Quebec’s newly formed Association of Families of Victims of Crime held its first meeting on Sunday



Christian Carretta, Marcel Bolduc, Michel Surprenant et Pierre-Hugues Boisvenu



Association des familles victimes d’actes criminels

Donner un sens à la mort violente d’un proche

Caroline Touzin

La Presse

«C’était à vous la petite fille qui s’est faite couper en morceaux.» Michèle Labelle a entendu cette phrase plusieurs fois de la bouche des enfants de l’école primaire dont elle est directrice. Chaque fois, elle lui faisait l’effet d’un coup de poignard et la cruauté de la mort de sa fille de 20 ans revenait la hanter.

D’abord résolue à reprendre son travail pour oublier le meurtre de sa fille, Valérie Aubin, découpée en morceaux à Anjou et retrouvée dans le fleuve en juillet 2003, Mme Labelle a fini par prendre une année sabbatique, incapable de faire face aux commentaires des élèves. De retour en poste depuis septembre, la dame souffre encore lorsqu’elle croise une petite Valérie qui déambule dans les corridors.

C’est pour aider des familles comme celle de Mme Labelle que Pierre-Hugues Boisvenu, dont la fille Julie a été tuée à Sherbrooke par un récidiviste en 2002, a créé l’Association des familles victimes d’actes criminels.

L’Association tenait sa première réunion hier, dans un restaurant de Laval, après avoir reçu un appui moral et financier du ministre de la Justice, Jacques Dupuis, lundi dernier. Quatre pères de famille qui ont perdu leur fille, assassinée ou disparue, dont M. Boisvenu, s’étaient alors rendus à l’Assemblée nationale pour demander d’améliorer le traitement réservé aux familles victimes d’actes criminels.

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