Surveillance camera debate heats up in Sherbrooke

Caméras de surveillance à Sherbrooke :
Jean Perrault rencontrera Pierre-Hugues Boisvenu

Radio Canada
Mise à jour le vendredi 13 mai 2005, 12 h 43

Le maire de Sherbrooke, Jean Perrault, rencontrera Pierre-Hugues Boisvenu, président de l’Association des familles de personnes assassinées et disparues, pour discuter du dossier des caméras de surveillance au centre-ville de Sherbrooke. De Hull, où il était de passage vendredi matin, M. Perrault a appelé le père de Julie Boisvenu, assassinée en juin 2002 après avoir été enlevée au centre-ville de Sherbrooke, pour le convier à une rencontre, lundi matin.

Pierre-Hugues Boisvenu dénonce vivement la décision de la Ville de ne pas reconduire le projet pilote d’enregistrement des images captées par ses 17 caméras de surveillance du centre-ville. Cette décision a été prise le 2 mai dernier par les conseillers municipaux, à la suggestion du comité de sécurité publique.

M. Boisvenu pourrait profiter de l’occasion pour demander la destitution du président de ce comité, le conseiller municipal Robert Pouliot. Selon lui, M. Pouliot n’est plus l’homme de la situation dans ce dossier.L’appel de M. Perrault est survenu quelques heures avant qu’une manifestation organisée pour dénoncer la décision de la Ville dans ce dossier n’ait lieu devant l’hôtel de ville. À midi, plus de 200 personnes avaient répondu à l’invitation lancée par le collectif MARTEAU.

Un dossier qui fait jaserLa semaine dernière, M. Pouliot a justifié la décision de la Ville dans ce dossier en invoquant les orientations générales récemment exprimées par la Commission d’accès à l’information (CAI) dans un autre dossier concernant la Ville de Montréal.« On n’a pas manqué de courage politique. Il y a présentement des normes, et on respecte ces normes-là », a-t-il indiqué Pouliot, tout en reconnaissant que la Ville n’a jamais présenté de demande formelle à la CAI pour enregistrer les images de ses caméras.

L’an dernier, un employé avait surveillé en continu les images transmises par les caméras de la Ville, en semaine, tant en soirée que pour une partie de la nuit du mardi au samedi. Sans ce projet pilote, qui devait originalement être mené en 2004 et 2005, les images sont surveillées par les préposés du service 9-1-1.

Le projet-pilote devait initialement permettre à la Ville de convaincre la CAI de la nécessité d’enregistrer les images transmises par ces caméras, ne serait-ce que pour une durée limitée.

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