Elle veut savoir qui a tué sa petite sœur il y a 38 ans

 

 

“À la demande de la famille”: Ca c’est les mots:

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Une quinquagénaire espère que la récompense de 2000 $ offerte ce matin permettra enfin de résoudre le «meurtre sauvage» de sa petite sœur, commis le jour de son anniversaire, il y a 38 ans, dans un parc de Chambly.

«On ne peut pas assassiner quelqu’un comme ça et continuer à vivre normalement. C’est évident qu’il y a quelqu’un qui sait quelque chose», croit Nicole Monast.

L’espoir de trouver le tueur de sa sœur cadette Hélène ne l’a jamais quitté depuis le 11 septembre 1977.

Cette dernière a été étranglée et abandonnée à moitié dénudée en bordure du canal de Chambly, la veille, peu après 23 h. Elle rentrait d’une soirée entre amis pour célébrer ses 18 ans.

«Elle a marché avec une amie jusqu’au motel Mon Repos, où elles se sont séparées parce qu’Hélène s’en allait chez sa tante», raconte Mme Monast. La jeune femme apparemment sans histoires ne s’est jamais rendue à destination.

C’est une personne résidant près du parc où le corps de la victime a été découvert qui a alerté les autorités le lendemain.

Trente-huit ans plus tard, les policiers des projets d’enquête spécialisés de la Sûreté du Québec tentent toujours de comprendre ce qui s’est passé entre le moment où Hélène Monast a quitté sa copine et sa mort.

Nicole Monast espère trouver des réponses à ses questions, 38 ans après le meurtre de sa sœur Hélène.

 

Enquête relancée

À la demande de la famille, ils tiendront un poste de commandement aujourd’hui près du parc des Ateliers, à Chambly, pour relancer l’enquête.

«Peut-être que quelqu’un a vu quelque chose qui lui a semblé anodin ce jour-là, mais c’est peut-être le morceau de casse-tête qui pourrait permettre d’accuser un suspect éventuellement», explique le sergent Martin Desgagné.

Du meurtre improvisé commis par un inconnu à l’assassinat perpétré par vengeance, de nombreuses hypothèses sont analysées par les enquêteurs.

«Il y a peut-être des amies qui savaient qu’elle allait rencontrer quelqu’un dans le parc ce soir-là, mais qui ne l’ont pas dit à l’époque parce qu’elles avaient peur», illustre le sergent Desgagné.

<b>Martin Desgagné</b><br/>Enquêteur SQ

Martin Desgagné
Enquêteur SQ

 

Violée ?

En 1977, le viol avait fait partie des mobiles potentiels, mais les policiers n’avaient pu le confirmer avec certitude. Les enquêteurs de l’époque avaient aussi soupçonné deux «petits voyous du secteur» sans pouvoir prouver qu’ils étaient liés à l’agression fatale d’Hélène Monast.

«Pour lui rendre justice, il faut résoudre ce crime-là», insiste le sergent Desgagné.

Cela permettrait aussi à Nicole Monast et à sa famille d’avoir des réponses à leurs questions.

«Ça change ta façon de voir la vie, un drame comme ça. Mon père a passé des jours et des jours à chercher qui a pu faire ça. Il a 84 ans aujourd’hui et il garde toujours une photo de ma sœur sur lui. On aimerait vivre notre deuil une fois pour toutes», conclut-elle.

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