le cas Hawkes a été étudiée en grande partie dans l’isolement d’autres crimes de Montréal depuis plus de 37 ans, plus que probablement un grand contributeur à la raison pour laquelle le cas ne est pas résolu.

Gangs

 IMG_0349Aussi longtemps que il ya eu des motos il ya eu des gangs de motards au Québec, mais il ne était pas jusqu’à la fin des années 1970 que les gangs se organisent. Gangs comme le Popeyes et Les Devil’s Disciples étaient les précurseurs des Hells Angels au Québec, avec le premier chapitre Hells étant formé à Sorel, au Québec à la fin de 1977. En 1978, les journaux étaient remplis de contes de ‘Bébé’ Laverdière et le Black Spiders qui avaient pleine règne sur la province .. Rapports de meurtres de drogue, étranglés go-go danseurs, corps de membres de gangs rivaux tournant dans les rivières locales ancrées aux jantes et des blocs de ciment événements où hebdomadaires. En 1978, la SQ a déclaré que le problème de motards était leur priorité numéro un. Comme documenté par Paul Cherry dans The Gazette, la perturbation et le chaos causés par les factions en conflit de motards ont continué pendant une décennie jusqu’à ce que le Lennoxille Massacre en 1985; l’assassiner violente de cinq membres des Hells Laval qui a finalement conduit à une période de relative calme et la consolidation de la culture des motards au Québec. Près de 20 ans et une guerre de motards plus tard, nous apprenions ce que nous avions toujours soupçonné: que la relation entre la police, le gouvernement et le crime organisé au Québec a été compromise, et que toutes les parties ont une longue histoire de collaboration.

Crime Organisé

Frank "Le Gros" Cotroni

Frank “Le Gros” Cotroni

Le Vincent Cotroni était une organisation mafieuse basée à Montréal avec des liens étroits avec la famille Bonanno à New York. Des années 1950 jusqu’au milieu des années 1970, la famille Cotroni contrôlait le commerce de la drogue de Montréal, dirigée par le patron de la famille, Vic Cotroni. En 1975, Vic Cotroni était malade en matière de santé, et les opérations ont été remis l’héritier de la famille sur le trône, Paolo Violi. En Janvier 1978, Violi a été assassiné. Finalement, le jeune frère de Vic, Frank serait prendre le contrôle du crime organisé à Montréal, mais qui ne était pas jusqu’à ce que le printemps de 1979, lorsque Frank Cotroni a été mis en liberté conditionnelle d’un pénitencier américain. Depuis près d’un-et-un-moitié-année il y avait un vide du pouvoir virtuel dans le crime organisé au Québec.

Désorganisation dans le crime organisé , la culture des gangs et le gouvernement ; ce était l’environnement dans les années 1970 dans laquelle les meurtres de Sharron Prior , Denise Bazinet , Hélène Monast , Louise Camirand , Jocelyne Houle , Johanne Dorion , Katherine Hawkes , Claudette Poirier , Chantal Tremblay , Manon Dubé et Theresa Allore survenus .

Est-ce que ces cas restent non résolus en raison de conspiration ou d’incompétence , une culture de l’indifférence et de compromis ? Nous ne savons pas .

Mais considérer la caricature suivante à partir d’une édition de 1975 de Photo Police:

(PHOTO REMOVED AT REQUEST OF PUBLISHER)

Considèrent en outre que au moins deux des victimes mentionnées ci-dessus avaient été violés par des objets contondants . Maintenant, considérons ce que la caricature suggère effectivement : Non seulement le viol était une norme culturelle accepté dans la société québécoise dans les années 1970 , il a été invité , considéré comme plein d’humour, et suggestive pratiquée par les agents mêmes choisi de protéger les citoyens contre les dommages et la victimisation.

( Toutes les photos sont la propriété / courtoisie utilisé de Allo Police / Section Rouge Média Inc. )

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Quebec Power Vacuum 1975 – 1979

“It was like the wild west.”

Private Investigator Robert Buellac describing the conditions of crime and law enforcement in Quebec in the late 1970s.

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Homicide Investigators, Surete du Quebec 1970s

In a post titled Quebec 1977: Who was the Bootlace Killer,  I presented information to suggest a possible connection between approximately 20 disappearances and unsolved murders in the province of Quebec in the late 1970s.  Between 1975 and 1981 young women routinely went missing and turned up dead in rural and wooded areas. Many of them were straggled, raped and brutally beaten.

Montreal 1977

Montreal 1977

In the Winter of 1977, the Quebec tabloid, Allo Police reported that there had been 212 homicides in the province in 1976, 4 per week, with 1 in 4 of those crimes going unsolved by the police. Two years later the Sherbrooke Record proclaimed “Townships Crime worst in Quebec”.  Statistics released by the Quebec Police Commission showed that the Eastern Townships had the highest rate of crime of any region in Quebec in 1978. The report noted that crimes against persons had “skyrocketed” in the region. The eleven Township municipalities having their own police forces collectively logged 377 crimes in the nature of homicides, rapes, sex crimes, armed robberies and other assaults in the year 1978. This was a 9% increase from the 345 crimes against persons reported in 1977. For those Township municipalities that did not have their own police forces – towns patrolled by the Quebec Police Forces (QPF) – the figures were even worse. The QPF showed a rise in violent crimes against persons from 87 in 1977 to 142 in 1978, a staggering increase of 63%. Raynald Gendron, the director of the police commission’s research and statistics division stated there was no accounting for the increase in crime.

Gendron’s statement is false and irresponsible. Though the specific actions that led to these crimes – and more pointedly to the murders and disappearances cited in the Bootlace Killer piece – are to this day unknown, the conditions which gave rise to this environment of disorder and lawlessness are familiar and well documented:

Political Unrest

In the 1976 provincial election, the Parti Québécois was elected for the first time to form the government of Quebec. Regardless of where you sit on the argument of whether this was ultimately good or bad for the province, the original elected members of the Parti Québécois were academics, not managers. They were not well equipped with the tools of decision making, communication and leadership that were so greatly need in a time of social upheaval and change. The Quiet Revolution unfolded with the previous Liberal administration; the PQ government was not well positioned to manage it. Almost immediately the new party got down to the business of what is always most important in regime change: investigating the actions of the prior government. In 1977 René Lévesque  launchds the Malouf Commission’s Public Inquiry into Jean Drapeau’s 1976 Montreal Olympics (and you thought Charbonneau was something new).  The Commission was a huge time-suck on the new and inexperienced PQ government. While attending to grand spectacles like public inquiries, the Parti Québécois took its eye off the ball of the day-to-day aspects of governing like public safety, organized crime, and education; with education specifically coming home to roost in their indecision over granting a certain small Eastern Township CEGEP permission to build a new dormitory for their newly created college. Champlain college would continue to use their grossly inadequate facility in Compton, Quebec, resulting in disastrous consequences for students (as documented many times on this website).

Police Force Consolidation

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Surete du Quebec: Arrêt Stop

After assuming power, the Parti Québécois began a project of consolidation that was merging smaller police forces under the umbrella of the Quebec Police Forces (QPF, and later the Surete du Quebec or “SQ”). In 1978, larger municipalities such as Sherbrooke and Magog were able to keep their forces in tact. By contrast, other towns such as Lennoxville and Brome were teetering on the brink of being swallowed up by the Provincial force. Still others such as Compton, Ayer’s Cliff and North Hatley had already succumbed to consolidation and lost their forces altogether. With consolidation came confusion. The QPF’s jurisdiction and responsibilities were growing at an accelerated pace. They were unfamiliar with the new territory and struggled to keep up adequate levels of service. The QPF force known as the Coaticook division had just eighteen men to cover over 2500 square miles, from Lake Memphremagog in the east to the New Hampshire border in the west, from the outskirts of Sherbrooke all the way South to the town of Stanstead on the Vermont border. The changes were confusing to both the police and public. For example, a short, two mile drive on route 143 – the main drag through Lennoxville -would take you through no less than three police jurisdictions – those of the Sherbrooke Municipal Police, the Coaticook division of the QPF, and the town police force of Lennoxville.

Similar problems were mirrored in cities like Montreal. Depending on where a crime took place in “Montreal”, the investigating force could be the Montreal police (SPVM), the provincial police (QPF / SQ), off-island police from Longueuil or Laval, or Federal investigators from the RCMP, or a combination of these forces! In the case of Katherine Hawkes, because the body was found at a CN train station, it was on federal land, so the RCMP took the lead, even though the Val Royal train station is squarely in the middle of the island of Montreal. The Hawkes case has been investigated largely in isolation from other Montreal crimes for over 37 years, more than likely a large contributor to why the case remains unsolved.

Gangs

IMG_0349For as long as there have been motorcycles there have been biker gangs in Quebec, but it wasn’t until the late 1970s that the gangs became organized.  Ganks like the Popeyes and the Devil’s Disciples were the forerunners of the Hells Angels in Quebec, with the first Hells chapter being formed in Sorel, Quebec in late 1977. In 1978, the newspapers were filled with tales of ‘Bébé’ Laverdière and the Black Spiders, who had full reign over the province.. Reports of drug killings, strangled go-go dancers, bodies of rival gang members turning up in local rivers anchored to wheel rims and cement blocks where weekly events. In 1978 the SQ stated that the biker problem was their number one priority. As documented by Paul Cherry in The Gazette, the disruption and chaos caused by conflicting biker factions continued for a decade until the Lennoxille Massacre in 1985; the violent murder of five Laval Hells members which ultimately lead to a period of relative quite and consolidation in Quebec biker culture. Almost 20 years and a biker war later we would learn what we had always suspected: that the relationship between police, the government and organized crime in Quebec was compromised, and that all parties had a long history of working together.

Organized Crime

Frank "Le Gros" Cotroni

Frank “Le Gros” Cotroni

The Cotroni crime family was a Mafia organization based in Montreal with strong ties to the Bonanno crime family in New York. From the 1950s through to the mid-1970s the Cotroni family controlled the Montreal drug trade, led by the family boss, Vic Cotroni. By 1975 Vic Cotroni was ailing in health, and operations were turned over the the family heir to the throne, Paolo Violi. In January 1978, Violi was assassinated. Eventually, Vic’s younger brother, Frank would take control of organized crime in Montreal, but that wasn’t until the Spring of 1979 when Frank Cotroni was paroled from a U.S. penitentiary.  For almost a year-and-a-half there was a virtual power vacuum in organized crime in Quebec.

Disorganization in organized crime, gang culture and the government; this was the environment in the late 1970s in which the murders of Sharron Prior, Denise Bazinet, Helene Monast, Louise Camirand, Jocelyne Houle, Johanne Dorion, Katherine Hawkes, Claudette Poirier, Chantal Tremblay, Manon Dube and Theresa Allore occured.

Do these cases remain unsolved due to conspiracy or incompetence, a culture of indifference and compromise? We do not know.

But consider the following cartoon from a 1975 edition of Photo Police:

(PHOTO REMOVED AT REQUEST OF PUBLISHER)

Further consider that at least two of the victims mentioned above had been violated by blunt objects. Now consider what the cartoon actually suggests: Not only was rape an accepted cultural norm in Quebec society in the 1970s, it was invited, considered humorous, and suggestively practiced by the very agents elected to protect citizens from harm and victimization.

(All photos are the  property/used courtesy of Allo Police/Section Rouge Média Inc.)

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CEIC Charbonneau: Eric Vecchio: Montreal Police Officer

Eric Vecchio

What to say about today’s events where we were subjected to hours of survaillance video of the Rizutto clan  while Montreal police officer Eric Vecchio provided the play-by-play? If you want the details, Sidhartha Banerjee, has a nice rundown in The Post. 

Here’s my observations of the whole affair, and some of my questions:

  • I can’t believe how sleazy and squalid these offices / clubs look. If this is the high-life Mafia style, I’m thankful for my corner office (is that a Clowns-on-Velvet / Dogs Playing Poker portrait on the wall behind them?) : This looks like the most sordid NBC shakedown ever. It makes Chris Hansen’s To Catch A Predator look like an episode of Lifestyles of the Rich and Famous.
  • The Christmas party, December 24th, 2005: this is the best they can do? A paper plate of baked ziti and a shot of Dewers in a paper cup?
  • Vecchio looks like the guy who farted in the CEIC room, like he’d rather be anywhere than these hearings. 
  • And who can blame him? When asked if the RCMP shared the tapes with other law enforcement, his embarrassing response? “We tried to contact them, but they never returned our calls”. Really?! A note to the RCMP / SPVM / SQ: you all play in the same sandbox. Now stop insulting us, and start acting like the law enforcement agencies that we know you can be: ones that live up to their potential and work together to solve the crime problems of our society. You’ll be surprised how sexy you look in the mirror. 
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Party People, Do the Rizzuto Sock Stuff!

# CEIC Charbonneau Commission: This just gets better and better:

First came names and now a Quebec corruption inquiry is watching video of construction bosses handing over cash to Mafia chieftains at a notorious Sicilian Mafia hangout in Montreal.

A local police detective is showing surveillance video of prominent construction bosses and high-ranking members of the Rizzuto clan exchanging and counting cash.

Some of the video shows the late Niccolo Rizzuto — the onetime don of the country’s most powerful crime family — stuffing cash into his socks.

A businessman seen at the hangout 236 times over the span of two years was identified by an investigator as a “middle man” between the construction industry and the once-dominant Rizzuto clan.

Eric Vecchio, a Montreal police detective working with the Charbonneau Commission, says the video demonstrates that one member of the Rizzuto hierarchy, Rocco Sollecito, was in charge of dealing with construction cash.

The videos were shot during Operation Colisee, a five-year investigation that culminated with mass arrests in 2006 in the largest sweep against the Italian Mafia in Canadian history.

But the RCMP says it never used the evidence gathered on the videos — because because it wasn’t pertinent to its drug investigation. The Mounties fought in court, unsuccessfully, to keep from sharing the evidence at the public inquiry.

The Charbonneau Commission, which is looking into criminal corruption in the construction industry and its ties to organized crime and political parties, gained that evidence after a court battle with the Mounties.

The commission’s own investigators have been able to identify certain construction industry executives not identified by the RCMP.

The language spoken on the videos is mainly a Sicilian dialect.

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#CEIC Charbonneau Commission: More RCMP testimony on tap for today

Linda Féquière

I was largely missing from watching the hearing yesterday. Thanks to Monique Muise at The Gazette I stayed on top of it. The Commission mostly heard testimony from the RCMP (Corporal Vinicio Sebastiano, and Corporal Linda Féquière). Sebastiano testified that the RCMP’s Project Colisée  (2000 – 2006) was focused on putting away Mafia drug lords. Whenever construction entrepreneurs or political parties came up on the 35,000 hours of video surveillance, it was largely ignored.  The Commission will likely be taking a grater interest in those tapes in the coming days. The RCMP was forced to hand over all their information from Project Colisee in March. From Muise:

The Charbonneau Commission, in contrast, is very interested in those tapes, and in the list of visitors to the two mob hangouts entered into evidence Tuesday. That list includes the names Tony Magi, Michel Argento and Francesco (Frank) Catania, among others.

Magi was spotted at both clubs a handful of times, often in the company of his legitimate business partner, Nick Rizzuto Jr., who was gunned down in late-2009 outside Magi’s offices. Magi himself survived a brazen assassination attempt while driving in N.D.G. in 2008, and his wife survived a similar shooting incident last year. Magi has never been directly linked to the Mafia.

In related news, the focus of Project Colisee, Vito Rissoto is to be released from a Colorado prison on October 6th.

 

Watch the hearings here.

Follow on Twitter: Monique Muise (Gazette) @monique_muise ,  Stephane Giroux (CTV) @SGirouxCTV,  AD Humphreys (Mafia expert)  @AD_Humphrey

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#CEIC Charbonneau Commission: Linda Fèquiere

The RCMP’s Linda Fèquiere takes the stand this morning. After hearing about the Mafia in Italy, New York and Ontarion we will now hear about the Mafia in Quebec’s backyard:    

Watch the hearings here.

Follow on Twitter: Monique Muise (Gazette) @monique_muise ,  Stephane Giroux (CTV) @SGirouxCTV,  AD Humphreys (Mafia expert)  @AD_Humphrey

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CEIC Charbonneau Commission: Joseph Pistone (Donnie Brasco) Testimony

Joseph Pistone (alias Donnie Brasco) , a former FBI agent who infiltrated the New York Mafia is testifying today. Pistone is beginning to make the link between the New York / Sicilian Mafia and the Montreal underworld.

– Pistone says drugs were shipped internationally to Montreal for later delivery to New York.

– Pistone links the Bannano family of New York to the Catroni family of Montreal.

– The shooter from Montreal who was brought down to NYC in 1981 was Vito Rizzuto, to be paroled from Montreal in a few weeks.

Watch the hearings here.

Follow on Twitter: Monique Muise (Gazette) @monique_muise ,  Stephane Giroux (CTV) @SGirouxCTV,  AD Humphreys (Mafia expert)  @AD_Humphrey

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CEIC: Avant Charbonneau, souvenez-vous de la Commission Malouf?

En attendant l’enquête de la construction Charbonneau réunir à nouveau, j’ai pensé qu’il pourrait être une bonne idée de visiter les fantômes du Québec Renseignements publique Passé.

Premièrement, le Québec n’a pas connu de pénurie des enquêtes publiques, ou les appels à une enquête publique. Certains sont bien connus et font partie de notre mémoire collective récente, l’enquête de la Commision Poitras à la Sûreté du Québec, la crise d’Oka Mohawk, l’effondrement du viaduc de Laval.

Le Royal Trust Co. désormais “Whiskey Dix”

Mais qui se souvient Premier Godbout 1943 appel à une enquête sur les pépinières d’hôpital? Ou que dire de l’appel à une enquête de valeurs mobilières lorsque la Compagnie Trust Royal (devenu RBC) déplacé actifs de Montréal à Kingston, à la veille d’une élection générale? A critiques déplacer réclamés a été conçu pour améliorer les craintes économiques d’un Québec indépendant et destablized (Le Québec Saint-Jean-Baptiste Société a appelé “comme répréhensible et avec des conséquences plus graves toute action terroriste” .) Se souvenir de l’affaire Fredy Villanueva? Bien sûr, vous le faites. Mais qu’en est-il du rapport Wagner en service de police d’une force excessive lors de la visite de la Reine de 1964 à Québec? Se souvenir de l’enquête Otto Lang dans le contrôle du trafic aérien entièrement bilingue ? Je ne le pense pas.

 

Jérôme Choquette dans les années 70

Celui-ci a attiré mon attention. En 1970, Roy Fournier, alors président du comité libéral de justice, a appelé à une grande enquête sur les activités de la pègre au Québec, une notion qui alors premier ministre Robert Bourassa a suggéré “pourrait être une bonne idée». Fournier a coûté la pègre était devenu si puissant Québec que seule une enquête publique majeur pourrait vraiment régler le problème. Puis, ministre de la Justice Jérôme Choquette d’accord en disant que jusqu’à 30% des nightclubs de Montréal ont été contrôlés par le Mafia.The précédent premier ministre Daniel Johnson a prévenu que,

“La pègre a envahi un nombre alarmant d’entreprises légitimes au Québec et appelé à une action immédiate du gouvernement pour freiner les opérations de la pègre».

Ahh, ce qui est passé est un prologue!

Bon, je vais arrêter d’être insolent et arriver à ce qui est vraiment dans mon esprit. Oui, mon point est que Duchesneau, Amato, Tenti, etc … sont tous chante une chanson du passé, mais le vrai éléphant dans la pièce est l’Enquête publique de la Commission Malouf dans Jeux Olympiques de Jean Drapeau de Montréal en 1976, et que nous avons appris quelque chose de cette ?

Albert Malouf

Permettez-moi de planter le décor, et m’arrêter quand tout cela commence à sonner familier. C’est 1977 et le Québec se réveille au fait qu’ils n’ont pas obtenu ce qu’ils ont payé. Deuxième acte du maire Drapeau à l’Expo 67 était censé coûter aux contribuables 120 millions de dollars, mais le prix à payer pour les Jeux Olympiques ont atteint 1,6 milliards de dollars (c’est vrai, “The Big Oh” … la dette finalement pris sa retraite en 2006). Le Parti québécois sont frais hors de leur victoire provinciale première et René Lévesque (lui-même juste après avoir esquivé une enquête publique pour la fatale hit-and-run d’Edgar Trottier) lance une enquête sur les Jeux, en nommant le juge Albert Malouf à la tête d’un homme à trois commission. Parmi les résultats:

1. Tous les contrats de construction de plus de 1 million de dollars devait avoir l’approbation spéciale du gouvernement. Cette mesure de protection a été contournée par des entrepreneurs qui ont tout simplement demandé une augmentation des contrats multiples en vertu de 1 million de dollars.

2. Le projet a été entièrement contrôlé par un seul homme, l’architecte  Robert Taillibert.

3. La société qui a remporté le contrat pour le stationnement avec une offre de 3,7 M $ a déposé plusieurs contrat augmente et finit par se faire payer 9,7 millions de dollars. Et le contrat n’a pas été exécuté jusqu’à 6 mois après les Jeux ont été achevés.

4. Les entrepreneurs généraux du Québec, Formes-Viau Stationnement, Les Formes de construction du Québec, Sabrice Ltd, Dubé et Dube, Bombardier, Roski Ltd, Stratinor, tous fini par gagner des bénéfices disproportionnés aux services rendus.

5. Roski Ltd, une filiale de Bombardier, a remporté un contrat pour la fourniture de sièges pour les Jeux, même si son offre ne répondait pas aux spécifications établies par la Ville de Montréal.

Le gâchis est le mieux résumée par Ian MacDonald, qui en a écrit une colonne 1978,

“Quand il s’agit de commissions d’enquête du Québec n’est vraiment pas une province comme les autres.

Commissions nommés par le gouvernement à Ottawa et ailleurs souvent se conformer à la maxime du Canada de résoudre un problème en faisant disparaître, les demandes du Québec supposent généralement une vie spectaculaire de la leur. “

MacDonald se passe pour confirmer ce que nous savons déjà, les enquêtes publiques sont spectaculairement mise en scène des actes de théâtre politique. Ils coûtent beaucoup, et finissent généralement boucs émissaires les mauvaises personnes, et esquiver les vrais problèmes.

Dans le cas de la Commission Malouf, les recommandations ont été formulées à la veille de l’élection municipale de Montréal. Il a critiqué le maire Jean Drapeau, et tout le monde largement excusé reste, y compris le gouvernement libéral provincial au pouvoir au moment des Jeux, à la grande consternation de René Lévesque (certains fonctionnaires mais j’ai perdu contre ) …

ET DRAPEAU quand même réussi à gagner l’élection.

Dans la prochaine année, alors que nous regardons comme témoin après témoin est traîné devant la Commission Charbonneau, comme le PLQ, CAQ, PQ jockey pour la position, alors que nous attendons les recommandations de Kabuki cette pantomime, nous pourrions envisager l’ passé et ne pas mettre nos espoirs trop haut.

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CEIC: Before Charbonneau, remember the Malouf Commission?

While we wait for the Charbonneau Construction Inquiry to reconvene, I thought it might be a good idea to visit the Ghosts of Quebec Public Inquiries Past.

First, Quebec has seen no shortage of public inquiries, or calls for public inquiries. Some are well known and form part of our recent collective memory;  the Poitras Commision’s inquiry into the Surete du Quebec,  the Oka Mohawk crisis, the Laval overpass collapse.

The Royal Trust Co. now “Whiskey Dix”

But who remembers Premier Godbout’s 1943 call for an inquiry into hospital nurseries? Or what about the call for a securities inquiry when The Royal Trust Company (became RBC) moved assets from Montreal to Kingston on the eve of a general election? A move critics claimed was designed to enhance economic fears of a destablized and independent Quebec (The Quebec St. John Baptiste Society called it  “as reprehensible and with graver consequences than any terrorist action”.) Remember the Fredy Villanueva affair? Of course you do. But what about the Wagner report into police’s use of excessive force during the 1964 Queen’s visit to Quebec City? Remember the Otto Lang inquiry into fully bilingual air traffic control? I didn’t think so.

 

Jerome Choquette in the 70s

This one caught my attention. In 1970 Roy Fournier, then chairman of the Liberal justice committee, called for a major inquiry into underworld activities in Quebec, a notion that then Premier Robert Bourassa suggested “might be a good idea”. Fournier claimed the criminal underworld had become so powerful in Quebec that only a major public inquiry could really address the problem. Then justice minister Jerome Choquette concurred saying that up 30% of Montreal nightclubs were controlled by the Mafia.The previous premier Daniel Johnson warned that,

“the underworld has invaded an alarming number of legitimate businesses in Quebec and urged immediate government action to curb underworld operations”.

Ahh, what’s past is prologue!

Alright, I’ll stop being cheeky and get to what’s really on my mind. Yes, my point is that Duchesneau, Amato, Tenti, etc… are all singing a song of the past, but the real elephant in the room is the Malouf Commission’s Public Inquiry into Jean Drapeau’s 1976 Montreal Olympics, and did we learn anything from that?

Albert Malouf

Let me set the stage, and stop me when any of this starts sounding familiar. It’s 1977 and Quebec is waking up to the fact that they didn’t get what they paid  for. Mayor Drapeau’s second act to Expo 67 was supposed to cost tax payers $120M, but the price tag for the Olympics reached $1.6B (that’s right, “The Big Oh”… debt finally retired in 2006). The Parti Quebecois are fresh off their first provincial win and Rene Levesque (himself  having just dodged a public inquiry for the fatal hit-and-run of Edgar Trotier) launches an inquiry into the Games, appointing Justice Albert Malouf to head a three-man commission. Among the findings:

1. All construction contracts over $1M had to have special government approval. This safeguard was circumvented by contractors who simply asked for multiple contract increases under $1M.

2. The project was completely controlled by one man, French architect Rober Taillibert.

3. The company that won the contract for parking with a bid of $3.7M filed multiple contract increases and ended up getting paid $9.7M. And the contract was not executed until 6 months after the Games were completed.

4. The chief contractors, Formes du Quebec-Stationnement Viau, Les Formes du Quebec Construction, Sabrice Ltd, Dube and Dube, Bombardier, Roski Ltd, Stratinor, all ended up earning profits disproportionate with the services rendered.

5. Roski Ltd., a subsidiary of Bombardier, won a contract for providing seats for the Games even though its bid did not meet the specifications set by the City of Montreal. 

The whole mess is best summed up by Ian MacDonald who in a 1978 column wrote,

“When it comes to commissions of inquiry Quebec is truly not a province like the others.

Government-appointed commissions in Ottawa and elsewhere often conform to the Canadian dictum of solving a problem by making it go away, Quebec inquiries typically assume a spectacular life of their own.”  

MacDonald goes on to confirm what we already know; Public Inquiries are spectacularly staged acts of political theater. They cost a lot, and usually wind up scapegoating the wrong people, and sidestep solving real problems. 

In the Case of the Malouf Commission, the recommendations came on the eve of the Montreal municipal election. It found fault with Mayor Jean Drapeau, and largely excused everyone else, including the Liberal provincial government in power at the time of the Games, much to the dismay of Rene Levesque  (some civil servants got spanked)…

AND DRAPEAU STILL MANAGED TO WIN THE ELECTION.

 In the next year, while we watch as witness after witness is dragged before the Charbonneau Commission, as the PLQ, CAQ, PQ jockey for position, as we wait for the recommendations from this Kabuki dumb-show, we might want to look to the past and not set our hopes too high.

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