Say a prayer for Michel and his family

Le samedi 08 juillet 2006

SUSPECT DANS LA DISPARITION DE JULIE SURPRENANT

Richard Bouillon mort en prison

Christiane Desjardins
La Presse

Si Richard Bouillon avait quelque chose à voir avec l’enlèvement et le meurtre de Julie Surprenant, on ne le saura jamais. L’homme de 52 ans, qui était emprisonné depuis 2003 pour viol, agressions sexuelles et trafic de drogue, est mort d’un cancer du poumon le 21 juin dernier à la Cité de la santé de Laval.

Cette nouvelle a ébranlé Michel Surprenant, qui pleure la disparition de sa fille Julie depuis le 16 novembre 1999. “Oui, je sais qu’il est mort, la Sûreté du Québec m’a téléphoné le lendemain. Ça m’a fait quelque chose parce que, si c’est lui, il a emporté son secret dans la tombe et on ne le saura jamais”, a indiqué M. Surprenant à La Presse, hier.

Bouillon était devenu le principal suspect dans le cadre de l’enquête sur la disparition de la jeune fille de 16 ans. Les policiers avaient découvert que Bouillon, un proche voisin de la famille Surprenant à l’île Saint-Jean, près de Terrebonne, était un agresseur sexuel notoire. À l’époque, il a été fortement soupçonné du crime, mais la police n’a pas pu le prouver. Le corps de l’adolescente n’a jamais été retrouvé, et les analyses d’ADN réalisées sur des objets saisis lors d’une perquisition dans le logement de Bouillon n’avaient pas été concluantes.

Toute cette agitation autour de Bouillon avait toutefois incité des femmes qui l’avaient côtoyé dans le passé à porter plainte contre lui. En 2003, au terme d’un procès, il avait été reconnu coupable d’avoir drogué et violé une amie en 1973, ainsi que d’attouchements sur une fillette. Il avait également été déclaré coupable d’agressions sur une femme et sa fille dans les années 80. Le juge Jean Sirois l’avait condamné à une peine de six ans et demi de prison, en plus de le déclarer délinquant à surveiller. Le ministère public avait porté cette décision en appel dans l’espoir qu’il soit plutôt déclaré délinquant dangereux, ce qui l’aurait maintenu derrière les barreaux pour une période indéterminée. Ironiquement, la réponse de la Cour d’appel est arrivée le 28 juin dernier, soit une semaine après le décès de Bouillon. Dans une décision partagée, elle rejetait la demande du ministère public et maintenait l’étiquette de délinquant à surveiller.

Un témoin important dans le dossier de la disparition de Julie Surprenant, Richard Bouillon, est mort du cancer.

La Sûreté du Québec a confirmé que l’agresseur sexuel, longtemps considéré comme responsable numéro un de la disparition de Julie Surprenant, est mort le 22 juin dernier dans un hôpital montréalais.

Avant sa maladie, Bouillon, 50 ans, était détenu pour crimes sexuels à la prison de Drummondville.

Julie Surprenant n’a pas été revue depuis le 16 novembre 1999 à Terrebonne, au nord-est de Montréal. Bouillon était son voisin.

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