The SQ’s Cold Case Unit: How are they doing?

The answer is, “Not bad”. Solving 2 cold cases a year is actually pretty decent. I sure would like to know their progress since 2010:

La SQ replonge dans ses affaires classées: 200 meurtres non résolus – La Presse 
« on: April 19, 2010, 08:03:12 »
 
(Montréal) Des centaines de dossiers de meurtres non résolus dorment dans 
les entrepôts de la Sûreté du Québec (SQ). Mais depuis la création d’un module 
spécialisé il y a six ans, d’anciennes affaires classées sont portées devant les 
tribunaux à un rythme constant.
 
De 1998 à 2009, 201 meurtres dont l’enquête relevait du corps policier provincial 
n’avaient pas été résolus, indiquent des documents que La Presse a obtenus grâce 
à la loi sur l’accès à l’information. Motivée par les avancées scientifiques et l’arrivée 
des banques d’ADN, la SQ a décidé de revisiter ces anciens dossiers en créant, en 
2004, un module consacré aux cas non résolus. Depuis, 10 affaires classées (cold 
cases, dans le jargon policier) ont été remises à l’appareil judiciaire, dont deux 
depuis janvier dernier. Selon la SQ, deux dossiers ont été résolus en moyenne 
chaque année.
 
À première vue, le chiffre peut sembler peu élevé, mais la résolution d’anciens 
crimes exige un travail de moine de la part des enquêteurs. Une démarche très 
loin du glamour mis de l’avant par les séries télévisées américaines, explique 
l’homme derrière la création de la section. «Des émissions comme CSI ou Cold 
Case, c’est 55 minutes d’action et 5 minutes de rapport! Alors que dans la vraie 
vie, c’est plutôt 15 minutes d’action et 45 minutes de rapport!» lance, à la blague, 
le sergent Martin Hébert. «Notre travail est beaucoup plus long et ardu. Il demande 
de la rigueur et de la persévérance. C’est un travail stratégique qui s’apparente au 
jeu du chat et de la souris, car lorsque tous les éléments sont présents pour déterminer 
le responsable d’un crime, c’est à nous d’en faire usage de la bonne façon pour éviter 
de gaspiller notre preuve.»
 
La SQ n’a pas accepté de révéler combien de personnes travaillent à temps plein à la 
résolution de ces enquêtes. Plusieurs dizaines de policiers peuvent cependant être 
dépêchés lorsque le corps policier pense avoir une piste déterminante. Les motifs 
pour rouvrir une enquête sont très nombreux. Parfois, un criminel se met à table 
et admet sa culpabilité dans d’autres affaires. Ce fut notamment le cas l’an dernier, 
lorsque le tueur à gages Gérald Gallant a avoué sa participation dans 27 meurtres 
commis entre 1978 et 2003.
 
D’autres fois, l’ADN recueilli sur d’anciennes scènes de crime correspond à celui de 
délinquants dont les échantillons ont été colligés à partir de 2000 dans la Banque 
nationale de données génétiques. Les avancées dans la recherche scientifique 
peuvent également jouer un grand rôle.
 
La SQ pense d’ailleurs avoir résolu le meurtre de la petite Sarah Leblanc-Palumbi, 
5 mois, morte mystérieusement il y a près de 18 ans. Martin Hébert préfère ne pas 
trop s’avancer puisque l’affaire est actuellement devant les tribunaux. Le procureur 
de la Couronne a toutefois indiqué publiquement que l’affaire avait été résolue grâce 
à l’évolution des connaissances scientifiques en ce qui a trait aux bébés secoués. Le 
père de la victime, Gabriel Palumbi, a été accusé il y a quelques mois d’homicide 
involontaire. «Plusieurs raisons expliquent la réouverture d’un dossier, mais très 
souvent, c’est grâce à de nouvelles informations fournies par le public», précise 
toutefois Martin Hébert. Il cite notamment le meurtre de Michel Dugas, disparu 
en 1999 à Matane, pour lequel son ex-conjointe Marie-Jeanne Gendron a été 
inculpée en novembre dernier. «C’est un bel exemple de dossier qui a fait appel à 
un peu toutes les techniques auxquelles un enquêteur de meurtre non résolu peut 
avoir accès», explique-t-il. En 2008, la femme s’est départie d’un matelas. La 
personne qui en a hérité a alerté les policiers lorsqu’elle a remarqué qu’il était 
souillé d’une substance brunâtre. Après des tests d’ADN, les policiers ont conclu 
que la tache était en fait le sang de Michel Dugas.
 
Ils y ont également découvert des traces de balles d’arme à feu à la suite d’une 
enquête balistique. À la lumière des révélations, les témoins rencontrés neuf ans 
auparavant ont été revus. Les policiers ont finalement trouvé les ossements du 
disparu enfouis dans la cour arrière de Mme Gendron. «Ce qui motive nos 
enquêteurs, c’est surtout d’amener du réconfort aux familles, aux proches des 
victimes, de mettre du baume sur leurs plaies, dit Martin Hébert.
 
D’autres fois, ça reste une énigme, ce qui peut engendrer une certaine frustration. 
Le défi, c’est de ne pas nous laisser gagner par cela, parce que ça peut nous faire 
perdre une certaine objectivité.»
 
La Sûreté du Québec a offert une récompense de 50 000$ pour un triple meurtre 
particulièrement violent survenu à Saint-Paul-de-Joliette, en 1999. Aucune 
arrestation n’a été faite dans cette affaire.
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