La Presse continues assault on Pierre Hugues Boisvenu

Yesterday La Presse (Cyberpresse) continued its assault on the reputation on Senator Boisvenu with Élisabeth Fleury’s missive, “Le paradoxe Boisvenu”

Rather than my broken French, here’s my plain English:

From the moment Boisvenu announced his intention of becoming Senator La Presse has viewed his actions as a “sell out”, and has done everything it could do to prove him so to advance their leftist agenda. Let’s be clear: there is no paradox here. M. Boisvenu – from the earliest days when I met him in 2003, when he was fresh from the murder of his daughter Julie – has always held conservative values when it came it issues of justice. Most of us victims do. That is the only true paradox: we generally tend to be conservative with ideas of social justice, but overall we are pretty liberal leaning.

If you did not know this if M. Boisvenu, if it somehow now comes as a revelation to you, then, by God, you were not paying attention.

So let’s stop playing politics here (I know, you might as well ask the Quebecois to stop breathing). Let the man do his job. You may not agree with everything he does, but do not accuse him of abandoning his principals. He is the same man he has been starting from June 23, 2002; a reflective and fair man who will do the very best for Canadian justice issues:

Élisabeth Fleury
Le Soleil

(Québec) Lorsqu’il a été nommé sénateur par les conservateurs, Pierre-Hugues Boisvenu jouissait d’une solide réputation. Récipiendaire en 2005 du Prix de la justice du Québec, M. Boisvenu, dont la fille aînée, Julie, a été assassinée par un récidiviste, en imposait par son courage et sa détermination à défendre les victimes d’actes criminels et leurs familles. Aujourd’hui, Pierre-Hugues Boisvenu porte bien haut les idées de la droite conservatrice au Québec, à la grande satisfaction, on s’en doute, des stratèges du parti de Stephen Harper.

Mais l’arrivée au Sénat de M. Boisvenu ne lui permet pas de dire tout et n’importe quoi. Son empressement à prendre le micro pour pourfendre les criminels et la frénésie avec laquelle il défend les projets de loi des conservateurs commencent à émousser sérieusement sa crédibilité. Or la crédibilité, ça ne se rachète pas.

Invité en fin de semaine dernière par La Presse Canadienne à commenter la position du gouvernement sur le projet de loi conservateur C-391, qui vise à abolir l’enregistrement des armes d’épaule, M. Boisvenu y est allé d’une étonnante déclaration.

Selon lui, la diminution du nombre de chasseurs au Québec est «dramatique» et serait attribuable à l’urbanisation et au plus grand nombre de mères monoparentales.

Suivant son raisonnement, parce que «la chasse n’est plus une tradition transmise de père en fils» et que les jeunes «n’ont plus le réflexe d’acheter une arme à feu», le nombre de chasseurs a diminué, ce qui a un impact sur le nombre d’accidents de la route causés par les chevreuils.

La position des conservateurs, qui estiment que le registre des armes à feu cible indûment les chasseurs et les agriculteurs parce qu’il criminalise ceux qui n’enregistrent pas leurs fusils ou oublient de le faire, est-elle à ce point difficile à défendre qu’il faille recourir à des explications aussi laborieuses que loufoques?

Et par quelle gymnastique de l’esprit le fondateur de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues du Québec en arrive-t-il à concilier son souci fondamental pour les victimes d’actes criminels et son adhésion à l’idée de cesser d’enregistrer les armes d’épaule? Comment peut-il parler des deux côtés de la bouche?

Que l’homme d’une seule cause se soit si rapidement métamorphosé en porte-étendard des politiques conservatrices, quelles qu’elles soient, suscite un certain malaise.

Il est d’autant plus dérangeant que depuis son entrée au Sénat, Pierre-Hugues Boisvenu a multiplié les sorties publiques pour défendre des projets de loi qui visent davantage à punir les criminels qu’à venir en aide à leurs victimes…

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