La logique improvisée de la Sûreté du Québec

Je crois que dans un processus où deux parties adverses devraient être civile dans l’intérêt de résoudre leurs différences, mais parfois je dois appeler, “Bullshit”

Depuis quelques mois, je travaille sur un projet avec Claude Poirier. Claude est un journaliste pionnier au Québec. Dans les années 1970 il avait une page dans Allo Police dédiée à affaires policières, il était en quelque sorte une mise à jour sur ce que les flics en vue où font dans la province. Grâce à mes recherches, je suis devenu très familier avec l’écriture de Claude. Depuis quelques années, il avait un spectacle le dimanche soir sur les affaires de la justice. Il était une fois un régulier sur l’émission de radio matinale de Paul Arcand, l’un des programmes de talk-radio en haut au Québec. Je suis devenu un grand admirateur de son travail. (Ceci est ma traduction de l’anglais. Si vous êtes Québécois, mon dieu, je ne vraiment pas besoin d’expliquer qui est Claude Poirier!)

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Poirier a maintenant une nouvelle entreprise. Le mois prochain Historia sera diffusé L’Enquete Poirier. Le programme d’une heure mettra en vedette des crimes non résolus au Québec, avec des interviews menées par Claude Poirier (est un habile négociateur et interviewer). J’étais dans les Cantons de l’Est le mois dernier pour filmer et entrevue avec l’équipe de Claude. Ils vont faire un programme d’une heure sur ma sœur, le cas de Theresa Allore, mais qui est toujours en production et ne sera pas l’air jusqu’à ce que la deuxième saison au printemps 2017.

Suzanne DeRome who was featured in the W-5 story, back again with L'Enquete Poirier

Suzanne DeRome, qui a été présenté dans l’histoire W-5, de retour avec L’Enquete Poirier

Revenons donc à la Sûreté du Québec. L’équipe de Poirier a tenu à interviewer Roch Gaudreault, le détective SQ qui était l’enquêteur en chef sur le cas de Theresa. Rappelons que Gaudreault a toujours soutenu que Thérèse est morte d’une surdose de drogue, en dépit du fait qu’il n’y a aucune preuve pour étayer cette théorie. Quand un chercheur à L’Enquete Poirier contacté Gaudreault par téléphone et a demandé s’il semble à la caméra, il a déclaré qu’il était prêt, mais aurait besoin d’une autorisation de la Sûreté du Québec ( Il a toujours maintenu sa théorie surdose de drogue).

Note that SQ's Fauchon (who we have written about in these cases) was sent to France for the Mesrine trial

Notez que Yvon Fauchon d’SQ (qui nous avons écrit dans ces cas) a été envoyé en France pour le procès Mesrine

On m’a demandé de négocier l’accord. Je suis allé au chef de l’unité de cold-case de la Sûreté du Québec en Avril, et lui a demandé s’il envisager d’autoriser Roch Gaudreault à parler à la caméra avec Claude Poirier. On m’a dit que cela était tout à fait commun – anciens voulait souvent avoir l’assurance de leurs anciens employeurs avant qu’ils parlaient publiquement un cas historique. Et de toute façon, la SQ étaient de grands admirateurs de Poirier, je pouvais attendre leur pleine coopération.

 

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Claude Poirier, Compton, QC, mai 2016
Maintenant, tout cela m’a frappé comme assez bizarre. En 2005, Roch Gaudreault a la caméra quand CTV W-5 a fait un spectacle d’une heure sur Theresa. Il a été retiré alors, et se sentait très à l’aise suggérant la théorie de la surdose de drogue. Alors, pourquoi at-il soudainement besoin d’une autorisation?

Quelque chose d’autre est apparu à cette réunion avec la SQ. Ils voulaient me faire savoir qu’ils avaient de bons enquêteurs. Ils avaient de bons enquêteurs dans les années 1970, et ils ont eu de bons enquêteurs aujourd’hui. Je leur ai assuré que je croyais qu’ils avaient de bons enquêteurs, mais je catégoriquement insisté pour que jamais ils ne se me suis d’accord que Roch Gaudreault a été l’un d’entre eux. Sur cette suggestion que nous aurions à accepter d’être en désaccord.

Couper en avant un mois. Au début de mai, je suis retourné au siège de la Sûreté du Québec à Montréal, mais maintenant Gaudreault refusais de faire l’interview. Je demandai donc la SQ, ne Roch changer son esprit, ou son ancien employeur ne change son esprit pour lui?

On m’a dit que je devais comprendre: pour Roch pour aller à la caméra, il aurait besoin d’avoir la bonne information, et cela voudrait dire revenir en arrière et regarder tous les éléments de preuve dans le cas de se re-familiariser avec l’enquête . Cela signifierait voyager à Montréal de L’Estrie, et il était une personne âgée de 80 ans maintenant: il ne pouvait pas faire le voyage.

Encore une fois, bizarre. Il parlait très franchement en 2005, pourquoi maintenant cette insistance sur la recherche de l’affaire?

Il y a bien sûr le fait inconciliable que si Roch allait continuer épousant une théorie de surdose de drogue, il volerait en contraste avec les éléments de preuve: “marques de strangulation” … “mort violente de moyens indéterminés», et que cela était apparemment la théorie avec laquelle la SQ actuelle a été en cours d’exécution (si cela est pas vrai, alors pourquoi avoir son cas en évidence sur leur cold-case webpage?).

La SQ puis de nouveau insisté sur le fait que Roch Gaudreault était un bon enquêteur. Ils avaient parlé anciens de cette époque qui a travaillé avec lui un ils ont tous dit … Roch Gaudreault était un bon enquêteur. Un des meilleurs.

Je laisse aller. Quand je suis rentré quelque chose me vint. Dans toutes les informations que j’avais revu, tout le papier dans le dossier de la Sûreté du Québec sur le cas de Theresa – rapports, des témoignages, des photos anthropométriques – Je ne l’avait jamais vu un seul document officiel de la police de Roch Gaudreault. Je l’avais vu le rapport de Leo Hamel (le chef de la police de Lennoxville), mais où était le rapport de Roch? Les seules conclusions du fichier sont faites par Leo Hamel et le coroner Michel Durand. Si Roch était si bon, alors pourquoi il avait omis de déposer son rapport final?

Je pose cette question à la SQ dans un courriel. L’écrit en arrière, «Je vais vous l’expliquer.”. Hier, je reçois un appel téléphonique, et ils l’ont fait.

On m’a dit que certains éléments de preuve est toujours retenu. La police ne pouvait pas me montrer tous les détails parce que cela pourrait compromettre l’enquête. Des petits détails que seul le criminel pourrait savoir, ceux-ci ne pouvaient pas divulguer à moi, et voilà pourquoi j’ai jamais vu le rapport de Roch.

Tout cela est compréhensible. Je ne pense pas savoir tout ce que les policiers savent. S’ils ont travaillé comme ça, ils ne pourraient jamais obtenir une condamnation pénale. Il y a juste deux problèmes avec cette logique:

Il y a dix ans, lorsque j’ai examiné tous les éléments de preuve de cas, je demandai la SQ, «Est-ce tout?”. Sargent Michel Tanguay de la Sûreté du Québec (maintenant, sans aucun doute, à la retraite) m’a assuré qu’il était: je l’avais vu toutes les preuves de cas dans le fichier.

Donc je suppose que c’était un mensonge.

Deuxièmement – et le plus important – ce qui pourrait être dans le rapport de Roch qui pourrait compromettre l’enquête? Pour cette question, quelle enquête? Roch a dit qu’il était une surdose de drogue. Il n’y a rien pour enquêter. Il ne devrait pas y avoir de détail saillant que seul le criminel pourrait savoir parce que – selon sa théorie – il n’y avait pas un crime: il n’y avait pas criminelle.

Je demandai donc la SQ: Dans le rapport Roch, est la conclusion finale d’une surdose de drogue ou est que – aussi – un mensonge?

Ils ont dit qu’ils regarder à nouveau le fichier et revenir à moi la semaine prochaine.

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