Catherine Daviau: Claude Larouche a été éliminé de la liste des suspects.

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«C’est pitoyable de penser que le tueur de ma soeur se promène en liberté dans la société, sans remords. Ça va faire bientôt un an et on ne veut pas qu’elle soit oubliée.»

Près d’un an après le meurtre sordide de sa soeur Catherine, Geneviève Daviau fonde de grands espoirs dans l’enquête policière et dans l’offre de récompense annoncée hier, afin de retrouver l’assassin.

La victime, Catherine Daviau, est revenue du boulot vers 17 heures, le 11 décembre 2008, comme elle avait l’habitude de le faire. La jeune femme de 26 ans travaillait comme commis aux comptes recevables et payables d’une entreprise de l’ouest de la ville.

Comme il n’y avait pas de traces d’effraction, on croit que la femme a été abordée au moment où elle est entrée chez elle et forcée à l’intérieur, ou encore qu’elle aurait délibérément ouvert à son agresseur.

Violée et tuée

C’est environ deux heures plus tard que des voisins ont alerté les pompiers pour un feu faisant rage dans le loft de la 5e avenue, dans le quartier Rosemont. Le feu s’est éteint très rapidement, mais le corps de Catherine y a été découvert.

La jeune femme, dévêtue, aurait été agressée sexuellement avant d’être tuée. Puis, on suspecte son assassin d’avoir mis le feu pour camoufler son crime.

La police profite du premier anniversaire du crime pour lancer un appel au public, avec une offre de récompense de 3 000 $ offerte par un donateur anonyme, via l’organisme Jeunesse au Soleil, à toute personne permettant l’arrestation et la condamnation du suspect.

«Ma soeur était une petite fille parfaite, tranquille, aimée de tous et souriante, dit Geneviève Daviau. Elle a fait plusieurs voyages, notamment au Costa Rica, au Chili et en Espagne. Elle n’avait pas d’ennemis.»

Le spectre d’un prédateur

Devant ce qui est arrivé à sa soeur, Geneviève est maintenant très prudente, voire «peureuse».

«J’ai une méfiance envers tout le monde, j’ai de la difficulté à faire confiance», dit-elle.

La femme de 24 ans est bien consciente que la police recherche une aiguille dans une botte de foin, mais demeure confiante.

Elle craint qu’on ait affaire à un psychopathe ou un prédateur «assez dérangé mentalement».

Dans le voisinage, d’ailleurs, le spectre d’un tel maniaque est toujours présent.

«On est très prudents, dit un proche voisin qui a préféré conserver l’anonymat. On stationne l’auto plus près et je m’assure toujours que ma conjointe monte bel et bien dedans.» Après l’arrestation du meurtrier présumé de Natasha Cournoyer, Claude Larouche, la police a effectué certaines vérifications pour voir s’il pouvait être mêlé au dossier Daviau. Il a toutefois été éliminé de la liste des suspects.

Les Daviau ont vécu les dernières années difficilement, après la perte de la mère de famille, en janvier 2007, des suites d’un cancer.

Toute information peut être transmise confidentiellement à Info-Crime au 514 393-1133 ou à la police de Montréal au 514 280-2052.

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