Brigade spéciale : Pierre-Hugues Boisvenu répète sa demande

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AFPAD préconise encore  que le gouvernement Libéral de créer une unité de police spéciale pour correspondre avec des personnes disparues restes humains non identifiés. En dépit d’un modèle très réussi qui existent actuellement en Ontario, le ministre québécois de la Sécurité publique, Jacques Dupuis est réticent à allouer des ressources supplémentaires. Il est à noter qu’un programme national semblable aux États-Unis vient juste de démarrer avec seulement une partie des données de base avoir été construit. Namus.gov est l’Initiative fédérale de lien reste des personnes disparues, c’est un projet ambitieux étant donné les tâches immenses de relier des milliers et des milliers d’agences de police des États-Unis.

Si vous faites défiler vers le bas de cet article, vous pourrez voir exactement le problème avec  Québec, c’est le même problème qui a été confronté des policiers du Québec depuis des décennies: miscommunication et le fragmentism:


Personnes disparues: une brigade ontarienne en modèle

Brigade spéciale : Pierre-Hugues Boisvenu répète sa demande

Marc Allard, Le Soleil

(Québec) La brigade spéciale consacrée à la recherche des personnes disparues réclamée depuis plusieurs mois au Québec par Pierre-Hugues Boisvenu existe ailleurs et elle ne se trouve pas bien loin : en Ontario.

En mai 2006, la police provinciale de l’Ontario (OPP) a mis sur pied une brigade appelée l’Unité des personnes disparues et des corps non identifiés (Missing Persons and Unidentified Bodies Unit). Cette unité emploie maintenant trois enquêteurs à plein temps qui s’occupent aussi de gérer une base de données accessible au public sont publiées les photos des disparus et des corps non identifiés.

En quatre ans, cette unité a permis d’élucider 41 cas de disparitions suspectes et de faire passer le taux de résolution de 20 à 30 %, selon les statistiques que nous a fournies Don Reid, un des membres de l’Unité. Au Québec, le taux de résolution des cas de disparitions suspectes serait en baisse depuis cinq ans et ne dépasserait pas 15 %, selon M. Boisvenu, président de l’Association des Familles de Personnes Assassinées ou Disparues du Québec (AFPAD).

L’avantage de l’Unité, «c’est vraiment de maintenir la constance à travers le temps dans les enquêtes, explique M. Reid. Souvent, quand le temps passe et que les cas ne sont pas résolus, les affectations des policiers vont changer. Nous, on maintient la banque de données, peu importe qui prend les enquêtes en charge. Il y a toujours une vue d’ensemble et on s’assure que les dossiers soient consultés régulièrement.»

En avril, les parents de Marilyn Bergeron, qui sont sans nouvelles de leur fille depuis sa disparition le 17 février 2008, à Saint-Romuald, ont remis à l’Assemblée nationale une pétition de 4600 noms exhortant le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, de former une escouade qui pourrait se consacrer à plein temps aux cas de disparitions suspectes. Le ministre a refusé cette demande, expliquant qu’il favorisait la formation et enverrait deux agents pour étudier dans un centre spécialisé en recherche de personnes disparues.

Depuis, le président de l’Association des familles des personnes assassinées (AFPAD), Pierre-Hugues Boisvenu, persiste avec cette demande. Mais le ministre Dupuis n’a toujours pas l’intention de changer d’idée, a indiqué cette semaine au Soleil Mario Vaillancourt, le porte-parole du ministère de la Sécurité publique.

«On pense que les quelque 14 000 policiers qui sont sur le terrain à travers le Québec peuvent réagir plus rapidement sur le terrain qu’une escouade qui serait basée à un endroit précis comme Montréal ou Québec, par exemple», explique M. Vaillancourt.

Selon M. Boisvenu, la création d’une brigade spécialisée n’empêcherait pas les 14 000 policiers québécois de faire leur travail, mais permettrait d’assurer un meilleur suivi des dossiers, comme en Ontario. Si une escouade mixte a fonctionné pour lutter contre les gangs de rue et le trafic de drogue, pourquoi n’en créerait-on pas une pour les personnes disparues, fait-il valoir.

Expertise

Grâce à ces escouades, «il y a une compétence qui se développe, explique M. Boisvenu. On a fait en sorte que les gens ne travaillent que là-dessus pour que leur concentration et leurs compétences soient optimales».

Le président de l’AFPAD déplore aussi que, contrairement à l’Ontario, il n’existe pas au Québec de «fichier unifié» accessible au public. Ici, chaque corps policier affiche sur son site Internet seulement les photos et les descriptions des personnes disparues sur son territoire.

«Le problème, soutient M. Boisvenu, c’est qu’une disparition n’a pas de barrière géographique. Prenez le cas de Marilyn Bergeron : elle reste à Montréal, elle disparaît à Québec, la photo est dans la ville de Québec, mais elle n’est pas affichée à la police de Montréal, ni à la SQ. Où est rendue Marilyn? Personne ne le sait. Si quelqu’un la voit en Abitibi, la personne, il va falloir qu’elle fasse six, sept réseaux de police pour aller voir si c’est bien la fille qu’elle a vue.»

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