Ya… this is less than illuminating

Vingt-sept ans plus tard, il veut élucider la mort mystérieuse de sa soeur
Caroline Roy

Le Journal de Montréal
23/04/2006 09h29

Theresa Allore est retrouvée morte, à moitié nue, près d’une rivière de Compton en Estrie. La police conclut à un décès par surdose, mais la famille croit plutôt à l’assassinat. Vingt-sept ans plus tard, son frère retourne sur la scène du crime, espérant élucider le mystère.

«Je sais que 27 ans, c’est long. Mais j’espère juste retrouver un restant de vêtements, des boutons, une fermeture éclair», dit John Allore au cours d’une entrevue téléphonique de sa maison en Caroline du Nord.

Le 13 avril 1979, cinq mois après sa disparition, le corps de Theresa Allore est récupéré près de la rivière Coaticook.

La jeune femme de 19 ans étudiait alors au collège Champlain à Lenoxville.

À l’époque, la police suggère que la victime ait été abandonnée par des amis après avoir succombé à une overdose.

Dans son rapport, le coroner est incapable de déterminer la cause exacte de sa mort, son corps étant trop décomposé par l’eau. Il suggère toutefois qu’elle aurait pu être étranglée. Le rapport de toxicologie ne rapporte aucune trace de drogue.

Afin de trouver des indices, John Allore veut ratisser une partie de la forêt, où des vêtements de sa soeur ont été aperçus par des chasseurs une semaine avant la terrible découverte.

«Les chasseurs n’ont jamais pu retrouver l’endroit précis où ils ont vu les vêtements. J’ai toujours voulu aller voir moi-même dans cette forêt», explique M. Allore.

Pour préparer le terrain, il fait appel à Sue Sutherland, une étudiante en criminologie de l’Université de Montréal. Cette dernière doit recruter des bénévoles pour les aider durant la battue, qui se déroulera le 16 juin.

«Il faut être réaliste. On regarde surtout pour les vêtements. C’est la police qui s’occupe d’abord de l’enquête», dit Mme Sutherland.

En 2002, John Allore a réussi à faire rouvrir le dossier auprès de la Sûreté du Québec. Depuis, l’affaire est classée dans les cas non résolus de la section des homicides.

La SQ appuie les recherches de John Allore.

«Si c’est pour aider notre enquête… Mais pour l’instant, on n’a pas de preuve que c’est un acte criminel», affirme Chantal Mackels, porte-parole de la SQ.

À la fin des années 70, deux autres meurtres ont été commis dans la même région où Theresa Allore a été retrouvée.

Category:

Leave a Reply