Rue Frontenac’s take on Larouche

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Claude Larouche tried to attack a jogger just hours before abducting 37-year-old Natasha Cournoyer. Prior to the abduction attempt of  a 7-year-old, Larouche spent hours on the phone to sex chat lines. He has a history of sexual aggressions dating back 25 years. Yet “experts”  like Me Gisèle Tremblay claimed Larouche wasn’t a sexual deviant.

What’s wrong here?

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Rue Frontenac:

Claude Larouche, un menuisier au lourd passé criminel qui habitait l’arrondissement Ahunstic-Cartierville, a été accusé formellement vendredi après-midi du meurtre au premier degré de Natasha Cournoyer, cette dame de 37 ans enlevée à la sortie de son travail à Laval et retrouvée morte à Montréal cinq jours plus tard.

L’accusé, un homme petit et souffrant d’une calvitie naissante au sommet du crâne, est demeuré impassible lors de son bref passage devant le juge, menottes aux poings. Il clignait des yeux à répétition en se concentrant sur l’action à l’avant et n’a pas jeté un seul regard vers la salle remplie à craquer de journalistes et de curieux.

La procureure de la Couronne, Me Éliane Perreault, a confirmé que l’accusé avait été arrêté grâce à un test d’ADN. Son profil génétique figurait déjà dans les banques de données de la police en raison de ses antécédents. Lorsque le laboratoire a confirmé que l’ADN retrouvée sur le corps de Natasha Cournoyer correspondait à celui de Larouche, les policiers de Montréal se sont rués chez lui, accompagnés de leurs collègues de la police de Laval.

Vers 23 h 15 jeudi soir, ils ont arrêté le suspect à son domicile de la rue Prieur et ont saisi sa fourgonnette Ford de couleur bleue, selon un voisin. Rappelons qu’au cours de l’enquête, un col bleu de Montréal avait raconté avoir aperçu un petit camion avec deux occupants à bord, près de l’endroit où la victime a été découverte.
C’est au cours d’une enquête précédente sur une tentative d’enlèvement d’enfant que Larouche avait fourni un échantillon d’ADN. Accro à la cocaïne et alcoolique, il avait fait quantité d’appels à des lignes érotiques avant de cibler une fillette qui marchait seule dans le quartier Mercier. Il l’avait empoignée par le cou et l’avait forcée à se coucher sur la banquette de sa voiture, avant de la frapper au visage. L’enfant s’était sauvée, mais Larouche avait tout de même écopé de 40 mois de prison pour cette tentative ratée.

En 2005, il avait été accusé d’une introduction par effraction dans un garage, toujours grâce à ce même échantillon d’ADN qui l’avait relié à la scène du crime. Son arrestation d’hier est donc la deuxième attribuable à cet échantillon.
Au sortir de la comparution, Me Perreault a confirmé que l’accusé « vivait maritalement » à son adresse de la rue Prieur. Selon les voisins, des enfants habitaient aussi avec le couple mais il a été impossible de confirmer si Larouche en est le père.

Dans un point de presse extrêmement succint où il a refusé de répondre à pratiquement toutes les questions des journalistes, l’inspecteur Daniel Rousseau, de la police de Montréal, a tout de même confirmé que le suspect n’avait aucun lien personnel avec sa victime, et que le travail de cette dernière n’avait pas de lien avec le crime.

La police menait toujours trois perquisitions vendredi après-midi, afin de recueillir des preuves supplémentaires. L’avocat de Larouche, Bruno Ménard, a convenu que son client reviendrait en cour le 8 décembre pour la suite des procédures.

En entrevue à RueFrontenac, deux voisins de Larouche se sont dit surpris de son arrestation.

« On est tous sous le choc », a lancé l’un d’eux.

« Ce n’est pas un gars qui faisait du trouble, je n’aurais jamais cru qu’il pourrait faire ça. C’était un bon voisin, serviable, il déblayait même notre entrée de cour », explique l’autre.

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