They’ve got the momentum



Quebec’s new victims association now eighty members strong

Solidarité entre les familles de personnes assassinées ou disparues

lundi 10 janvier 2005, 10 h 24 .

Cinq familles des régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie joignent les rangs de la nouvelle Association des familles de personnes assassinées ou disparues du Québec.

Ces parents de victimes pourront trouver de l’aide auprès de cet organisme sans but lucratif qui mettra bientôt en place une ligne téléphonique sans frais et un site internet. Ce regroupement est né du besoin de familles, lourdement éprouvées par la perte d’un être cher dans des circonstances dramatiques, d’échanger entre elles.

Le nouvel organisme offre la possibilité à ces familles d’obtenir un soutien psychologique et de les accompagner dans leurs démarches judiciaires. Le siège social de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues du Québec est situé en Estrie, mais l’organisme projette de se doter d’antennes régionales. Jusqu’à maintenant, l’association a recruté 80 familles, toutefois son objectif est de joindre au moins 20 % des 800 familles québécoises touchées par ce type de drame.

Pierre-Hugues BoisvenuLe président de l’association, Pierre-Hugues Boisvenu, est le père de la jeune Sherbrookoise, Julie Boisvenu, tuée en juin 2002. Selon M. Boisvenu, l’organisme, qu’il préside, permet de transposer au plan collectif, un drame individuel et des luttes personnelles.

« Il n’y a jamais eu au Québec de mouvement collectif pour dire que les familles se prennent en main et on sort les gens de l’ombre », fait-il valoir.

Pour la famille de Sonia Raymond de Causapscal, sauvagement assassinée sur une plage de Maria en Gaspésie en 1996, le rôle d’une telle association est essentiel. Le frère de Sonia Raymond, Marc-André, n’a d’ailleurs pas hésité une seconde avant d’en joindre les rangs. ”Si jamais la personne qui a assassiné ma soeur est arrêtée, le soutien qu’offre cette association va être très, très important », estime-t-il. Depuis une quinzaine d’années, au moins 20 familles de l’Est du Québec ont vécu la douleur provoquée par l’assassinat ou la disparition d’un proche.

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