Meurtre de Jolène Riendeau: un suspect arrêté

Deux jours après la découverte du corps de Jolène Riendeau, les policiers de Montréal ont arrêté ce matin un homme de 40 ans, soupçonné d’avoir assassiné la fillette de 10 ans et demi, portée disparue depuis avril 1999.

Il s’agit d’un développement majeur dans cette mystérieuse affaire, qui a tenu la province en haleine durant douze ans. Le suspect est bien connu des milieux policiers et a été arrêté ce matin à Montréal. Il est présentement interrogé au quartier général de la section des Crimes majeurs, dans l’est de la métropole. «On ne parle pas d’accusations pour le moment, mais on espère qu’on va vous annoncer plus tard qu’il sera accusé», a indiqué le sergent Ian Lafrenière, du Service de police de la Ville de Montréal.

Déterminés à coincer le suspect à tout prix, les policiers font preuve d’une extrême prudence dans cette affaire et laissent couler bien peu d’informations, pour éviter de faire déraper les efforts de longue haleine des enquêteurs. Impossible donc pour l’instant de connaître l’identité du suspect et de savoir s’il existe un lien entre lui et la famille de Jolène Riendeau.

Pour les mêmes raisons, les policiers n’ont toujours pas indiqué où et quand le corps de la fillette a été retrouvé. Le secret entourant ces rebondissements majeurs est tel, que même la famille de la victime a été tenue dans l’ignorance.

Il y a deux jours, les policiers montréalais ont créé une onde de choc en annonçant avoir retrouvé le corps de Jolène Riendeau. Ils avaient annoncé du même souffle suivre une piste sérieuse et avoir un suspect dans leur mire. Selon nos sources, les restes de Jolène Riendeau se trouvaient depuis très longtemps à l’endroit où ils ont été découverts. La fillette de dix ans et demi serait morte dans les heures ou les jours qui ont suivi sa disparition.

Le jour de sa disparition, le 12 avril 1999, Jolène Riendeau venait de préparer le souper avec son père dans leur résidence de la rue de Montmorency, à Pointe-Saint-Charles. Pour la récompenser, son père lui a donné de l’argent pour aller s’acheter des croustilles dans un dépanneur voisin, rue Charlevoix. Elle n’a jamais été revue.

En mai 2005, la police avait entrepris de nouvelles fouilles après qu’un détenu eut confié à son compagnon de cellule qu’il avait tué Jolène et avait jeté son corps dans le canal Lachine, près de la taverne Magnan. On avait abaissé le niveau de l’eau, inspecté le canal à l’aide d’un échosondeur numérique et des caméras, sans résultat. Au fil des ans, les policiers ont reçu des centaines d’informations du public -plus de 1500- dont la plupart étaient fausses. «Malheureusement, dans des histoires comme celles-là, on a des gens qui sont de bonne foi et qui veulent nous aider, mais on a aussi d’autres qui veulent de l’attention ou qui ont carrément des problèmes de santé mentale», a précisé l’agent Lafrenière.

Dire qu’il s’agit d’une semaine riche en émotions pour la famille de Jolène Riendeau serait un euphémisme. Hier, la famille et les proches s’affairaient à organiser des funérailles, possiblement dans une église de Pointe-Saint-Charles, où la «petite Riendeau» est bien connue.

La mère de la fillette de 10 ans, Dolorès Soucy, a indiqué hier qu’elle souhaite prendre possession du corps avant de rencontrer les médias. Mme Soucy et les siens n’ont jamais cessé de chercher leur fille. Il y a un an, la mère de Jolène se trouvait même à la tête d’une marche, soulignant le dixième anniversaire de sa disparition. Mme Soucy allait également porter chaque année des avis de recherche au dépanneur où sa fille a été vue la dernière fois.

Un peu plus tôt cette semaine, la directrice de l’organisme Enfant-Retour, qui sert d’intermédiaire avec les journalistes, a résumé les épreuves difficiles vécues par la famille de Jolène. «C’est un choc pour les parents et la famille proche. Ils sont anéantis, même s’ils s’attendaient à un tel scénario depuis un certain temps», a expliqué la directrice générale de l’organisme, Pina Arcamone.

Mme Arcamone a accompagné la famille à une rencontre avec les policiers, aux aurores hier. «La police n’a pas donné de détails sur la découverte du corps, mais elle a simplement confirmé à 100% que les restes retrouvés étaient ceux de Jolène», a expliqué Mme Arcamone. «La police dit avoir une piste sérieuse qui mènera à des accusations. On veut vraiment voir le responsable derrière les barreaux», a-t-elle ajouté.

Plus que jamais, ce souhait risque enfin d’être exaucé.

 

2 thoughts on “Meurtre de Jolène Riendeau: un suspect arrêté”

  1. Hi John!
    I just read an article in LaPresse on the killer of Joleil. Something odd when reading it.. seems like he did rape a girl under the menace of a screwdriver (well a tournevis in french) i remember that there was one found in Austin and i not sure but ‘ca me disait quelquechose’ so here’s the link.. and the guy seems to be an active killer-raper for long time..first caught in 1993 but probably active before..
    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201106/30/01-4413831-la-tante-de-joleil-campeau-sinterroge.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS4

  2. Éric Daudelin would have been three or four years old when the Louis Camirand, Manon Dube and Theresa Allore events occured.

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