Wish You Were Here



“Wish You Were Here is an investigation intimate and mournful in nature, yet heroic in its level of forensic detail. By bearing witness to how a malefactor slips through the cracks of a haphazard, morally bankrupt system, infected by misogyny and cronyism—and how the legacy of that injustice connects to further calamity—the brave authors take back some of what is lost, bringing some measure of justice to an unending spiral of tragedy.”—Bob Kolker, author of Lost Girls and Hidden Valley Road
 
“Wish You Were Here is at once a riveting mystery, an astute analysis of sexual violence, an investigation of a police force, and a study in grief and loss. On all levels it succeeds brilliantly. An engrossing, heartbreaking and necessary book.”—Don Gillmor, Governor General’s Literary Award̶ winning author of To the River


As compelling as Michelle McNamara’s I’ll Be Gone in the Dark or James Ellroy’s My Dark Places, this is the story of a brother’s lifelong determination to find the truth about his sister’s death, a police force that was ignoring the cases of missing and murdered women, and, to the surprise of everyone involved, a previously undiscovered serial killer.

In the fall of 1978 teenager Theresa Allore went missing near Sherbrooke, Quebec. She wasn’t seen again until the spring thaw revealed her body in a creek only a few kilometers away. Shrugging off her death as a result of 1970s drug culture, police didn’t investigate.

Patricia Pearson started dating Theresa’s brother, John, during the aftermath of Theresa’s death. Though the two teens would go their separate ways, the family’s grief, obsession with justice and desire for the truth never left Patricia. Little did she know, the shockwaves of Theresa’s death would return to her life repeatedly over the next forty years.

In 2001, John had just moved to Chapel Hill, North Carolina, with his wife and young children, when the cops came to the door. They had determined that a young girl had been murdered and buried in the basement. John wondered: If these cops could look for this young girl, why had nobody even tried to find out what happened to Theresa? Unable to rest without closure, he reached out to Patricia, by now an accomplished crime journalist and author, and together they found answers far bigger and more alarming than they could have imagined–and a legacy of violence that refused to end.

Available to pre-order from Penguin Random House Canada: https://www.penguinrandomhouse.ca/books/646685/wish-you-were-here-by-john-allore-and-patricia-pearson/9780735277168

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Cas non résolus de meurtres et de disparitions au Québec dans les années 1970

Cas non résolus de meurtres et de disparitions au Québec dans les années 1970  

18 women

(Cliquez sur le nom de l’information de cas détaillée)

  1. Alice Paré, Drummondville, 26 avril 1971
  2. Norma O’Brien et Debbie Fisher, Châteauguay, 1974-1975 (cas résolus; fournis pour la mise en contexte)
  3. Sharron Prior, Montréal | Longueuil, 1er avril 1975
  4. Lise Choquette, Montréal-Est | Laval, 20 avril 1975
  5. Louise Camirand, Estrie, 25 mars 1977
  6. Victime non identifiée, 2 avril 1977
  7. Jocelyne Houle, Montréal-Est | Saint-Calixte, 17 avril 1977
  8. Johanne Dansereau, disparue de Fabreville | Laval, 14 juin 1977
  9. Sylvie Doucet, disparue de Montréal-Est, 27 juin 1977 (retrouvée)
  10. Claudette Poirier, Drummondville, 27 juillet 1977
  11. Chantal Tremblay, Montréal-Nord | Rosemère, 29 juillet 1977
  12. Johanne Dorion, Fabreville | Laval | Montréal-Nord, 29 juillet 1977
  13. Hélène Monast, Chambly, 10 septembre 1977
  14. Katherine Hawkes, Montréal-Nord, 20 septembre 1977
  15. Denise Bazinet, Montréal-Est | Saint-Luc, 23 octobre 1977
  16. Manon Dubé, Cantons de l’Est, 27 janvier 1978
  17. Lison Blais, Montréal-Est, 3 juin 1978
  18. Theresa Allore, disparue de Lennoxville | Cantons de l’Est, 3 novembre 1978
  19. Maria Dolores Bravo, Dorval | Montréal, 2 juin 1979
  20. Nicole Gaudreau, Montréal-Est, 3 août 1979
  21. Tammy Leakey, Dorval | Montréal, 12 mars 1981

Ce que nous savons

  1. Les corps de Sharron Prior et de la victime non identifiée ont tous deux été découverts sur le Chemin du Lac, à Longueuil : le 1er avril 1975 dans le cas de Prior et le 2 avril 1977 dans le deuxième cas, soit presque deux ans après jour pour jour. 
  2. Les meurtres de Prior et de Houle sont très similaires; les scènes de crime sont quasi identiques.
  3. Chantal Tremblay a pris un autobus en direction de la station de métro Henri-Bourassa, pour ensuite disparaître. L’autobus que Johanne Dorion prenait pour faire la navette entre Cartierville et Laval circulait sur la ligne Henri-Bourassa de transport en commun. Après sa journée de travail, dans l’arrondissement de Cartierville, Dorion a pris l’autobus en direction de la maison, puis elle est disparue. Katherine Hawkes, pour sa part, demeurait à Cartierville. Le soir de sa mort, elle avait pris le bus au centre-ville de Montréal pour revenir à la maison.
  4. Il existe un enregistrement de la voix de l’assassin de Katherine Hawkes. La nuit du meurtre, son agresseur a appelé la police deux fois pour signaler l’emplacement du corps. Les appels ont été enregistrés. Cependant, les policiers ont mis près de 18 heures à se rendre sur les lieux pour enquêter (et ce, seulement après que deux citoyens ont signalé la découverte du corps). You mean that the police did not take seriously the offender’s phone calls?
  5. Denise Bazinet a vécu à trois pâtés de maisons de Lison Blais dans Montréal-Est.
  6. Un sac à main correspondant à la description de celui de Lison Blais a été retrouvé au même dépotoir où le corps de Louise Camirand a été découvert, à Austin, en Estrie. Il s’agit également de l’emplacement où des vêtements correspondant à ceux que portaient Theresa Allore lors de sa disparition ont été aperçus par des chasseurs. Le reste d’une pantoufle chinoise portée par Theresa la dernière fois où elle a été vue a aussi été récupéré sur ce site.
  7. Le corps de Tammy Leakey a été découvert à Dorval, à un peu moins de deux kilomètres de l’endroit où Maria Dolores Bravo a été retrouvée environ deux ans plus tôt.

Ce que nous recommandons

  1. Enquêter sur les décès de Sharron Prior, Jocelyne Houle et la “victime non identifiée” comme des dossiers éventuellement connectés commis par un délinquant (Suspect n ° 1, “Le tueur Longueuil”). Cela nécessitera la coopération entre les forces de Longueuil et de la Sûreté du Québec.
  2. Enquêter sur les meurtres Louise Camirand, Hélène Monast, Denise Bazinet, Lison Blais, Theresa Allore et Sharron Prior que les dossiers éventuellement connectés commis par un délinquant (Suspect n ° 2,”The Bootlace Killer”). Cela nécessitera la coopération entre les forces Longueuil, SPVM, et la Sûreté du Québec.
  3. Enquêter sur les meurtres Chantal Tremblay, Joanne Dorion et Katherine Hawkes comme des dossiers éventuellement connectés commis par un délinquant (Suspect n ° 3, “The Commuter Killer”). Cela nécessitera la coopération entre les forces de Laval, SPVM, et la Sûreté du Québec.

Voici une carte (cliquez pour aller à lien interactif):

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AUTRE RECOMMANDATIONS

Il n’y a que trois choses qui peuvent permettre de résoudre un crime :

  • la déclaration d’un témoin oculaire;
  • des aveux;
  • des preuves matérielles.

Les auteurs des crimes susmentionnés doivent avoir au bas mot 60 ans aujourd’hui. Mais il est plus que probable qu’ils sont beaucoup plus âgés ou déjà morts. Les corps policiers du Québec ne peuvent pas vraiment s’attendre à ce que des citoyens leur fournissent de nouveaux éléments d’information sur ces cas s’ils ne savent même pas que des meurtres ont eu lieu ou ˗˗ comme cela arrive parfois ˗˗ si les policiers ne considèrent même pas que des crimes ont été commis. À l’usure, les corps policiers du Québec vont faire en sorte que toute possibilité d’aveux ou de déclaration de témoins va être écartée. Tous ceux ayant un lien avec ces affaires seront morts.

Cela nous amène à la question de la destruction de preuves matérielles. Nous savons déjà que la Sûreté du Québec et la police de Longueuil ont détruit des éléments de preuve. Pas plus tard qu’hier, nous apprenions que le SPVM avait récemment éliminé de tels éléments. Nous avons des raisons de penser que cette pratique est depuis longtemps acceptée par les services de police au Québec. 

En détruisant des preuves matérielles et en limitant la possibilité d’aveux ou de déclarations de témoins oculaires, les corps policiers québécois prennent part à ce qu’on pourrait appeler un « génocide d’enquêtes ».

Mesures à prendre dans l’immédiat

  1. À l’instar des dossiers d’Hélène Monast et Theresa Allore, ceux d’Alice Paré, Louise Camirand, Jocelyne Houle, Claudette Poirier, Denise Bazinet et Chantal Tremblay (si ce dernier cas est de leur ressort) devraient instamment être ajoutés à la liste des cas non résolus de l’équipe des cas non résolus de la Sûreté du Québec.
  2. Un groupe de travail unifié portant sur les cas non résolus doit être créé pour l’ensemble du Québec, afin d’assurer la coopération entre les différentes organisations policières.
  3. L’accès à l’information sur les cas non résolus doit être accordé, sans délai, aux familles des victimes. Il ne devrait pas y avoir de différence d’un corps de police à l’autre à cet égard (par exemple, que j’aie accès à l’information touchant le cas de ma sœur, tandis que les Dorion ou les Blais se voient refuser cet accès par la police de Laval et le SPVM). Tous les corps de police du Québec devraient être tenus de fournir la même qualité de service pour l’ensemble des victimes.
  4. Le gouvernement du Québec doit faire enquête sur la destruction systématique d’éléments de preuve par ses corps policiers, afin d’assurer l’intégrité des services de sécurité publique au niveau de la province.
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Student raped in Sainte-Foy / July 3, 2000

20 years ago today a Laval college student was sexually assaulted and left for dead in her apartment in Sainte-Foy, Quebec.

The student – today anonymously identified as Isabeau – gave DNA samples to authorities which established an evidence link to the April 2000 murder of another CÉGEP student living 200 kilometers away in the Saguenay region of the province. On the morning of April 28, 2000, Guylaine Potvin, a student at the CÉGEP de Jonquière, was found dead in her apartment on rue Panet in Jonquière. She shared the apartment with two girlfriends, students who were absent on the night of the events.

Isabeau has been campaigning anonymously for 20 years, hoping to have the man who left for dead will be brought to justice. To date, the DNA evidence has not matched any individual in the DNA data banks available to the authorities. Some have speculated that the attacker may have left Canada, or may be deceased. However Isabeau insists that, “This individual is still in circulation. How many victims has he had? Think of the women around you, your loved ones, your daughters … This individual is dangerous. Any information, you have to give it. ”

Some speculate that the cases may be linked to the murders of other CÉGEP student such as the 2011 Gatineau murder of Valérie Leblanc, though there have never been any evidentiary links to support these claims.

Valérie Leblanc

The podcast focusing on the Potvin and Isabeau cases can be found here:

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Pillar 111 – The 1979 murders of Maurice Marcil and Chantal Dupont / WKT4 #9



On Tuesday, July 3rd, 1979 two Longueuil students attended a concert at Place Des Nations, the music venue at Montreal’s Man and his World. 15-year-old Chantal Dupont was supposed to attend with her boyfriend. He was busy so Chantal went to the concert with the boy’s younger brother, 14-year-old Maurice Marcil. The concert was boring so Chantal and Maurice left early around 11 p.m. Chantal informed her older sister who also attended the concert they were heading home, about an hour’s walk across the Jacques Cartier Bridge back to Longueuil.

Chantal Dupont and Maurice Marcil

Chantal and Maurice never made it back to Longueuil that night. A week later their bodies were pulled from the Saint Lawrence River – Chantal at Pointe aux Trembles, Maurice further down river near Lanorie.

The central headquarters of the Surete du Quebec at 1701 rue Parthenais has an excellent view of the Jacques Cartier Bridge. The bodies were brought to the facility’s central morgue. Chantal and Maurice were alive when they hit the water, but this wasn’t a drowning accident. They had been choked unconscious then thrown from the bridge. Chantal had been raped before her fall.

Gilles Pimpare and Normand Guerin

At the time of the identification, homicide detectives learned that two men – 26-year-old Gilles Pimpare and 25-year-old Normand Guerin – were being held upstairs on the 13th floor of Parthenais for a rape and robbery that had been committed in the area of the Jacques Cartier Bridge and the La Ronde amusement park in late June. Detectives decided to question them, and Normand Guerin immediately confessed to everything.

On that July 3rd night of the concert, Chantal and Maurice approached the pedestrian pathway leading up to the Jacques Cartier Bridge which would take them home to Longueuil. Guerin and Pimpare were waiting for them in the bushes. “Pimpare took out his knife and I took out my starter’s pistol,” said Guerin. In the darkness cars were flying by. “Gilles told the couple to turn around and walk back towards Montreal. The girl said “why”. Gilles said “You’ll see.””



The Jacques Cartier Bridge is a traditional steel truss cantilever structure connecting the island of Montreal with the south shore community of Longueuil. About half way across the Saint Lawrence river there are off ramps that allowed access to La Ronde, Place des Nations, and Man And His World (now Park Jean Drapeau). The bridge’s two high steel spans rise up from two concrete pillars; Pillar 26 which rests on the main land along side the Montreal rail yards, and Pillar 111, the highest spot on the bridge extending up from the Saint Lawrence waters.

Jacques Cartier bridge, pillar 111 in the foreground

At Pillar 111 Guerin and Pimpare stopped and ordered the couple to climb down a service ladder that lead to a maintenance catwalk on the underside of the bridge. Guerin asked Maurice if he had any money. “Just two dollars,” he replied. Guerin took the two dollars, then led the boy away a little further down the catwalk while Pimpare proceeded to rape Chantal for about 40 minutes. Guerin then also raped Chantal while Pimpare took Maurice out onto one of the high beams.



Pimpare told the boy that he had to die because of what he saw, and to say his prayers. Maurice begged to be strangled before he was pushed off the bridge. Pimpare choked him with a rope for about 5 minutes. Once unconscious Pimpare threw Maurice into the water 160 feet below. Chantal heard the splash of Maurice’s body, then she too was choked and pushed through the guardwire into the Saint Lawrence river.



Chantal and Maurice were both alive when they hit the water.

The July 29th edition of Allo Police erupted with a fury of outrage rarely seen in the french tabloid. Pointing directly to Quebec’s Minister of Justice, Marc-André Bédard the front page of the paper stated,

“M. MINISTER OUR CHILDREN ARE IN DANGER”



La Ronde, an amusement park on Saint Helen’s Island in Montreal, Quebec, Canada, with the Jacques Cartier Bridge in the background.

The paper begins with a full page open letter to Minister Marc-André Bédard  from Allo Police editor Andre Parent, inviting him to read through the account in the edition of the story of the brutal murders of Maurice Marcil and Chantal Dupont at the hands of Pimpare and Guerin. Parent then goes on to question the rights of the accused, particularly in the case of Pimpare and Guerin who were recidivists, and believed to have received easy treatment in parole hearings. He asks the Minister why there isn’t a greater police presence at La Ronde and Man And His World, indeed calling even for the creation of its own independent police force to protect children who are at the mercy of dangerous criminals. and calling the situation that currently exists “intolerable”.



In a two page article the paper goes on to recount the petty criminal lives of Normand Guerin and Gilles Pimpare. They had been in and out of prison throughout the 1970s for theft, armed robbery, and armed robbery involving sequestration. Pimpare had just been paroled in March of 1979. In June and July there had been a series of robberies and sexual assaults in the La Ronde / Jacques Cartier Bridge area, all committed by Guerin and Pimpare, as would be learned later.

Allo Police editor Andre Parent and Quebec minister of justice Marc-André Bédard 


The back page of the July 29th, 1979 edition of Allo Police consists of a full page Grand-Guignol-esque artists rendering of the July 3rd murders. We see Guerin and Pimpare standing within the steel girders of the bridge, while Chantal and Maurice are flying through the air towards the waters below, the Montreal skyline in the background. In this photo it’s black and white, but my memory is sickly green, like some garish, Beistle halloween decoration:



This same edition of Allo Police reported on the recently written appeal of Jacques Déry – the father of 13-year-old Diane Déry, murdered in 1975 – to minister of justice Bedard to have her unsolved case file transferred from the Longueuil police force to the provincial Surete du Quebec. The message was clear: children were getting murdered, and police weren’t doing enough to stop it.

It didn’t end there. All through the summer Allo Police railed on justice flash points in Quebec that were now boiling over throughout the province.

The following week’s headline simply read, “228 RAPES”, and Allo writers expressed that the incident on the Jacques Cartier Bridge was not an isolated affair. There had been 228 rapes in the province up to that point in 1979, and that was only counting the ones reported to the police.



In response to the previous week’s editorial calling for an independent police force for the tourist attractions, La Ronde and Man And His World, a spokesman for the Ministry of Justice countered that the Montreal police force was fully equipped to respond to those jurisdictions, and that the minister did not want to interfere in the matters of municipal police.

Place des Nations today, and during a Robert Charlebois concert in 1970

In another editorial, Bernard Tetrault, the paper’s director of information argued that Quebec children were in danger because of a justice system that too often granted parole to offenders that didn’t deserve it. Too many offenders were getting away with serious crimes while the “great defenders of individual rights against the rights of the collective too often use the excuse that murders such as the Jacques Cartier Bridge affair are isolated cases.”

The paper now called the Jacques Cartier Bridge murders, “one of the most sadistic crimes in the annals of the Quebec judiciary”, and proceeded to give a profile of some of the 228 rapes, 144 of them reported in Montreal alone, with the Surete du Quebec explaining their meager tally of 42 cases as “statistically incomplete”.

In one example the paper recounted the story of 14 year old Montreal girl who was sent off on vacation to her aunt and uncle’s in Joliette. She was sexually molested by both the aunt and uncle, but when her father learned of the assaults, he didn’t want to press charges against family members, and told police that it was probably his daughter’s fault anyway. In a social court proceeding, the aunt and uncle were fined $100, and ordered never to see the girl again unless in the company of her parents.

After the trial Pimpare and Guerin in the fall of 1979, investigators were asked to comment on the murders of Dupont and Marcil.

“No murder ever hit me like this one,” SQ detective Andre Gougeon stated. “The tension didn’t go away until the judge sentenced them each to 25 years without parole.”

“You hear a lot about police brutality,” says Detective-Sergeant Pierre Leroux. “People kept asking me if I felt like pounding them after we heard those terrible confessions. But I didn’t. I just felt weak.”

Both detectives stated that despite the nature of the crimes, Montreal wasn’t a horrible place.

“But no hitch-hiking – ever.” bizarrely added Andre Gougeon. “And no picking hikers up either. Anyone who does is just plain stupid.”

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About ten years ago I took my daughters to La Ronde. The parking lot is to the south of St. Helen’s Island. You have to walk under the Jacques Cartier bridge from the parking lot in order to get to the entrance of the amusement park. I should have been thinking about other things, but my mind was on those Jacques Cartier bridge murders.

This situation was repeated some winters ago. I was visiting Montreal, staying in the Plateau region and decided to go for a run down by the water front. A grey morning. Near the ferris wheel I headed east. At a certain point you realize you can’t get back up to the city. You are locked in by the rail yards, so your only choice is to keep heading east along the Saint Lawrence shore. The Jacques Cartier bridge was approaching, looming. You realize it’s inevitable, you’re going to run right beneath it. I was more familiar with the details of those murders at this point. As I approached Pillar 26 I could make out the details under the bridge. I could see the service ladder leading down to Pillar 26. I could see the wooden catwalk extending underneath the steel framing. Further out in the Saint Lawrence was Pillar 111. That 160 foot drop to the face of the water an impossible and bleak distance. Rough, choppy waters. Lake freighters safely moored along the shore, and me running along side them.

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The Bridge Murders – To Err is Human, to Forgive, Divine – Lise Lasalle

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Normand Guerin had a twin brother named Richard, so you can just imagine what his life was like as he walked the streets of Montreal in the Summer of 1979:


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Plombier violeur – William Fyfe et Theresa Pearson / WKT4 # 8



Lorsque Theresa Pearson a été assassinée dans un garage de stationnement de LaSalle dans les années 1980, William Fyfe, tué en série, vivait à cinq minutes en voiture.

C’est ça. C’est vraiment tout ce que j’ai aujourd’hui. I’m your host, John Allore, have yourselves a great-great day.

Je veux parler principalement de Fyfe aujourd’hui, en particulier de ces années des années 1980 où il était soupçonné d’avoir été le violeur plombier qui terrorisait le centre-ville de Montréal. Pour cet épisode, je suppose que vous connaissez tous le tueur en série canadien, William Fyfe – je ne vais pas couvrir tous les aspects de son histoire ( pour pleuseur information de Fyfe, cliquez ici) , sauf pour dire que cela a pris beaucoup de temps – nous parlons du temps BTK… glacial temps – avant que Fyfe ne soit attrapé. Avant d’y arriver, un rappel de l’affaire Theresa Pearson.

This is Who Killed Theresa.

[Un grand merci à la enquêteur québécoise, Annie Richard pour l’aide avec cette histoire. ]

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Theresa Pearson



Theresa Pearson, âgée de 19 ans, a disparu le mercredi 18 mai 1983, une semaine avant qu’elle ne soit diplômée d’un cours de secrétariat à College LaSalle. Pearson a été vu pour la dernière fois descendre d’un bus de la ville après l’école près du coin du boulevard Lasalle et de la 90e avenue. Elle vivait avec ses parents dans un duplex au bout d’un cul-de-sac au 9339 Terrace Greenfield, à deux minutes à pied de l’arrêt de bus.

Le duplex Pearson, 9339 Greenfield Terrace

Le corps de Pearson a été retrouvé vers 16 h 00. dans le garage d’un immeuble / appartements au 9379, boulevard LaSalle, le garage fait face à la cour arrière de la maison Pearson. Elle avait été frappée à la tête dix fois, peut-être avec un barre de cric de pneu. Il n’y avait aucun signe manifeste d’agression sexuelle. Son cartable et ses livres ont été trouvés à proximité. Le sac ne contenait que 2 $. Son sac, qui, selon la police, ne contenait pas d’argent, était manquant.

L’école a pris fin vers 15 h 00, donc le corps a été retrouvé très rapidement, environ 15 minutes après le meurtre. Celui qui l’a fait était soit bien préparé, extrêmement chanceux, ou les deux.

9379 boulevard LaSalle, vous pouvez voir les garages sur la gauche.

Dans un podcast précédent, j’ai suggéré que le chemin le plus simple et le plus sûr pour rentrer à la maison aurait été de marcher de l’arrêt de bus sur la 90e avenue jusqu’au boulevard Lasalle, les deux étant des routes principales très fréquentées. J’ai appris plus tard que ce n’était probablement pas le cas pour Theresa ce jour-là. Un parent – peut-être la grand-mère de Pearson – vivait dans l’immeuble où elle a été trouvée, et elle lui rendait régulièrement visite. Pour y arriver, Pearson aurait coupé un chemin de retour, rue Centrale et s’était approché de l’entrée de l’appartement par la ruelle. C’est la raison pour laquelle Pearson était dans la région pour commencer. Après avoir rendu visite à sa grand-mère, elle aurait coupé certains appartements adjacents et sauté la clôture dans sa cour qui, comme nous l’avons dit, faisait face aux entrées du garage – comme le font les enfants. Cependant, cela ne s’est jamais produit car elle a probablement rencontré son délinquant en s’approchant de l’entrée dans la ruelle qui l’a ensuite traînée dans le garage et l’a attaquée.

En regardant dans l’allée avec les garages de l’appartement où le corps de Theresa Pearson a été trouvé sur la droite, le fleuve Saint-Laurent en arrière-plan.

Au début de l’enquête, la police cherchait une voiture rouge qui a été repérée dans la ruelle à côté des garages du boulevard LaSalle. Plus tard, la police a jeté le plomb quand ils ont pu retrouver le propriétaire, l’ont interrogé et ont été convaincus de son innocence.

La police a par la suite appréhendé un autre homme et l’a soumis à un test de détection de mensonge après avoir conclu: “Nous ne pensions pas qu’il donnait les bonnes réponses à nos questions.” Cette piste n’a finalement abouti à rien.



Les premiers meurtres de William Fyfe

1979 violeur plombier à Montréal



Les rapports d’un plombier-violeur commencent à circuler dans la région de Montréal dès 1979. En février de la même année, The Gazette rapporte que «les femmes âgées du secteur nord-est de Montréal sont volées et violées par un homme se faisant passer pour un plombier… “. L’article continue que dans cette dernière des 14 attaques, une femme dans la mi-soixantaine a été violée et volée de 30 $, après qu’un homme a affirmé que de l’eau fuyait dans les appartements voisins. La police du MUC révèle qu’ils travaillent sur le cas d’un violeur plombier depuis décembre 1978 et que «le seul motif que nous pouvons voir est qu’il frappe l’après-midi ou le soir» et qu’il doit «rechercher ses victimes». La police admet qu’elle n’a pas une bonne description du violeur, mais qu’il est «âgé d’environ 30 ans, a les cheveux châtain clair et mesure environ cinq pieds neuf pouces».



Le 17 octobre 1979, Suzanne Bernier, 62 ans, est assassinée dans son appartement situé au nord, au 1800, avenue de Salaberry. La police affirme que le motif était un vol qualifié. Vingt ans plus tard, William Fyfe avouait son meurtre. Au moment du meurtre, Fyfe purgeait une peine à la prison voisine de Bordeaux. Fyfe a été mis en congé journalier pour travailler ce jour-là, mais comme la police dira plus tard, “il n’est pas allé travailler, il a commis ce meurtre”. L’appartement est à moins d’un mile de Bordeaux.

Bordeaux à de Sallaberry

Le corps nu de Nicole Raymond, 26 ans, a été retrouvé dans son appartement un mois plus tard, le 11 novembre 1979. Raymond a été poignardé à plusieurs reprises à la gorge et à la poitrine dans l’appartement 503 du 80, chemin Lakeshore à Pointe-Claire.

Victime de William Fyfe, Nicole Raymond, 11 novembre 1979

Plus tard, Fyfe a également avoué ce meurtre (il n’était probablement plus en service à Bordeaux). Nous ne savons pas précisément où il vivait au moment de la mort de Raymond, mais deux ans plus tôt en 1977, Fyfe résidait au 3450, rue Victoria le long de la rive du lac, et à 8 kilomètres de l’appartement de Raymond.

Nicole Raymond / William Fyfe

Hazel Scattolon / William Fyfe

Le dernier meurtre connu de Fyfe de cette époque est le coup de couteau de mars 1981 de Hazel Scattolon, 53 ans, et encore une fois, comme pour les autres cas, il ne chasse pas loin de chez lui. Scattolon se trouve dans son appartement au 35, avenue Glengarry dans la ville de Mont-Royal. En 1981, Fyfe vivait à environ un mile au 1231, rue Chameran.

Carte de Fyfe / Scattolon

Encore, Scattolon est la dernière des victimes de meurtre connues de Fyfe de cette première période. Il n’est connu pour avoir de nouveau assassiné qu’en 1987. Fait intéressant, ces «années manquantes» de 1981 à 1987 coïncident avec la montée des affaires de violeur plombier à Montréal. Crimes dont Fyfe est longtemps soupçonné.

Le tueur en série William Fyfe dans sa jeunesse

Le violeur plombier


L’histoire du violeur plombier refait surface à Montréal en mai 1981. Quelques mois seulement après le meurtre de Scattolon, la police de Montréal annonce qu’un «plombier a attaqué 20 femmes »

Violeur plombier à Montréal / 1981



La police de Montréal décrit un homme aux cheveux bouclés, portant parfois une casquette de baseball, se faisant passer pour un plombier pour entrer dans les maisons. Les attaques sont centrées au centre-ville, mais la police a déclaré: “Nous pensons que c’est le même homme qui a attaqué des femmes dans le nord de la ville l’année dernière.” Les victimes ont entre 20 et 65 ans. L’homme est décrit comme «très actif et violent» mesurant environ cinq pieds neuf pouces, environ 165 livres et parle anglais et français avec un accent.



Deux semaines plus tard, face à la pression de femmes qui se plaignent que la police «retient délibérément des informations» sur le violeur et met en danger des femmes », un croquis policier du suspect est publié. La police se plaint qu’avec toute l’attention des médias, le violeur a été «effrayé» et les attaques ont cessé, ce qui a empêché sa capacité de l’attraper. Le croquis ressemble beaucoup à un jeune William Fyfe:

1981: Le «plombier violeur» de Montréal ressemble beaucoup au jeune William Fyfe

Il semble que la police de Montréal ait réussi. Tout au long de l’été et de l’automne 1981, l’histoire devient froide, les médias étant probablement muselés pour donner à la police l’occasion de ‘smoke him out’. Ça n’a pas marché. Le 30 novembre, la police du MUC annonce des efforts pour «intensifier sa chasse» à la suite de trois agressions dans le centre-ville de Montréal ce mois-ci. Les rapports confirment que le «violeur de plombier» mesure cinq pieds neuf pouces et pèse environ 165 livres, mais la police baisse l’âge de 25 ans (Fyfe avait 26 ans à l’époque). La police se dit prête à «rétablir une équipe de 12 membres pour enquêter sur l’affaire» – qui semble avoir été supprimée – si davantage de femmes se manifestent.

Fyfe 1981: «Un violeur« plombier »frappe à nouveau»

Compte tenu de toutes ces activités en 1981, il pourrait être tentant de considérer le meurtre de Roxanne Luce comme une victime potentielle de Fyfe. Luce a été retrouvée matraquée à son domicile de Longueuil le 1er avril 1981, mais Fyfe en tant qu’assassin est douteux. William Fyfe s’attaquait à des victimes lointaines dans le centre-ville de Montréal, l’extrémité nord, l’ouest de l’île, les Laurentides, peut-être Laval, mais jamais la rive sud. Le Plumber Rapist avait un parcours similaire – l’ouest de l’île, l’extrémité nord, le centre de Montréal, peut-être les quartiers Ste Thérèse – Rosemère au large de l’île, mais n’a jamais été signalé dans la région de Longueuil.

Un violeur «plombier» fait grève


Il nous reste presque un an avant d’entendre à nouveau parler du violeur plombier. Le 19 août 1982, un jeune homme se faisant passer pour un plombier accède à l’appartement d’une femme de 22 ans à Dollard-des-Ormeaux (qui fait partie de la communauté de Montréal-Ouest de l’île) et la viole armée avec un couteau. L’homme correspond aux descriptions antérieures, et le croquis de la police obtenu à partir des souvenirs de la femme ressemble de nouveau à un jeune William Fyfe:

2e croquis de la police d’un violeur plombier qui ressemble également à un jeune William Fyfe

À la fin de 1982, après trois ans et aucun succès dans la capture du violeur plombier, la police annonce que ce prédateur sexuel montréalais pourrait avoir un imitateur.

Theresa Pearson et le violeur plombier


Deux ans et demi s’écoulent et il n’est pas fait mention du violeur Plombier. Rappelez-vous que le meurtre de Theresa Pearson a lieu pendant cette période, au printemps de 1983. Nous ne pouvons pas être certains où William Fyfe est au printemps de 1983, mais cela est bien connu. 1984 et 1985 ont probablement procuré à Fyfe quelques années de stabilité où il a peut-être cessé de se livrer à des agressions sexuelles. Le 27 décembre 1983, Fyfe se marie. Fyfe a eu un enfant avec la femme, mais il est connu que c’était une union difficile. Fyfe a régulièrement battu sa femme. En novembre 1985, le couple se sépare. Elle demande le divorce en 1986 et, en 1988, le divorce est accordé avec la garde complète de leur fils.

En 1985 et 1986, nous savons que Fife habite au 410, rue Bergevin, à environ un mile du domicile de Pearson à LaSalle. Il vivait peut-être ici en 1983 lorsque Pearson a été battu à mort, mais il n’y a aucun document pour le vérifier.

Appartement WIlliam Fyfe en 1985 et lieu du meurtre de Theresa Pearson en 1983


Pendant ce temps, la police révise son m.o. du violeur plombier. Le titre d’un article de juin 1985 écrit par Eddie Collister et James Mennie annonçait: «Un violeur insaisissable s’attaque aux adolescentes»:

«Les rapports de police indiquent que le violeur, qui frappe habituellement entre 15 heures et 18 h les jeudis et vendredis, attend autour des écoles, des parcs et des petits dépanneurs et suit ses victimes à la maison. »



Au début, vous êtes tenté de penser que c’est le copieur, mais trop de choses sont similaires au violeur plombier Fyfe. Le suspect se concentre sur le centre-ville et l’ouest. Il est soupçonné d’avoir attaqué 12 filles âgées de 13 à 18 ans. On pense à présent à tort que Fyfe a attaqué des «vieilles femmes». Parfois, il attaquait des victimes âgées. Nicole Raymond avait 26 ans. Dans les premiers récits du violeur plombier de 1981 – un homme qui est sans aucun doute Fyfe – la police dit que les victimes ont entre 20 et 65 ans. En termes de choix de ses victimes, Fyfe est clairement un délinquant à égalité des chances. Il «accède à la maison en se faisant passer pour un plombier ou un réparateur ou en disant qu’il doit laisser un message». Il “porte un sac en cuir noir contenant un poignard et porte des gants de course en cuir noir.” décrit comme «un homme francophone blanc d’environ cinq pieds 11 pouces et pesant environ 150 livres». Fyfe parlait français avec un accent. La taille et le poids correspondent à peu près à son apparence.



Il y a un dernier récit du violon plombier de Montréal. À l’été 1986, deux jeunes femmes sont attaquées dans le nord de Montréal. Rappelons que maintenant Fyfe est séparé de sa femme et qu’elle a demandé le divorce. La première femme est une femme de 21 ans du quartier Saint-Michel, la seconde est une autre jeune femme du quartier voisin de Saint-Léonard. Tous deux ont été violés chez eux par un homme qui prétendait être «un inspecteur des eaux de la ville ou un plombier». Le suspect a de nouveau, dans la vingtaine, cinq pieds sept pouces de hauteur, 165 livres, est francophone et porte des lunettes et des gants gris. Le croquis composite fourni par les femmes cette fois semble un peu différent en raison des lunettes et de la nouvelle coupe de cheveux, mais la bouche ressemble toujours à Fyfe:

3e croquis de police d’un violeur plombier qui ressemble aussi à un jeune William Fyfe / 1986

William Fyfe en 1985



Ce qui est intéressant à propos de ces viols, c’est qu’ils se produisent à côté du quartier du Parc Extension, le quartier d’enfance de William Fyfe dans les années 60 et 70. Fyfe a été élevé par sa tante – il a grandi dans un appartement du 1380 rue Ouimet – et c’est là qu’il est apparemment revenu. Une fois le divorce accordé en 1988, Fyfe utilisait au moins son adresse postale, l’appartement # 27 de la rue Ouimet. Et Fyfe était connu à cette époque pour avoir fait du porte-à-porte en vendant des “copper fittings” et en offrant de faire de «petits travaux de plomberie».

L’équipe de baseball du Park Extension Youth Organisation vers 1970. William Fyfe en bas à gauche.

William Fyfe, école Barkley, 1967

Après 1986, il n’y a plus de rapports d’un violeur opérant sous la ruse d’un plombier réparateur dans la région de Montréal. Cela correspond à peu près au moment où William Fyfe a déménagé dans les Laurentides au nord de Montréal. En 1987, il commence à assassiner dans ce domaine; d’abord Louise Blanc-Poupart à Sainte Adèle, puis Pauline Laplante en 1989 dans le Piémont. Pendant un certain temps, il a cherché un traitement pour la dépendance à la drogue et à l’alcool dans un centre de réadaptation local. C’est à cette période que Fyfe gagne le surnom des locaux, «Bill Anglais», car il parle français avec un accent anglais.

Les quatre derniers meurtres connus de Fyfe ont tous été commis alors qu’il vivait avec sa mère à Innisfil au sud de Barrie, en Ontario, et démontrent son comportement accéléré et téméraire. Fyfe a parcouru des centaines de kilomètres pour commettre des meurtres dans la région de Montréal – à Laval, Senneville, Sainte Agathe et Baie d’Urfe. Avec son dernier meurtre – Mary Glen le 15 décembre 1999 – Fyfe est devenu bâclé. Ne portant plus de gants pour se protéger, il a laissé une seule empreinte digitale sur un chambranle de cuisine. Fyfe a été rapidement appréhendé à Barrie, peu de temps après avoir jeté des traces de sang dans une benne derrière une église.

William Fyfe 1999

Interviewé pour un profil sur Fyfe dans la Gazette en 2001, le psychiatre Gilles Chamberland de l’Institut Philippe Pinel – et si vous tenez un score, oui, c’est le même Gilles Chamberland qui, cette semaine encore, a témoigné pour la Couronne en les audiences de détermination de la peine du meurtrier condamné Ugo Fredette – ont offert ce qui suit:

«Ce sont des gens bien organisés. Ils ont un monde en tête qu’ils ne montreront à personne d’autre… Ils sont capables d’arranger les choses pour qu’ils puissent continuer (commettre leurs crimes) en menant ce qui ressemble à une vie normale.

Ces actes (sadiques) sont des démonstrations de pouvoir; pour montrer que “je suis puissant, je contrôle”. J’ai le pouvoir de la vie et de la mort sur toi.

Pour ces personnes, il existe un type de pression pour commettre ces actes qui commence comme une idée et devient de plus en plus obsessionnel. Ils commenceront à s’organiser et à planifier jusqu’à ce que le crime soit commis, puis il y aura un relâchement de l’agressivité et un calme pendant un certain temps avant, malheureusement, il recommence à se construire. »

Voici les raisons pour lesquelles William Fyfe peut avoir assassiné Theresa Pearson:

  1. Au moment du meurtre de Pearson, Fyfe vit à LaSalle, à cinq minutes en voiture du garage où son corps a été retrouvé.
  2. Tout au long des années 80, les meurtres de Fyfe et les agressions sexuelles commises par le violeur plombier se produisent pour la plupart à proximité des lieux où Fyfe vivait, souvent à moins d’un mile de sa résidence.
  3. La plupart des victimes de Fyfe ont été poignardées à mort, mais elles ont également été battues. La police a noté après la condamnation que les victimes de Fyfe ont été «battues au point d’être défigurées. Certains ont été écrasés avec des objets lourds », peut-être, par exemple avec une barre de cric.
  4. Si vous regardez le bâtiment où Pearson a été attaqué au 9379, boulevard LaSalle, il ressemble au type de bâtiment où Fyfe a commis ses premiers meurtres et le violeur plombier a mené ses agressions sexuelles; un immeuble d’habitation en bloc de 3 à 5 étages ressemblant à un logement public. Fyfe vivait souvent dans de tels endroits. C’est le type d’appartement où il a grandi rue Ouilet.
  5. Theresa Pearson est le modèle même de la victime décrite dans l’article de 1985 ci-dessus, «Un violeur insaisissable s’en prend à des adolescentes»: une adolescente de 19 ans, rentrant de l’école vers 15 heures, nous pouvons bien l’imaginer errer dans le coin magasin, sans aucun doute une Perrette pour un freezie par une chaude journée de printemps, son agresseur la traque à quelques pas derrière. Peut-être l’a-t-il suivie de nombreuses fois, pour avoir des schémas de voyage précis.

Et si le mercredi 18 mai 1983 il ne la suivait pas. Fyfe est déjà en place dans le garage de l’appartement parce qu’il sait que c’est là qu’elle sera. La rencontre commence dans la ruelle. Il dit qu’il travaille sur un chauffe-eau dans le garage, mais il s’est enfermé, il doit monter à l’étage pour parler à son client. Pearson peut-il le laisser entrer par l’entrée du garage? Peut-être qu’il avait l’intention de l’agresser. Elle n’était peut-être qu’un véhicule et sa proie était quelqu’un à l’intérieur. C’est aussi une question d’argent, mais pas beaucoup d’argent – l’argent de la drogue. La femme de 1979 a été violée et volée de 30 $. Pearson a été retrouvée avec 2 $, mais son sac à main manquait. Quelles que soient les circonstances, la rencontre n’a pas duré longtemps et il a probablement été interrompu. Elle a été retrouvée 15 minutes après sa mort. Les journaux ont signalé qu’elle n’était pas victime d’agression sexuelle. Ce n’était certainement pas le cas. Les amis de la famille Pearson ont partagé que la mère découragée de Theresa ne voulait pas ces détails dans les journaux. Fyfe était connue pour avoir agressé sexuellement des victimes post mortem.

L’indicateur le plus convaincant que Fyfe est le meurtrier de Theresa Pearson tient peut-être à ce qu’il n’est pas.

Fyfe n’a pas assassiné Sharron Prior, Jocelyne Houle ou Denise Bazinet; trois victimes montréalaises qui ont été transportées et jetées. Les victimes de Fyfe ont été trouvées dans ou à côté de bâtiments, elles n’ont pas été retrouvées dans les champs ou au bord d’une route. Fyfe était ce que Holmes et De Burger (1988) appelaient un délinquant ‘géographiquement stable‘, celui qui tue les victimes et élimine leur corps dans des zones qui chevauchent leur lieu de résidence ou leur lieu de résidence. Prior, Houle et Bazient ont été assassinés par un délinquant ‘géographiquement transitoire‘.

Bien qu’ils soient géographiquement stables – ce qui signifie aucun transport de corps – Fyfe n’est probablement pas le meurtrier dans les affaires montréalaises de Lison Blais, Katherine Hawkes ou Francine Da Silva. Ces meurtres ont été commis après la tombée de la nuit. Fyfe – et le violeur plombier qu’il est supposé avoir été – ont préféré opérer à la lumière du jour, généralement en fin d’après-midi.

Que Fyfe ait tué Pearson ou non, tout cela n’aurait pas été une nouvelle pour la police du Québec. La capture de Fyfe en 1999 a déclenché un examen de masse de tous les meurtres non résolus dans le dossier de Montréal, ils auraient su qu’il vivait à LaSalle très près de l’endroit où Pearson a été assassiné. William Fyfe était-il le deuxième homme interrogé par la police de Montréal en 1983? Rappelez-vous qu’après que le suspect numéro un a été relâché – le gars de la voiture rouge – la police a appréhendé un autre homme et l’a soumis à un test de détection de mensonge parce qu’ils “… ne pensaient pas qu’il donnait les bonnes réponses à nos questions.” Ce suspect était-il le violeur plombier? Était-ce William Fyfe?

Le rapport du coroner de Theresa Pearson a été signé le 9 août 1983. Il contenait cette curieuse déclaration:

«À ce jour, malgré toutes les recherches effectuées par les enquêteurs,
il est impossible de reconstituer les circonstances de ce crime et
identifier le ou les coupables. Une enquête publique ne serait d’aucune utilité. »

Un voisin s’est souvenu que l’affaire avait été classée très rapidement. Personne dans le quartier n’a jamais été interrogé.

N’était-ce pas une enquête publique exactement ce qui était nécessaire? Jusqu’au meurtre de Pearson, des dizaines de rapports faisaient état d’un violeur en série opérant dans la région de Montréal. Il y a eu trois meurtres non résolus – Bernier, Raymond et Scattolon – tous avec un m.o. similaire La police faisait tourner ses roues depuis des années. Des femmes se plaignaient que la police «« délibérément des informations» sur le violeur et mettait en danger des femmes ».

Une enquête publique a peut-être arrêté Fyfe. Cela a peut-être sauvé la vie de Theresa Pearson. Au lieu de cela, Fyfe s’en est pris aux femmes pendant encore 16 ans.

This is Who Killed Theresa.

Pour une carte interactive de l’histoire d’aujourd’hui, cliquez ici:

https://www.google.com/maps/d/u/0/edit?mid=1i9Q0sHhPWK-l7vF4VxwMHnNapFUZTZcK&ll=45.50779221830829%2C-73.74434669256499&z=12

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Plumber Rapist – William Fyfe and Theresa Pearson / WKT4 #8



“Reviewed, it seems
As if someone were watching over it
Before it was
As if response were based on fact

Providing, deciding
It was soon there
Squared to it, faced to it
It was not there”

———————————-

When Theresa Pearson was murdered in a LaSalle parking garage in the 1980s, serial killed William Fyfe was living a five minute drive away.

That’s it. That’s really all I got today. I’m your host, John Allore, have yourselves a great, great day.

I want to talk mostly about Fyfe today, specifically those years in the 1980s where he was believed to have been the plumber rapist who terrorized downtown Montreal. For this episode, I’m assuming you’re all acquainted with Canadian serial killer, William Fyfe – I’m not going to cover all aspects of his story except to say that it took a long time – we’re talking BTK time – before Fyfe was caught. Before we get there, a reminder of the Theresa Pearson Case.

This is Who Killed Theresa.

[ Many thanks to the Quebec researcher, Annie Richard for her assistance with this story. ]


Theresa Pearson

Theresa Pearson

19-year-old Theresa Pearson went missing on Wednesday, May 18th, 1983, one week before she was due to graduate from a secretarial course at LaSalle High School. Pearson was last seen getting off a city bus after school near the corner of boulevard Lasalle and 90th avenue. She lived with her parents in a duplex at the end of a cul-de-sac at 9339 Terrace Greenfield, a two minute walk from the bus stop.

The Pearson duplex, 9339 Greenfield Terrace

Pearson’s body was found around 4:00 p.m. in the garage of an apartment building at 9379 LaSalle boulevard, the garage faces towards the back yard of Pearson’s home. She had been struck in the head ten times, possibly with a tire jack bar. There were no overt signs of sexual assault. Her schoolbag and books were found nearby. The bag contained only $2. Her purse, which police believed contained no money, was missing. 

School finished around 3:00 p.m., so the body was found very quickly, within approximately 15 minutes of the murder. Whoever did it was either well prepared, extremely lucky, or both.

9379 LaSalle boulevard, you can see the garages on the left.

In an earlier podcast I suggested that the easiest and safest way home would have been to walk from the bus stop down 90th avenue to Lasalle boulevard, both are main roads with lots of traffic. I later learned that this was probably not the case for Theresa that day. A relative – possibly Pearson’s grandmother – lived in the apartment building where she was found, and she visited regularly. To get there, Pearson would have cut down a back route, rue Centrale and approached the apartment entrance from the back alley. This provided the reason why Pearson was in the area to begin with. After visiting her grandmother she would have cut through some adjacent apartments and hopped the fence into her backyard which, as we said, faced the garage entrances – as kids do. However this never occurred as she probably met her offender while approaching the entrance down the alleyway who then dragged her into the garage and attacked her.

Looking down the alley with the apartment garages where Theresa Pearson’s body was found on the right, the Saint Lawrence river in the background.

In the early days of the investigation, police were looking for a red car that was spotted in the alley beside the garages on LaSalle blvd. Police later discarded the lead when they were able to track down the owner, questioned him, and became convinced of his innocence.

Police later apprehended another man and subjected him to a lie detector test after concluding, “We didn’t think he was giving the right answers to our questions.” This lead ultimately went nowhere.



William Fyfe’s Early Murders

1979 Montreal plumber rapist

Reports of a plumber-rapist first begin to circulate in the Montreal area as early as 1979. In February of that year, The Gazette reports that, “Elderly women in Montreal’s northeast sector are being robbed and raped by a man posing as a plumber…”. The article continues that in this latest of 14 attacks, a woman in her mid-sixties was raped and robbed of $30, after a man claimed water was leaking into neighboring apartments. MUC police disclose that they have been working the case of a plumber rapist since December of 1978, and that, “The only pattern we can see is that he strikes in the afternoon or evenings” and that he must, “research his victims”. Police admit they do not have a good description of the rapist but that he is “around 30 years of age, has light brown hair and stands around five feet nine inches tall”.

Suzanne Bernier murder 1979

On October 17, 1979, 62-year-old Suzanne Bernier is murdered in her north-end apartment at 1800 de Salaberry Ave. Police say the motive was robbery. Twenty years later, William Fyfe would confess to her murder. At the time of the murder, Fyfe was serving a sentence at the nearby Bordeaux jail. Fyfe was let out on a day pass to work that day, but as police later would say, “he didn’t go to work, he committed this murder”. The apartment is under a mile from Bordeaux.

Bordeaux to de Sallaberry

The naked body of 26-year-old Nicole Raymond was found in her apartment under a month later on November 11, 1979. Raymond was stabbed several times in the throat and chest in apartment 503 at 80 Lakeshore Road in Pointe Claire.

William Fyfe victim, Nicole Raymond, November 11, 1979

Fyfe later confessed to this murder as well ( he presumably was no longer serving at Bordeaux at that time). We don’t know precisely where he was living at the time of Raymond’s death, but two years earlier in 1977 Fyfe shows up at 3450 rue Victoria along the lakeshore, and a direct 5 miles from Raymond’s apartment.

Nicole Raymond / William Fyfe

Hazel Scattolon / William Fyfe

Fyfe’s last known murder from this era is the March 1981 stabbing of 53-year-old Hazel Scattolon, and again, as with the other cases, he’s not hunting far from where he’s living. Scattolon is found in her apartment at 35 Glengarry Ave. in the Town of Mount Royal. In 1981 Fyfe was living about a mile away at 1231 rue Chameran.

Fyfe / Scattolon map

Again, Scattolon is the last of Fyfe’s known murder victims from this early period. He is not known to have murdered again until 1987. Interestingly, these “missing years” from 1981 to 1987 coincide with the rise of the plumber rapist cases in Montreal. Crimes for which Fyfe has long been the suspect.

This image has an empty alt attribute; its file name is Fyfe.jpg
William Fyfe in his younger days.

The Plumber Rapist

The plumber rapist story surfaces again in Montreal in May of 1981. Just months after the Scattolon murder, Montreal police announce that a, quote, “‘Plumber’ attacked 20 women”

Montreal plumber rapist / 1981

Montreal police describe a man with curly hair, sometimes wearing a baseball cap, posing as a plumber to gain entry to homes. The attacks are centered downtown but police say, “We think he’s the same man who attacked women in the north end of the city last year.” The victims range in age from 20 to 65. The man is described as “very active and violent” about five feet nine inches tall, approximately 165 pounds and speaks English, and French with an accent.

Two weeks later, facing pressure from women who complain police are “”deliberately holding back information” on the rapist and endangering women”, a police sketch of the suspect is released. Police complain that with all the media attention, the rapist has been “scared away” and the attacks have stopped, inhibiting their ability to catch him. The sketch looks very much like a young William Fyfe:

1981: Montreal’s “rapist plumber” looks very much like a young William Fyfe

It appears that Montreal police got their way. Throughout the summer and fall of 1981 the story goes cold, with the media presumably muzzled to provide police the opportunity to ‘smoke him out’. It didn’t work. On November 30th MUC police announce efforts to ‘step up their hunt’ following three assaults in downtown Montreal that month. Reports are consistent that the ‘plumber rapist’ is five feet nine inches tall, weighing about 165 pounds, but police drop the age to 25 (Fyfe was 26 at the time). Police say they are willing to “re-establish a 12-member team to investigate the case” – apparently that had been dropped – if more women will come forward.

Fyfe 1981: “‘Plumber’ rapist strikes again”

Considering all this activity in 1981, it might be tempting to consider the murder of Roxanne Luce as a potential Fyfe victim. Luce was found bludgeoned in her home in Longueuil on April 1, 1981, but Fyfe as the assassin is doubtful. William Fyfe preyed on victims far afield in downtown Montreal, the north end, the west island, the Laurentians, possibly Laval, but never the south shore. The Plumber Rapist had a similar path – the west island, north end, central Montreal, possible the Ste Therese – Rosemere districts off the island, but was never reported in the Longueuil area.

‘Plumber’ rapist strikes

It’s almost a full year before we hear again about the plumber rapist. On August 19th, 1982 a young man posing as a plumber gains access to a 22-year-old woman’s apartment in Dollard-des-Ormeaux (part of Montreal’s west island community) and rapes her armed with a knife. The man matches earlier descriptions, and the police sketch obtained from the woman’s recollections again looks very similar to a young William Fyfe:

2nd police sketch of plumber rapist who also resembles a young William Fyfe

At the close of 1982, after three years and no success in capturing the plumber rapist, police announce that this Montreal sexual predator may have a copycat.

Theresa Pearson and the Plumber Rapist

Two-and-a-half years pass, and there is no mention of the Plumber rapist. Remember that the Theresa Pearson murder occurs during this time, in the spring of 1983. We can’t be certain where William Fyfe is in the spring of 1983, but this much is known. 1984 and 1985 probably provided Fyfe with some years of stability where he may have ceased engaging in sexual attacks. On December 27, 1983 Fyfe marries. Fyfe had a child with the woman, but it is known to have been a rocky union. Fyfe routinely beat his wife. In November 1985 the couple separate. She files for divorce in 1986, and by 1988 the divorce is granted with full custody for their son.

By 1985 and 1986, we know Fife is living at 410 rue Bergevin, about a mile from Pearson’s home in LaSalle. He may, in fact have been living here in 1983 when Pearson was beaten to death, but there are no documents to verify that.

WIlliam Fyfe apartment in 1985 and Theresa Pearson murder site in 1983

During this time, police revise their m.o. of the plumber rapist. The headline of a June 1985 piece penned by Eddie Collister and James Mennie announced, “Elusive rapist preys on teenaged girls”:

“Police reports indicate that the rapist, who usually strikes between 3 p.m. and 6 p.m. on Thursdays and Fridays, waits around schools, parks and small convenience stores and follows his victims home from there.”



At first, you’re tempted to think that this is the copycat, but too many things are similar to the Fyfe plumber rapist. The suspect focuses on the downtown area and the west-end. He’s suspected of attacking 12 girls between the ages of 13 and 18. Now there’s a common misconception that Fyfe attacked ‘old women’. Sometimes he attacked elderly victims. Nicole Raymond was 26. In the earliest accounts of the plumber rapist from 1981 – a man who is undoubtedly Fyfe – police say the victims are between 20 and 65. In terms of choosing his victims, Fyfe is clearly an equal opportunity offender. He, “gains access to the house by posing as a plumber or a repairman or by saying he has to leave a message.” He “carries a black leather bag containing a dagger and wears black leather racing gloves.” described as “a white francophone male about five feet 11 inches and weighing about 150 pounds”. Fyfe spoke French with an accent. The height and weight roughly match his appearance.



There is one final account of Montreal’s Plumber Rapist. In the summer of 1986 two young woman are attacked in Montreal’s north end. Recall that by now Fyfe is separated from his wife and she has filed for divorce. The first woman is a 21-year-old from the St. Michel district, the second is another young woman from neighboring St. Leonard. Both were raped in their homes by a man claiming to be a “city water inspector or plumber”. The suspect is again, in his 20s, five feet seven inches tall, 165 pounds, is French-speaking and wears glasses and gray gloves. The composite sketch provided by the women this time looks a little different because of the glasses and new haircut, but the mouth still looks like Fyfe:

3rd police sketch of plumber rapist who also resembles a young William Fyfe / 1986

William Fyfe in 1985

What’s interesting about these rapes is that they occur adjacent to the neighborhood of Parc Extension, William Fyfe’s childhood neighborhood in the 60s and 70s. Fyfe was raised by his aunt – he grew up in an apartment at 1380 rue Ouimet – and it is here that he apparently returned. Once the divorce was granted in 1988, Fyfe was using apartment #27 on rue Ouimet at least as his mailing address. And Fyfe was known in this era to have ventured door-to-door selling “copper fittings” and offering to do “small plumbing jobs”.

The Park Extension Youth Organization baseball team circa 1970. William Fyfe bottom left.

William Fyfe, Barkley school, 1967

After 1986 there are no more reports of a rapist operating under the ruse of a plumber repairman in the Montreal area. This roughly corresponds to the time when William Fyfe relocated to the Laurentians north of Montreal. In 1987 he begins murdering in this area; first Louise Blanc-Poupart in Sainte Adele, then Pauline Laplante in 1989 in Piedmont. For a while he sought treatment for drug and alcohol dependency at a local rehabilitation centre. It is in this period that Fyfe earns the nickname from locals, “Bill Anglais”, because he speaks French with an English accent.

Fyfe’s last four known murders were all committed while he was living with his mother in Innisfil south of Barrie, Ontario, and demonstrate his accelerated, reckless behavior. Fyfe travelled hundreds of miles to commit murders back in the Montreal area – in Laval, Senneville, Saint Agathe and Baie d’Urfe. With his final murder – Mary Glen on December 15, 1999 – Fyfe got sloppy. No longer wearing gloves for protection, he left a single fingerprint on a kitchen doorframe. Fyfe was swiftly apprehended back in Barrie, shortly after disposing of blood evidence in a church dumpster.

William Fyfe 1999

Interviewed for a profile on Fyfe in the Gazette in 2001, psychiatrist Gilles Chamberland of the Philippe Pinel Institute for the criminally insane- and if you’re keeping score, yes, that is the same Gilles Chamberland who just this week testified for the Crown in the sentencing hearings of convicted murderer Ugo Fredette -offered the following:

“These are people who are well organized. They have a world in their heads they won’t show to anyone else… They are adept at arranging things so that they can continue to (commit their crimes) by leading what looks like a normal life.

These (sadistic) acts are demonstrations of power; to show that ‘I’m powerful, I’m in control. I have the power of life and death over you.

For these people there is a type of pressure to commit these acts that starts as an idea and becomes more and more obsessive. They will begin to organize and plan until the crime is committed and then there will be a relaxation of the aggressivity and a calm for a certain time before, unfortunately, it begins to build again.”

Here’s the case for why William Fyfe may have murdered Theresa Pearson:

  1. Around the time of the Pearson murder Fyfe is living in LaSalle, a five minute drive from the garage where her body was found.
  2. Throughout the 1980s, Fyfe’s murders and the plumber rapist’s sexual assaults mostly occur close to places where Fyfe lived, often within a mile of his residence.
  3. Most of Fyfe’s victims were stabbed to death, but they were also beaten. Police noted after sentencing that Fyfe’s victims were, “beaten to the point of disfigurement. Some were smashed with heavy objects”, perhaps, for instance with a tire jack bar.
  4. If you look at the building where Pearson was attacked at 9379 LaSalle boulevard, it resembles the type of building where Fyfe committed his early murders, and the plumber rapist conducted his sexual assaults; a blockish 3 – 5 story apartment building resembling public housing. Fyfe often lived in such places. It is the type of apartment unit where he grew up on rue Ouilet.
  5. Theresa Pearson is the very model of the victim described in the 1985 article above, “Elusive rapist preys on teenaged girls”: a 19-year-old, coming home from school around 3 p.m., we can well imagine her wandering into the corner convenience store, undoubtedly a Perrette’s for a freezie on a hot spring day, her assailant stalking her a few steps behind. Perhaps he’s followed her many times, to get her travel patterns exact.

What if on Wednesday, May 18, 1983 he doesn’t follow her. Fyfe is already in place at the apartment garage because he knows that’s where she’ll be. The encounter begins in the alleyway. He says he’s doing some work on a water heater in the garage, but he’s locked himself out, he needs to get back upstairs to talk to his client. Can Pearson let him in through the garage entrance? Perhaps he intended to assault her. Perhaps she was just a vehicle, and his prey was someone inside. It’s also about money, but not a lot of money – drug money. The woman from 1979 was raped and robbed of $30. Pearson was found with $2, but her purse was missing. Whatever the circumstances, the encounter didn’t take long and he was probably interrupted. She was found 15 minutes after she died. Newspapers reported that she was not sexually assault. This was almost certainly not the case. Friends of the Pearson family shared that Theresa’s despondent mother did not want those details in the papers. Fyfe was known to have sexually assaulted victims post-mortem.

Perhaps the most compelling indicator that Fyfe is the murderer of Theresa Pearson is in the consideration of who he is not.

Fyfe did not murder Sharron Prior, Jocelyne Houle or Denise Bazinet; three Montreal victims who were transported and dumped. Fyfe’s victims were found in or next to buildings, they were not found in fields, or at the side of a road. Fyfe was what Holmes & De Burger (1988) referred to as a geographically stable offender, one who kills victims and disposes of their bodies in areas that overlap where they live or where they spend their time. Prior, Houle and Bazient were murdered by a geographically transient offender.

Although they are geographically stable – meaning no body transport – Fyfe is probably not the murderer in the Montreal cases of Lison Blais, Katherine Hawkes or Francine Da Silva. These murders were committed after dark. Fyfe – and the plumber rapist who he is presumed to have been – preferred to operate in the light of day, usually in the late afternoon.

Whether Fyfe killed Pearson or not, all of this wouldn’t have been news for Quebec police. Fyfe’s capture in 1999 triggered a mass review of all unsolved murders in the Montreal docket, they would have known he was living in LaSalle very close to where Pearson was murdered. Was William Fyfe the second man interrogated by the Montreal Police in 1983? Recall that after suspect number one was let go – the red car guy – police apprehended another man and subjected him to a lie detector test because they “… didn’t think he was giving the right answers to our questions.” Was this suspect the plumber rapist? Was it William Fyfe?

Theresa Pearson’s Coroner’s Report was signed August 9, 1983. It contained this curious statement:

“To date, despite all the research done by the investigators,
it is impossible to reconstruct the circumstances of this crime and
to identify the culprit (s). A public inquiry would be of no use.”

A neighbor remembered that the case was dropped very quickly. No one in the neighborhood was ever questioned.

Wasn’t a public inquiry exactly what was required? Up to the point of the Pearson murder there had been dozens of reports of a serial rapist operating in the Montreal area. There were three unsolved murders – Bernier, Raymond, and Scattolon – all with a similar m.o. Police had been spinning their wheels for years. Women had been complaining that the police were “”deliberately holding back information” on the rapist and endangering women”.

A public inquiry may have stopped Fyfe. It may have saved Theresa Pearson’s life. Instead Fyfe preyed on women for another 16 years.

This is Who Killed Theresa.

For an interactive map of today’s story click here: https://www.google.com/maps/d/u/0/edit?mid=1i9Q0sHhPWK-l7vF4VxwMHnNapFUZTZcK&ll=45.50779221830829%2C-73.74434669256499&z=12

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“Renewed, it fought
As if it had a cause to live for
Denied, it learned
As if it had sooner been destroyed

Providing, deciding
It was soon there
Squared to it, faced to it
It was not there”

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Lison Blais – Assassiné en 1978

Lison Blais

Je suis amie avec la sœur de Lison. Comme c’est aujourd’hui le 42 anniversaire de son meurtre non résolu, nous devons l’honorer.

Lison Blais, 17 ans, a été trouvée par un étranger, Rudolf Pacesa, dans la ruelle à l’arrière de la résidence où elle vivait avec ses parents au 4685, rue Christophe-Colomb à Montréal. Elle était presque nue et avait été agressée sexuellement avec un objet. Lison Blais a été frappée à la tête avec une brique et elle avait des marques de strangulation au cou. Son linge et son sac à main n’ont pas été retrouvés.

La Presse, 1978

Elle était sortie avec des amis au Bar Chez Philippe, sur St-Laurent à Montréal, endroit qu’elle a quitté vers 3 h 25 cette nuit-là.



J’ai trouvé un article d’opinion dans Le Devoir de l’automne 1978. Il a été écrit par Pierre Godin et la journaliste Micheline Lachance en réaction à un article que Renee Rowan avait écrit pour célébrer 10 ans d’activisme du mouvement féministe à Montréal. Rowan était un habitué du Devoir, travaillant aux côtés de journalistes masculins dans ce qui à l’époque était considéré comme une profession masculine.





Le Devoir était (est?) Le plus conservateur des journaux québécois. À la différence des tabloïds, du Journal de Montréal ou d’Allo Police, ils ne se pencheraient jamais pour dénoncer des crimes et des meurtres, et Godin et Lachance reprochent à Rowan la tâche suivante:

“Sans doute pour vous, madame Rowan, est-ce du jaunisme ou du sensa ­ tionnalisme que d étaler sur la place publique le sort réservé parfois aux jeunes filles de 15 ans (17), comme Lison Blais, qu’ on viole et à qui on fracasse le crâne en pleine rue? Votre journal, madame, ne se serait pas abaissé à mentionner un tel fait divers.”

Cela témoigne du dossier que Le Devoir a rarement signalé un homicide féminin lié à la violence domestique ou sexuelle. Ils étaient trop occupés à écrire sur les notions élevées du souverainisme et du nationalisme québécois. Mais ce n’était pas seulement Le Devoir. La mort de Lison Blais en 1978 a été l’un des meurtres les plus sous-déclarés de cette époque, car l’appétit pour de telles histoires effroyables s’est lentement dissipé dans les années 1980.



De plus, comme l’histoire a été écrite en septembre 1978 et que Godin et Lachance choisissent de distinguer un meurtre qui s’est produit trois mois plus tôt, cela témoigne du fait qu’il s’agissait d’un été relativement calme pour un meurtre à Montréal. L’année précédente, c’était un bain de sang.

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Lison Blais – June 4, 1978

Lison Blais

I am friends with Lison’s sister. As today is the 42 anniversary of her unsolved murder, we should honour her.

17-year-old Lison Blais’ body was found by a stranger, Rudolf Pacesa, on June 04, 1978, in the alley behind her home, where she lived with her parents, at 4685 Christophe Colomb Street in Montréal. She was almost fully naked had been sexually assaulted with an object, hit in the head by a brick, and had strangulation marks on her neck. Her clothes and purse were not found.



She had been out with friends at le Bar Chez Philippe on St-Laurent boulevard in Montreal. She left the bar around 3:25am.


Blais’ murder was one of the most under-reported of that era, which makes this editorial from Le Devoir in the fall of 1978 all the more interesting. It’s written by Pierre Godin and the journaliste Micheline Lachance in reaction to an article Renee Rowan had written celebrating 10 years of activism of the feminist movement in Montreal. Rowan had been a fixture at Le Devoir, working along side male journalists in what at that time would have been considered a man’s profession.






Le Devoir was (is?) the most conservative of Quebec newspapers. Unlike the tabloids, Journal de Montreal or Allo Police, they would never stoop to report on crime and murder, and Godin and Lachance take Rowan to task for this:


“No doubt for you, Ms. Rowan, is it yellow or sensationalism to spread out in the public square the fate sometimes reserved for 15-year-old girls (17), like Lison Blais, who are raped and whose heads are smashed in the middle of the street? Your newspaper, madam, would not have stooped to mention such a news item.”


This speaks to the record that Le Devoir rarely reported female homicide related to domestic or sexual violence. They were too busy writing about high-minded notions of Quebec sovereigntism and nationalism. But it wasn’t just Le Devoir. As stated, Lison Blais’ 1978 death was one of the most under-reported murders of that era, as the appetite for such lurid stories slowly faded into the 1980s.




Also, as the story was written in September of 1978, and Godin and Lachance choose to single out a murder that occurred three months earlier, this speaks to the fact that it was a relatively quiet summer for murder in Montreal. The year before was a blood bath.

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Noir et Blanc – Les meurtres de Diane Déry et Mario Corbeil



* Un grand merci à Micheline Lampron pour m’avoir aidé avec la traduction.

Les cas qui nous restent en tête sont ceux pour lesquels aucune théorie n’explique les faits de façon entièrement satisfaisante. L’autre jour, je parlais de ce casse-tête avec mon ex-épouse, Elisabeth. Elle me disait qu’elle était de nouveau devenue un peu obsédée par le cas de JonBenét Ramsey. À différents moments de sa vie, en considérant la preuve, elle en est venue à soupçonner la mère, le père, puis un étranger. Elle est désormais convaincue que c’est le frère qui a fait le coup.

C’est même vrai à propos du cas de ma sœur, particulièrement en ce qui concerne le lieu où elle se trouvait et où elle se dirigeait avant de mourir. L’explication la plus simple veut que le vendredi 3 novembre elle ait fait du pouce de Lennoxville jusqu’à la résidence étudiante, située à Compton, environ 14 km plus loin. Elle ne serait jamais arrivée au dortoir car la personne qui l’a fait monter dans sa voiture l’a tuée et s’est débarrassée de son corps 1,6 km avant les limites de la ville de Compton.

Alors, comment expliquer le témoignage de cette compagne de résidence, Sharon Buzzee, qui a déclaré avoir parlé à Theresa dans la cage d’escalier ce même soir, vers les 21 heures? Cela nous amène à la deuxième explication possible, à savoir que Theresa est bien parvenue à son dortoir. Elle se serait affairée un peu, et aurait décidé d’aller s’acheter des cigarettes au bistrot du coin, l’Entre-Deux. Ce serait à ce moment-là seulement qu’elle aurait été enlevée, assassinée puis abandonnée à la périphérie du village.

Aucune de ces deux explications n’est pleinement satisfaisante. La première est la plus impeccable. Mais, encore une fois, que faire du compte rendu de Sharon Buzzee? Celle-ci a toujours répété, au fil des décennies, qu’elle ne s’était pas méprise sur le soir où la rencontre dans l’escalier avait eu lieu. De plus, elle a donné des informations particulières qui confirmaient que la conversation avec Theresa ne pouvait pas avoir eu lieu un autre jour que le vendredi 3 novembre : des éléments de cette conversation concernait la partie éliminatoire que l’équipe de football du collège avait le lendemain. Les deux filles ne pouvaient avoir parlé que ce soir-là parce qu’une seule partie des Cougars de Champlain devait avoir lieu à l’automne 1978. La partie du samedi 4 novembre était une partie du premier tour. Les Cheetahs de Vanier avaient battu les Cougars 50 à 3, et le collège Champlain avait été éliminé de la série.

La deuxième théorie a du sens, si ce n’est qu’elle comporte un nombre croissant d’invraisemblances. Pour que cette théorie soit valable, il faudrait que Sharon Buzzee ait été la seule personne à avoir vu ˗ ou pensé voir ˗ Theresa à 21 h 30 ce soir de novembre (Il y a eu un autre témoignage selon lequel elle a été aperçue dans la cuisine, mais le témoin en question ne s’est pas déclaré avant qu’il se soit écoulé six mois. Il est très probable que ce témoin ait confondu la fin de semaine où elle a vu Theresa.).

On a dit à l’époque que la soirée avait été tranquille au dortoir King’s Hall. Mais s’agissant du domicile de 200 étudiants, quelqu’un d’autre se serait sûrement souvenu d’avoir vu Theresa.

Tout aussi problématique est le fait qu’il faut maintenant croire que Theresa était encore en vie après l’épisode d’auto-stop et qu’elle soit tombée entre les mains d’un prédateur épiant sa victime dans une voiture entre la résidence étudiante et le bistrot L’Entre-Deux, un tronçon de 1,6 kilomètre seulement. Possible, je suppose, mais quelque peu insatisfaisant comme explication.

Theresa n’aurait pas fait du stop pour une si courte distance. Il ne reste qu’à supposer qu’elle a été poussée dans un véhicule contre son gré, non sans avoir beaucoup résisté. Il y a des maisons tout le long du chemin, sur de petits terrains, très près de la route.

On pourrait continuer ainsi, comme dans un raisonnement par l’absurde d’un tableau d’Escher.

Mario Corbeil et Diane Déry

Les meurtres de Diane Déry et Mario Corbeil, en 1975, sont un casse-tête du même type. Les pièces continuent de tourner aléatoirement dans notre esprit parce qu’aucune explication ne semble pleinement satisfaisante. S’ils ont été tués dans les bois par des jeunes mécontents du voisinage, comment ces derniers se sont-ils rendus là? Étaient-ils dans les bois en train de les épier, attendant de les prendre au piège? Improbable. Ont-ils dévalé la rue et dépassé la moto de Mario? Impossible. Mais je vais trop vite ici. Avant de présenter de l’information nouvelle, commençons par un résumé de ce qu’on sait jusqu’à présent, en incluant les nouveaux éléments dévoilés dans le documentaire de Radio-Canada, Le dernier soir (La série a récemment été diffusée au Québec.).

Bref résumé du cas Déry-Corbeil

Diane Déry, 13 ans, et Mario Corbeil, 15 ans, demeuraient tous deux près du boulevard Roland-Therrien dans la banlieue de Longueuil, au sud-est de l’Ile-de-Montréal. Le soir du mardi 20 mai 1975, à l’heure du souper, Mario étrennait sa nouvelle moto rouge de marque Kawasaki, cadeau de ses parents. Il avait offert plusieurs balades à ses amis ˗ et ce qui suit est important à souligner ˗, des va-et-vient sur l’artère principale Roland-Therrien, qui se terminait au sud-est de leurs maisons, par un chemin de gravier puis une zone boisée, aux limites de Longueuil et de Saint-Hubert, confinant à la base militaire canadienne de Saint-Hubert.

La moto Kawasaki rouge de Mario Corbeil

Aux environs de 20 h, Mario a fait faire un tour à Diane. Apparemment (possiblement), les deux étaient attentionnés l’un pour l’autre. Ils sont disparus dans la zone boisée, et c’est la dernière fois qu’ils ont été vus vivants. Une fouille a commencé vers 22 h mais n’a rien donné. Le lendemain matin, aux alentours de 7 h 30, Déry et Corbeil ont été découverts dans un champ à proximité du boisé où ils avaient été aperçus la dernière fois sur la moto.

Mario avait reçu six balles : 2 dans la tête (une à travers la mâchoire droite et une du côté droit de la tête; une dans le dos du côté droit (la balle sortant à la base du cou, du côté droit); une dans la fesse droite, une dans la cuisse droite et une dans le biceps gauche. Diane avait reçu deux balles, l’une à la tête et l’autre à la poitrine. On a déterminé que ce dernier tir, à travers l’aisselle, avait été fait à bout portant. Diane était étendue sur le dos. Elle avait été violée ou agressée sexuellement (Il y a eu beaucoup de spéculation à ce propos.). Le corps de Mario avait été placé sur celui de Diane. Il y avait eu saignement dans la zone rectale, ce qui a laissé croire à certains qu’il avait pu lui aussi être agressé sexuellement.

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Ce que je vais maintenant vous présenter provient du chercheur documentaliste Éric Veillette. Éric maintient le site internet Historiquement logique. Il est l’une des rares personnes à poser directement la question « S’agissait-il d’un crime sexuel? ». À l’époque des faits, même la police n’a considéré sérieusement cette possibilité.

Éric Veillette

Il n’est mentionné nulle part qu’une analyse d’échantillons, par exemple de sperme ou de cheveux, a été faite ˗ bien que nous sachions qu’un cheveu n’appartenant pas à Mario a été prélevé sur lui. Il faut garder à l’esprit qu’on était en 1975, période précédant dans une certaine mesure l’avènement des sciences criminalistiques. Mais cela demeure étrange. Aussi, l’autopsie et les rapports de police n’ont jamais formellement indiqué si Diane et Mario étaient nus ou habillés. Nous présumons qu’ils étaient nus car un rapport mentionne que Diane avait des marques dans le dos, attribuables à des branches ou de l’herbe drue.

Veillette s’interroge :  S’ils étaient nus, pourquoi? Était-ce une mise en scène?  Il poursuit :

Si cette mise en scène est véridique, il faudrait peut-être envisager la possibilité que les victimes aient été placées dans cette position alors qu’elles étaient encore en vie, ce qui entraînerait automatiquement l’élément de l’humiliation. Cette théorie semble trouver des appuis avec les trajectoires de tir. La plupart des trajectoires des projectiles qui ont atteint Mario Corbeil suggèrent que les tirs ont été faits en provenance de différentes directions et alors qu’il était étendu sur le ventre. Soit il y avait un seul tireur qui s’est déplacé entre chaque tir ou alors il y avait plusieurs tireurs.

En fait, ces deux blessures par balle pourraient plutôt nous laisser croire qu’elle a été exécutée la dernière. En admettant que Diane et Mario aient été forcés de se déshabiller de leur vivant pour créer cette mise en scène humiliante, Diane a été forcée de s’allonger la première et Mario par-dessus elle. Ensuite, les agresseurs les ont-ils obligés à faire certaines choses?

https://historiquementlogique.com/2019/07/08/diane-dery-et-mario-corbeil-1975/

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Plusieurs questions ont tourné autour de l’arme utilisée, un fusil Cooey Sure-Shot de calibre 22. Quoique meurtrière, cette arme était considérée comme une arme de débutant destinée aux jeunes garçons. Dans une précédente publication, j’ai souligné que le Cooey était annoncé pour les jeunes garçons dans la rubrique des sports des journaux locaux pendant la période de Pâques, en 1975. Le documentaire Le dernier soir a insinué que Diane avait pu recevoir la première balle par derrière sur la moto de Mario. Depuis, plusieurs personnes ont mentionné que le calibre du Cooey était probablement trop faible pour cela. En fait, beaucoup de gens ont dit qu’en raison de son petit calibre, un Cooey n’aurait aucunement pu être l’arme utilisée. Éric Veillette fournit une explication crédible à propos du Cooey :

Annonce du Cooey, circulaire Canadian Tire ˗ La Presse, 24 mars 1975

Après avoir tiré sur Mario, ils se sont peut-être rendu compte que les projectiles de petit calibre n’avaient pas traversé complètement le corps de Mario et que Diane était toujours vivante. Ainsi, un ou deux tireurs se seraient penché pour effectuer les deux tirs fatals. En fait, les deux tirs dont Diane a été victime ont parfaitement pu se faire alors que Mario était étendu par-dessus elle. L’un est entré par l’aisselle et l’autre derrière la tête, alors qu’elle tentait – peut-être – vainement de détourner son regard de l’un des tireurs.

https://historiquementlogique.com/2019/07/08/diane-dery-et-mario-corbeil-1975/

Après avoir exposé le « plausible-possible », Veillette propose une assez bonne théorie en ce qui concerne le type de personne qui aurait pu commettre les crimes :

À tout le moins, la préméditation pour le meurtre de Diane est pratiquement impossible puisque le ou les tireurs ne pouvaient prévoir à l’avance que Diane serait de cette balade. La rencontre dans les bois a-t-elle été fortuite? Y a-t-il eu une confrontation? Avait-on des comptes à régler? Ou alors était seulement le crime gratuit d’un psychopathe en devenir?

https://historiquementlogique.com/2019/07/08/diane-dery-et-mario-corbeil-1975/

Qui, en effet…

Le documentaire Le dernier soir présente un profil très détaillé, logique, fouillé et savamment présenté indiquant ce ou ces suspect(s) : un adolescent, ou peut-être un groupe d’adolescents ayant un « chef » (meneur) ayant l’habitude de chasser ou de se pratiquer au tir dans ces bois. Peut-être quelqu’un qui en voulait à Mario.

Avec ce que savons de Longueuil à cette époque, la présence d’une bande de jeunes maraudeurs ne serait pas surprenante. Deux semaines avant les meurtres, le journal La Gazette rapportait une vague de crimes commis par des adolescents déferlant sur la région de Montréal, 47 % de tous les crimes au cours des trois premiers mois de 1975 étant le fait de personnes âgées de moins de vingt ans.

Le suspect principal dont il est question dans le documentaire Le dernier soir est devenu un membre influent du crime organisé dans la région montréalaise. Avec le temps, il est devenu tellement dangereux que le gouvernement canadien l’a extradé en France, où il était né. À la fin du documentaire de six épisodes, nous nous sentons frustrés et impuissants à l’idée que cette personne ne sera probablement jamais traduite en justice.

C’est une théorie. Je peux vous dire maintenant que même les producteurs du documentaire ne prêtaient pas entièrement foi en ce qu’ils avaient avancé.

Longueuil en 1975

Le raisonnement derrière le documentaire Le dernier soir s’appuyait en gros sur des documents jusque-là inconnus, découverts dans les voûtes de la Bibliothèque nationale du Québec, BAnQ. Bien qu’elle soit nouvelle pour nous, la majeure partie de cette information devait être connue des gens de Longueuil en 1975. Dans une rare démonstration de transparence policière, les enquêteurs de Longueuil avaient alors exposé l’ensemble du cas et de leur stratégie dans un article publié dans le journal La Presse, deux semaines après la découverte des corps.

Article sur Déry et Corbeil, La Presse, 3 juin 1975

Dans cet article, le journaliste Normand Gilles révèle ce qui suit :

«L’hypothèse d’un maniaque sexuel hantant les bois de Longueuil à la recherche de jeunes filles innocentes est désormais exclue. C’est du moins ce qu’a conclu l’enquête policière sur le double assassinat de Diane Déry, 13 ans, et de son compagnon de moto, Mario Corbeil, 15 ans, dont les corps remplis de balles ont été retrouvés … dans un champ bordant l’avenue Vauquelin, à Longueuil. La police pense maintenant que les deux adolescents ont été abattus par trois ou quatre jeunes hommes de moins de 20 ans qui pratiquaient le tir à la carabine de 0,22. Les adolescents qui ont été vus au même endroit, pratiquant leur sport favori dans les jours précédant le crime, ne sont pas revenus depuis et font l’objet d’une fouille intense par la police… »

Le sergent-détective Renault Lacombe expose ensuite toute sa théorie concernant ce qu’il croit qu’il s’est passé.

Lacombe a expliqué le double meurtre de cette façon: le jeune couple entrerait dans la zone boisée, et l’un des tireurs tire un coup près de la fille pour lui faire peur, mais le coup frappe accidentellement [la fille] dans le bras, et cela provoque Mario. Il y aurait alors un combat, et les tireurs ouvriraient alors le feu sur les deux, principalement sur Mario. Ils allaient enfin essayer de déguiser ce qui s’était passé.

La formulation des mots est bizarre mais ce qu’elle implique est clair : l’agression sexuelle est ce qui constitue la « couverture » Un instant! Quoi? Ces chasseurs adolescents auraient agressé Diane sexuellement et possiblement Mario, mais tout ça ferait partie d’un plan judicieux pour couvrir leurs traces? Laissons cette possibilité de côté pour l’instant. Nous savons maintenant que les choses n’auraient pas pu se dérouler ainsi, étant donné que les résultats balistiques ont démontré que la balle que Diane a reçu dans le bras avait été tirée à bout portant. Si quelqu’un lui a tiré dans la tête alors qu’elle était à l’arrière d’une moto en mouvement, il faut que ce soit un tireur d’élite!

De toute façon, la police de Longueuil avait d’autres chats à fouetter que des meurtres d’enfants (rappelons-nous que le corps sauvagement battu de Sharron Prior avait été retrouvé seulement six semaines auparavant à 3,2 km de distance, le long du Chemin du lac). Dans le même article de La Presse, Normand Gilles poursuit en disant que la police de Longueuil avait été très occupée à tenter de résoudre le meurtre de Marcel Martel, mafieux appelé « les bras », pour être le bras droit de Frank Cotroni – le chef de la pègre de Montréal à l’époque. Le corps de Marcel Martel a été retrouvé le lendemain de la découverte des corps de Déry et Corbeil. Martel avait été abattu de plusieurs balles au Bar Astro (à l’époque le 1227, boulevard Curé-Poirier Ouest) et été abandonné dans un champ sur … le Chemin du Lac, comme vous l’aviez deviné!

L’inspecteur en chef Pierre Robidoux était sur la piste, lui à qui avaient été attribués les cas Déry, Corbeil et Prior :

«Nous savons qui a commis le meurtre de Martel. Nous avons des témoins oculaires. Nous recherchons deux gars, Jacques Legault, 35 ans, et Ronald Cormier, 19 ans, respectivement directeur et videur du bar L’Astro, contre lesquels le mandat du coroner a été obtenu. “

Legault a finalement été accusé du meurtre de Marcel Martel et condamné à une peine de 12 ans. Comme Déry / Corbeil, le meurtre de Sharron Prior n’a jamais été résolu.

Ce n’est pas la première fois que nous voyons ce genre de choses. Les meurtres d’innocents sont vite jugés, pendant que d’autres affaires considérées comme « plus importantes » par les corps de police québécois reçoivent plus d’attention. Cela a été le cas en 1970 lorsque l’enquête sur le meurtre de l’étudiante américaine Margaret Coleman a été retardée à cause de la crise d’octobre. À l’été 1994, il y a également eu report de l’enquête sur le meurtre de Mélanie Cabay, qui a permis à la police de se concentrer sur une (autre) guerre de motards.

À cette époque-là, Longueuil n’était pas un lieu sûr. J’ai déjà abordé le fait que dans les années 60 Trois-Rivières était une ville « à quartiers chauds », le genre d’endroit où aller pour satisfaire tous ses vices ( L’Affaire Dupont). Dans les années 70, Longueuil en était une mini-version sur la Rive-Sud de Montréal, avec ses parcs industriels et ses bars à gogo. Et la police municipale n’était pas d’un grand secours pour résoudre les crimes. J’ai déjà insinué que les policiers de Longueuil étaient incompétents. C’était pire encore. Ils étaient « mouillés », ce que les criminels devaient savoir, raison de plus pour vouloir commettre leurs délits à Longueuil.

L’inspecteur en chef Robidoux, par exemple, avait les mains pleines en 1975 avec les trois cas de Déry, Corbeil et Prior. En 1980, il devenait chef de la police de Longueuil. L’année d’avant, Jacques Déry avait supplié le ministre de la justice en poste, André Bédard, de transférer le dossier de sa fille Diane à la Sûreté du Québec. Le 2 octobre 1979, un garçon de 17 ans était tué accidentellement par balles tandis qu’il se tenait debout dans un abri de chasse aux canards le long du fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Longueuil. En moins d’un mois, le cas était passé de la police de Longueuil à la Sûreté du Québec. Il s’agissait d’un accident de chasse aux canards. Comment la police de Longueuil a-t-elle pu foutre en l’air une enquête sur un accident de chasse aux canards?

L’arrivée en poste de Robidoux a coïncidé avec une série de différends avec la police de Longueuil concernant le travail et le salaire. Les policiers dénonçaient alors les longues heures de travail et la trop lourde charge. En 1982, de graves problèmes commençaient à émerger. Le journal La Presse a rapporté que la police de Longueuil conservait un « dossier noir » de fichiers secrets. Robidoux parlait d’un profond malaise dans son service et de révélations troublantes. Les officiers ont commencé à se présenter au travail sans porter l’uniforme. Le chef les a sommés de le porter, sans succès. En avril 1983, Robidoux s’est fait prendre à modifier les feuilles de temps d’un groupe privilégié de policiers, ce qui lui a valu une amende de 100 $.

En 1987, il a quitté les forces de l’ordre, pour être nommé rapidement au poste de directeur général de la Ville de Longueuil. Deux ans plus tard, un incendie apparemment involontaire a complètement rasé sa toute nouvelle maison construite dans un récent lotissement de banlieue. Robidoux a terminé sa carrière municipale en étant accusé d’accepter des pots-de-vin. En 1991, il a été inculpé pour avoir reçu 165 000 $ en échange de son approbation de changements de zonage illégaux.

Faites ce que vous voulez de tout cela. That’s Longueuil!

Le texto

Avec un petit supplément d’histoire, cela nous met pas mal à jour par rapport au cas Déry-Corbeil. Pour être honnête, je suis un peu déçu de constater qu’il s’est écoulé près d’un an depuis la première diffusion du documentaire Le dernier soir et que rien n’a bougé. Comme je l’ai déjà dit, j’ai souvent connu la déception dans ce genre d’affaires. Ce que je suis sur le point de vous dire pourrait un peu expliquer pourquoi l’affaire Déry-Corbeil est tombée dans les mains d’enquêteurs en herbe. Mais avant d’aller plus loin, une petite explication s’impose quant à mon implication dans ce cas.

Au départ, j’ai écrit sur Déry et Corbeil car j’avais besoin de contenu pour faire un balado. Il y avait très peu d’information accessible sur ce cas. Mon souvenir était que le site web Quebec Unsolved Murders présentait un des seuls articles sur Diane et Mario, et que ce qui y était révélé (faux en grande partie) laissait le lecteur avec davantage de questions:

«Les deux jeunes ont été abattus et laissés dans un champ… Diane a été placée à moitié nue sur Mario. Nous savons cependant que la fille n’a pas été agressée sexuellement, mais Mario a été battu. Ce cas est toujours un cold-case. “

Je ne me lasse pas de le répéter : pour la police québécoise de l’époque, un énoncé comme « la fille n’a pas été agressée sexuellement » doit être interprété dans le sens le plus littéral. Il n’y avait pas de signes manifestes de viol, ni de preuve évidente quant à la présence de sperme. La principale aptitude que l’on doit posséder pour découvrir la vraie nature de ce crime – ici un crime sexuel – est le gadget qui manquait dans le coffre à outils de la police de Longueuil : l’imagination.

Lorsque j’ai fait un balado sur le cas il y a deux ans, ce n’était qu’une traduction en anglais de quelques articles trouvés dans les archives du journal Allo Police. Je me souviens que ma seule hypothèse était alors que les tirs ayant eu lieu très près d’une base militaire, on pourrait vouloir commencer la recherche d’un suspect à cet endroit. Pas mal comme la publication sur le site Quebec Unsolved Crimes, ce que j’avais avancé soulevait simplement encore plus de questions. Un auditeur du balado a posé les questions suivantes:

«Y a-t-il D. N. A.? quels détails n’ont pas été rendus publics? Qui sont les suspects? Quelles sont leurs histoires.? Mario avait-il des ennemis? quelle était la relation entre Mario et Diane? Qui étaient leurs amis? Y avait-il un ami jaloux? quelles institutions, le cas échéant, existaient dans la zone du crime? Psycho-services, hôpitaux, prisons, maisons de transition, établissements militaires, aéroports, cette affaire a-t-elle été classée ou non? Comment un cas comme celui-ci peut-il encore être froid et oublié en 2018? »

D’autres excellentes questions!

Six mois plus tard, quand les producteurs du documentaire Le dernier soir m’ont demandé de commenter le cas, c’était plus une vue d’ensemble de ma part. À quoi la mise en scène vous a-t-elle fait penser? Quelle était mon opinion relativement à la police de Longueuil, à l’historique de crimes non résolus à cette époque?

Manuelle Légaré et Monic Néron, Le dernier soir

Et prochaine, “the big kicker” ou J’ai dit :

Pour que quelqu’un sorte de l’ombre et admette qu’il sait ce qui est arrivé, il faudra du courage et le désir de prendre une certaine responsabilité.

S’il subsiste le moindre doute dans l’esprit des gens quant au fait que cette phrase ait pu être calculée, je peux maintenant dire qu’elle l’était. Les producteurs ignoraient que j’allais dire cela, mais je l’ai fait ˗ et je savais que je devais le faire. C’était un genre de supplication pour inciter quelqu’un à se manifester. Et cette tentative désespérée ne concernait pas seulement le cas Déry-Corbeil mais tous les cas non résolus du Québec.

Une personne s’est manifestée.

Durant la seconde diffusion du documentaire Le dernier soir, en janvier 2020, un homme m’a contacté ˗ appelons-le Mike ˗ me racontant qu’il avait grandi à Saint-Hubert au milieu des années 70. À l’hiver 1975, Mike vivait avec ses parents sur la base militaire (de Saint-Hubert), lorsque l’événement suivant a eu lieu (souvenons-nous que la base est située juste de l’autre côté de l’endroit où les corps de Diane et Mario ont été abandonnés:

«C’était une belle journée tranquille et ensoleillée, au milieu de l’après-midi, probablement samedi ou dimanche. C’était peut-être en février ou mars 1975, je ne suis pas sûr. Parce que le temps était doux, j’ai tendance à penser que nous étions proches du mois de mars. Un groupe d’amis a décidé de sortir dans les bois à l’arrière de C.F.B. St-Hubert pour jouer au hockey, sur un étang peu profond. J’étais là, même si je ne me souviens pas avoir mis mes patins, certains autres avaient des patins et certains jouaient avec des bottes. Je me souviens que quelqu’un m’a prêté un bâton. Les objectifs ont été définis par une paire de bottes à chaque extrémité.

À un moment donné, alors que nous jouions au hockey, nous avons entendu un seul coup de feu qui a touché l’une des bottes qui ont été utilisées pour les buts. Nous avons vu Danny, quelqu’un a dit qu’il avait un 22. Il était à environ 100 pieds. Je me souviens de lui rugissant de rire. Il ne s’est pas approché de nous, mais il a continué à aller où il allait. Je ne me souviens pas de ce que les autres ont fait mais je suis parti ne voulant pas le voir sur le chemin du retour. Danny a terrorisé tous les enfants de la base à ce moment-là. C’était un tyran.

Danny aimait faire peur aux autres enfants… Quand il était sur la patinoire, il faisait délibérément des claques qui frappaient les planches juste devant vous juste pour vous faire peur et vous avertir de ne pas vous gêner. C’était Danny. Un an plus tard, nous avons tous été surpris d’apprendre que Danny avait commis un meurtre. »

Danny n’est pas son vrai nom. Comme il était mineur à l’époque, il faut être prudent. Voici une carte que Mike a dessinée du secteur où l’incident a eu lieu, avec l’anneau de glace et l’endroit où se trouvaient les corps encerclés en rouge. Ces deux points sont à une distance d’environ 300 mètres.

Carte dessinée par Mike, fusillade au lieu de hockey sur étang

Et voici une photographie prise par ma sœur de mon frère et moi jouant au hockey sur étang à Montréal, sensiblement à la même époque, en 1975. C’est moi qui garde le but avec, je crois, des bottes pour délimiter les poteaux. Cette façon de jouer était très commune:

Photo prise par Theresa Allore d’Andre et John jouant au hockey sur étang, ve1975

Selon Mike, Danny vivait sur la rue Pine Circle (aujourd’hui Léry), sur la base militaire de Saint-Hubert, à l’époque des meurtres de Déry et Corbeil. Il était possible de couper à travers un sentier sur la base. Un peu moins d’un km plus loin, cela conduit directement à l’endroit où les corps de Diane et Mario ont été abandonnés.

Distance entre le domicile de Danny et le lieu où ont été abandonnés Déry et Corbeil

Un ami de Mike a croisé Danny des années plus tard. Ç’aurait été après qu’il a fait de la prison pour homicide involontaire. Danny lui a dit que l’incident de 1976 était « … un accident, que le fusil avait fait feu accidentellement et que son ami était mort ». Trois amis qui étaient tombés sur Danny dans un parc, à proximité, le soir de l’homicide involontaire, ont également été contactés. À l’époque, Danny reconnaissait qu’il avait tué son ami mais insistait sur le fait que c’était accidentel.

C’est à ce point-ci de l’histoire que je suis devenu très intéressé par Danny et que j’ai jeté un nouveau regard sur le cas Déry-Corbeil.

La première question a été : Qui Danny a-t-il tué en 1976? Les archives de journaux sur Internet n’ont été d’aucune utilité. Parce que Danny était un mineur anonyme à l’époque, l’incident n’était pas facile à repérer. Mike était certain que les journaux québécois de 1976 avaient dû en faire mention, mais il ignorait comment chercher l’article. Après avoir envoyé Mike passer les archives de BAnQ (Bibliothèque et Archives nationales du Québec) au peigne fin, j’ai déposé une requête à Service correctionnel Canada pour obtenir quelque information sur Danny quant à une liberté conditionnelle (nous avons supposé qu’il était devenu un « délinquant de carrière » ayant un long historique de crimes). Nous ne voulions pas que Mike fasse cette demande (les lois sur l’accès à l’information exigent que le nom de la personne qui fait la demande d’information soit révélé au détenu). Je fais régulièrement ce type de requête. Mike, de son côté, avait été voisin de Danny sur la base aérienne de Saint-Hubert. À ce stade, nous ne voulions pas qu’il sorte du placard.

Mike n’a pas mis beaucoup de temps à trouver ce que nous cherchions, dans le Journal de Montréal. La victime de la fusillade en 1976 était Ralph Edwards, 19 ans:

Ralph Edwards : abattu de deux coups de feu, en 1976, près de Saint-Hubert

Avec le nom de la victime, nous avons pu obtenir les résultats d’autopsie, le rapport du coroner et d’autres documents médico-légaux sur Ralph Edwards. À peu près à la même période, Service correctionnel Canada nous a fait cette réponse :

«Veuillez noter que la Commission des libérations conditionnelles du Canada ne peut donner accès à aucune décision rendue avant le 1er novembre 1992, conformément à nos procédures et à la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition. Par conséquent, nous ne sommes pas en mesure de rendre les décisions concernant la première peine du délinquant pour homicide involontaire.

Toutefois, veuillez noter que le délinquant a purgé une deuxième peine concernant des infractions de vol et de conduite. Cette deuxième phrase est survenue après le 1er novembre 1992 et à ce titre, nous pourrions vous fournir les décisions de cette dernière phrase si vous le souhaitez. »

Nous avions vu juste : Danny avait été un délinquant toute sa vie. Si vous avez déjà vu des documents portant sur les décisions entourant une libération conditionnelle, vous savez qu’ils commencent toujours par faire une description détaillée de l’historique des délits du criminel. Nous étions plutôt sûrs que les enregistrements des décisions rendues pour l’épisode du vol et de la conduite avec facultés affaiblies allaient fournir un “back door” sur le meurtre de Ralph Edwards en 1976. 

L’assassinat de Ralph Edwards

Le jeudi 13 mai 1976, en après-midi, Danny et Ralph Edwards ont contacté une connaissance ˗ Christian Lamoureux, 18 ans ˗ parce qu’ils cherchaient une auto pour se rendre à Sherbrooke faire un coup. « Je connaissais quelqu’un qui nous prêterait une auto pour la nuit », a dit Lamoureux dans une déposition. Les trois se sont rendus à Place Desormeaux, où ils se sont procuré un véhicule auprès d’un dénommé Pierre Trépanier. Ayant 17 ans, Danny était le plus jeune des trois, tandis que Ralph était le plus âgé (19 ans). Lamoureux ne les connaissait pas bien, mais Danny et Ralph étaient amis et ils parlaient tous deux anglais. Ils sont retournés à l’appartement de la sœur de Danny, à Longueuil, au 149 Terrasse Turgeon. À ce moment-là, Danny ne vivait probablement plus avec ses parents à la base militaire de Saint-Hubert. Ils ont bu de la bière, fumé un joint et un peu de hash, avant de se diriger vers Sherbrooke pour faire le vol à main armée.

Lamoureux a dit que Danny avait dessiné une carte du restaurant qu’ils allaient cambrioler ˗ le Marché du Nord ˗ à Sherbrooke (Dans son témoignage, Danny a déclaré que c’était Ralph qui avait fait la carte). Danny a fourni deux armes à feu : un revolver de calibre 32 et un fusil de calibre 410. Lamoureux et Danny ont tous deux affirmé qu’ils n’étaient jamais allés à Sherbrooke auparavant (Alors, le coup était-il une idée de Ralph?).

Carte du restaurant dessinée en vue du vol. (Dans l’enquête sur le meurtre de Ralph Edwards, on fait aussi référence à Danny par R.N.)

Le voyage à Sherbrooke a été difficile. Le tacot qu’ils avaient empruntée a calé et pétaradé tout le long. Les trois étaient inexpérimentés, et le vol ne leur a rapporté qu’un misérable 500 $. Sur le chemin du retour vers Longueuil, Danny conduisait pendant que Edwards et Lamoureux étaient accroupis dans le fond de l’auto afin de ne pas être repérés par la police. Edwards était en possession des armes à feu ainsi que du sac contenant le butin. Danny a dit qu’à un moment donné il a entendu un « clic » derrière lui provenant de là où Edwards était caché. Il a alors demandé à Edwards de lui donner les fusils et la valise, ce qu’Edwards a fait sans protester.

Christian Lamoureux, à l’enquête du coroner (Danny a le dos tourné)

Ce voyage de retour de Sherbrooke a aussi été une odyssée. Le tacot a continué de caler. Les trois jeunes se sont tellement mis à craindre d’être arrêtés par la police aux postes de péage autoroutiers qu’ils ont quitté l’autoroute principale et commencé à prendre des routes secondaires le long de la 112. Ils ont fait monter un autostoppeur, qu’ils ont déposé à Chambly. Ils se sont arrêtés à plusieurs reprises, une fois pour prendre quelques bières dans un bar en bordure de route. Ils étaient dans la peur constante de croiser des voitures de police. Tout ça pour dire que le voyage de retour à Longueuil a pris beaucoup de temps. Cela faisait beaucoup de temps pour penser (assez pour que Ralph sorte en douce du bar pour passer un coup de fil?).

Les témoignages de Christian Lamoureux et Danny concordent sur le fait que l’auto est tombée en panne à proximité de la route 112 et de l’aéroport de Saint-Hubert. Gardons en tête que cela est juste de l’autre côté de l’endroit où Déry et Corbeil ont été abandonnés et de l’emplacement du hockey sur étang, où la fusillade a eu lieu. Ces incidents se sont produits à la lisière est de la base de Saint-Hubert. La voiture est tombée en panne à la lisière ouest, un peu plus de 1,6 km plus loin. Les trois jeunes ont abandonné le véhicule ˗ il était tôt le lendemain matin, le 14 mai ˗ et se sont mis à marcher en file indienne le long de la route. Au même instant, ils ont repéré une auto-patrouille venant à leur rencontre. Alors ils ont coupé par un escalier situé è la jonction des routes 112 et 116 (Cet escalier, qui existe toujours, débouchait à l’époque à la gare du Vieux-Longueuil sur le chemin de l’aéroport.).

À ce moment-là, selon le témoignage de Christian Lamoureux :

« Soudainement, j’ai entendu un tir… et j’ai vu Ralph qui était tombé sur les genoux et s’était écrasé par terre. »

Le fusil de calibre 410 avec lequel Ralph a été tué

Lamoureux a ajouté qu’il a vu Danny frapper Ralph au visage avec la crosse du fusil. Il lui a dit d’arrêter à plusieurs reprises.

Lors de l’enquête, Danny a cherché à soutenir qu’il essayait seulement de se débarrasser du fusil. Il l’aurait lancé en direction de Ralph, et il se serait déchargé accidentellement. Quelques secondes plus tard, le fusil se serait déchargé de nouveau! Danny a déclaré qu’il était en état de panique. Lamoureux a affirmé que Danny avait frappé Ralph de façon répétée avec la crosse du fusil.

« Coroner : Vous étiez-vous disputés?

Danny : Non, nous n’avons rien dit.

Coroner : Vous avez dit que vous avez tiré sur lui une deuxième fois et ensuite frappé à la tête?

Danny : Oui

Coroner : Pour aucune raison?

Danny : Non. J’avais perdu la maîtrise de moi-même.

Coroner : Avez-vous frappé Christian Lamoureux?

Danny : Non, je ne l’ai jamais frappé. »

Ralph Edwards, 14 mai 1976

Durant toute l’enquête du coroner, les médias d’information ont rappelé sans relâche que Ralph Edwards était un immigrant noir illégal venant de Trinidad.

« … Ralph Edwards, un Noir de 19 ans, qui habitait illégalement au pays depuis l’an passé. »

L’enquête du coroner a déterminé que Ralph Edwards était mort des suites de multiples perforations au cerveau, au cœur et aux poumons résultant de blessures par balles. Danny a été condamné à neuf ans de prison pour homicide involontaire et vol à main armée. Le motif invoqué était « de se procurer de l’argent pour acheter de la drogue ». La sentence de Christian Lamoureux n’est pas connue, bien qu’il ait été représenté par l’avocat de la défense très en vue Frank Shoofey, assassiné en 1985 dans son bureau de Montréal alors qu’il y travaillait tard le soir.

Frank Shoofey avec son client, Christian Lamoureux

La Presse, 27, Mai 1976

Après le procès


Il est important de préciser que nous avons contacté les producteurs du documentaire Le dernier soir pour leur faire part de toute l’information liée à cette histoire jusqu’à ce point. Je (nous) voulais être sûr qu’ils n’étaient pas en train de travailler à une suite de leur documentaire ou de projeter une deuxième série. Ils nous ont dit que ce n’était pas le cas et nous ont donné le feu vert pour poursuivre notre histoire.

Comme il a été mentionné, les registres de décision en matière de libération conditionnelle révèlent que Danny a effectivement fini par devenir un criminel de carrière. En 2009, il se voyait refuser une semi-liberté. À l’époque, il était en prison pour une peine de six ans, huit mois et dix jours pour sa seconde peine fédérale, soit approximativement sept ans pour « Vol, utilisation dangereuse d’un véhicule automobile et délit de fuite lors d’une poursuite par un agent de la paix ». En 2005, Danny s’était servi d’un pistolet pour dévaliser une banque (2000 $). Il avait ensuite dérobé 370 $ et 30 paquets de cigarettes dans une station-service à l’aide d’un fusil à plomb et une machette. Lorsque la police a essayé de l’intercepter lors de ce deuxième vol, Danny a roulé sur les bordures de trottoirs jusque dans un stationnement afin d’échapper à la poursuite. Il est alors entré en collision avec un autre véhicule de patrouille pour ensuite se sauver à pied. Il s’est débattu mais a finalement été appréhendé après une descente à haut risque. Il a dit aux policiers qu’il n’avait pas plus de raison de vivre et qu’il n’avait d’autres moyens que la criminalité pour soutenir sa dépendance aux médicaments contre la douleur. Son dossier indique que la police soupçonnait Danny d’avoir commis plusieurs autres vols dans le même secteur, certains avec un complice et en ayant recours à des armes et à la violence.

La décision du registre indique :

«… La corrélation directe entre les dépendances à l’alcool et aux drogues et votre comportement criminel violent et potentiellement violent sur une période de plus de 30 ans. Vous n’avez pas encore abordé ce facteur clé et votre participation sporadique aux réunions anonymes des alcooliques au sein de l’établissement est certainement insuffisante pour atténuer votre problème chronique dans ce domaine. »

Le jugement signale ensuite que Danny avait commis plusieurs offenses similaires, mais pas au niveau fédéral, impliquant la conduite avec facultés affaiblies, le vol, la possession et la vente de drogues illégales, la violence et des tentatives d’évasion. En élaborant son jugement, la Commission des libérations conditionnelles a rapporté que, selon l’information statistique, il y avait 50 % de risques que Danny récidive au cours des trois années suivant sa libération.

Sur la fusillade de Ralph Edwards, en 1976, la Commission a dit ceci :

«En matière de violence, vous avez reçu votre première peine fédérale de neuf ans en 1977 pour homicide involontaire et vol à main armée relativement à des infractions commises dans la province de Québec avec deux complices afin d’obtenir de l’argent pour acheter de la drogue. Vous étiez apparemment tous sous l’influence de drogues et d’alcool à l’époque. Bien qu’il existe différentes versions des détails entourant cette infraction dans votre dossier, il est rapporté que vous êtes entré dans un restaurant avec un revolver de 0,38 en main et que vous avez demandé de l’argent pendant que vos complices attendaient dans un véhicule volé. Lorsque le propriétaire du restaurant a résisté, vos complices sont entrés dans les locaux dans le but de vous aider. Vous avez réussi à voler les installations et à fuir les lieux, mais le véhicule est tombé en panne et vous avez continué à pied. Vous avez finalement été repéré par la police, moment où vous avez tiré sur l’un de vos complices à deux reprises, puis l’avez frappé à la tête avec la crosse de votre arme. La victime a succombé à ses blessures. Bien que l’on ne sache pas pourquoi vous avez abattu votre complice, vous avez fourni diverses explications dans le passé qui suggèrent que l’infraction était accidentelle en raison de la panique, de l’intoxication et du fait que vous ne saviez pas que l’arme à feu était chargée. Aujourd’hui, vous avez indiqué que vous jouiez. Cependant, il est également mentionné dans votre dossier que vous avez peut-être tiré sur la victime parce que vous pensiez qu’il vous avait dénoncé, vous et le vol, aux autorités. Vos souvenirs limités et votre réticence à discuter ouvertement de ces infractions n’ont pas permis d’élucider davantage cette question aujourd’hui. »

En 2012, Danny a obtenu une libération d’office, assortie des conditions suivantes : s’abstenir de drogue et d’alcool et éviter de fréquenter certaines personnes. Au moment où j’écris ces lignes, Danny n’est détenu dans aucun établissement fédéral canadien.

Qu’est-ce que le Noir a dit?

Qu’est-ce que Ralph a dit? Retournons à l’enquête du coroner. Plusieurs avocats ont tenté de faire dire à Christian Lamoureux la nature d’une présumée dispute entre Danny et Ralph. Un de ceux-ci a demandé s’il y avait eu une altercation, un échange de mots après que l’auto a tombé en panne. Christian a répondu qu’il ne le savait pas car il ne comprenait pas l’anglais. « Mais vous comprenez Hold-up» a dit l’avocat, « vous comprenez ce qu’est une dispute. »

Q. « Ralph qui? Vous souvenez-vous de son nom de famille?

R. Edwards

Q. Est-il blanc ou noir?

R. Noir…

Q. Ont-ils échangé des mots?

R. Non

Q. Pensez-vous qu’il est possible qu’il y ait eu une dispute entre eux?

R. Non

Q. … Alors, vous êtes sur la route, à pied depuis que l’auto est tombée en panne. C’est Danny qui a l’argent dans ses poches?

R. Oui

Q. Et il n’y avait pas de discussion à propos du partage de l’argent à ce moment-là?

R. Non, on n’en avait pas parlé.

Q. Bien, c’est spécial que là où vous en étiez, en route vers la maison de Danny, vous n’ayez pas discuté du partage de l’argent.

R. Oui. »

———————-

Hypothèses

Qu’est-ce que le Noir a dit?

Qu’avons-nous jusqu’à maintenant pour relier les meurtres de Déry et Corbeil à la fusillade de Ralph Edwards? Il faut toujours commencer par la géographie. Danny peut être placé à trois endroits à l’intérieur d’un peu plus de 1,6 km à peine de l’endroit où Déry et Corbeil ont été abandonnés. À l’époque des meurtres, il vit à environ un km du lieu où les corps ont été laissés. Quelques mois avant les meurtres, il se trouve là où se joue le hockey sur étang, à 1000 pieds du lieu d’abandon des corps. Et un an plus tard, il tue Ralph Edwards le long du Chemin de l’aéroport, à environ deux km du lieu où Déry et Corbeil ont été retrouvés:

Déry-Corbeil / Ralph Edwards, carte des scènes de crime

Carte ici: https://www.google.com/maps/d/u/0/edit?mid=15KYqUHtBNp8xX72SgMt0EAs0DO2GCVVJ&ll=45.517586975859736%2C-73.45054684954596&z=14

Il y a le fait curieux que la fusillade de Ralph Edwards, le 14 mai 1976, se soit produite très près du 20 mai, date anniversaire des meurtres Déry-Corbeil en 1975 (Est-ce que la panne d’auto a remué des souvenirs? Est-ce que Ralph a dit quelque chose à propos de cet événement?).

L’arme utilisée pour les deux fusillades est une carabine : Déry et Corbeil ont été tués avec une 22 et Edwards avec une 410. Ensuite, il y a les scènes de crime qui semblent assez différentes à première vue : on imagine celle d’Edwards très chaotique (Danny était en état de panique), tandis que celle de Déry-Corbeil présente des éléments de mise en scène (un corps placé sur l’autre, comme pour simuler une relation sexuelle). Néanmoins, dans les deux crimes il semble y avoir surenchère. Était-ce nécessaire de tirer six fois sur Mario? Pourquoi Ralph a-t-il été battu de façon répétée avec la crosse d’un fusil? Pourquoi tirer dans le dos de Ralph pour ensuite le battre et lui tirer dans la tête, tout ça pendant que Christian l’exhortait d’arrêter?

Éric Veillette aurait-il raison?

La rencontre dans les bois était-elle accidentelle? Y a-t-il eu une confrontation? Les tireurs avaient-ils des comptes à régler? S’agit-il du crime gratuit d’un futur psychopathe?

Tandis que le documentaire Le dernier soir était diffusé pour la deuxième fois sur les ondes de Radio Canada, j’ai commencé à correspondre avec un ami criminologue à propos du cas Déry-Corbeil. Cela l’intrigué, alors je lui ai envoyé le fichier des documents portant sur le cas que j’avais accumulés. Il a commencé à regarder l’émission. Quand il a eu terminé, je lui ai demandé son avis. Je dois mentionner qu’il ne s’agit pas de n’importe quel criminaliste. Je n’ai jamais parlé de lui auparavant. Il est une sommité en matière de meurtres sexuels. Il pense que le suspect dont il a été question dans l’émission ˗ le jeune qui est devenu un meneur dans le crime organisé ˗ « n’est probablement pas le meurtrier ».

“Oui, il est probablement très antisocial, un meurtrier et un gars qui a été impliqué dans beaucoup de crimes mais je ne pense pas qu’il aurait fait quelque chose comme ça. Pour moi, c’est l’élément sexuel qui est la clé ici. Comme vous l’avez mentionné, la façon dont cela a été fait est très immature. En même temps, le délinquant devait faire quelque chose de sexuel à Dery (au lieu de quitter immédiatement la scène du crime après leur avoir tiré dessus). Ce n’est pas aléatoire. “

                                                                                                             ».

Certes, ce que nous savons de Danny jusqu’à présent ne laisse pas penser qu’il était un meurtrier sexuel, mais laissons cela de côté pour l’instant.

Ce que nous avons appris a été découvert seulement au cours du dernier mois, tandis que nous ficelions cette histoire. Je ne l’avais pas vraiment remise à plus tard. Si j’avais cru un tant soit peu que les policiers allaient donner suite je serais allé les voir immédiatement.

En me préparant à faire une mise à jour sur le cas Déry-Corbeil ˗ cette année marque le 45e anniversaire de leurs meurtres non élucidés ˗ j’ai relu les dossiers de la police, les documents que les producteurs du documentaire m’avaient initialement remis en 2018.

À un moment de l’enquête des années 70, l’inspecteur en chef Robidoux ˗ celui-là même dont la maison avait brûlé et qui recevait des pots-de-vin liés à l’urbanisme ˗ a été mis en présence d’un jeune informateur. Ce jeune, provenant du voisinage de Longueuil, a été le premier à mentionner que l’autre jeune ˗ celui qui est devenu un membre de la pègre ˗ pouvait être le meurtrier de Diane et Mario. Il a révélé plusieurs choses à Robidoux. Par exemple, il lui a dit que des jeunes avaient l’habitude de se tenir dans les bois à la limite sud du boulevard Roland-Therrien ˗ l’endroit où les corps ont été découverts ˗ et d’utiliser des fusils de type 22, 410 ou autre pour faire des exercices de tir à la cible.

Un jour, il a raconté à Robidoux quelque chose qui s’était passé quelques semaines après les meurtres:

 “une journée je décide d’aller à la chasse. Je partais moi, HE. et TC. Nous marchions dans le bois lorsque des coups de feu, les balles sifflaient chaque côté de nous. Alors je vis deux gars, un noir et un blanc. Je commençais avoir pensé à faire pareil comme si j’étais avec quelqu’un d’autre. Et alors je sortis du bois. Je me mis [à] courir chez moi, le soir même je suis allé voir Mme Déry le soir même, alors je lui ai expliqué ce qui s’avait [sic] passé mais j’avais une crainte d’aller voir la police, alors j’ai gardé ça secret »

Un Noir et un Blanc

« Alors, je vis deux gars, un Noir et un Blanc. »

Nous sommes revenus en arrière et avons vérifié auprès de l’un des autres garçons présents dans ce récit, « T.C. ». Il a confirmé que les choses s’étaient passées de la façon dont l’informateur les avait décrites. Quand on lui a demandé s’il se rappelait les avoir entendus parler et en quelle langue, il a dit « Ils semblaient parler en anglais ».

Qu’est-ce que Ralph Edwards a dit à Danny le soir de la fusillade, en 1976? Pourquoi battre quelqu’un avec la crosse d’un fusil et tirer sur lui deux fois en présence d’un témoin? Pourquoi risquer d’être arrêté à coup sûr? À moins que Ralph ait mentionné un autre assassinat. Les meurtres de Diane Déry et Mario Corbeil l’année précédente. Ralph a-t-il menacé Danny d’aller à la police ˗ s’il ne l’avait déjà fait ˗ et de leur rapporter ces meurtres s’il ne lui remettait pas l’argent du vol? Est-ce que Christian a entendu des bribes de conversation et prétendu ne pas comprendre l’anglais? Y a-t-il eu une escalade verbale au point où Ralph a nargué Danny au sujet de ses actes le soir des meurtres de Déry et Corbeil? Ça ne vaut pas la peine de mourir pour 500 $. On ne panique pas, on ne matraque pas quelqu’un au visage et on ne l’abat pas pour 500 $.

Nous finissions là où nous avons commencé. Cette théorie a aussi des failles. Elle n’est pas entièrement satisfaisante. Le criminologue pense qu’il s’agit d’un meurtre sexuel (Le délinquant avait besoin de faire quelque chose à caractère sexuel à Déry.), mais Danny n’a pas un historique de violence sexuelle en prison. Quoique nous ignorons ce que nous ne savons pas. À cause de son historique d’emprisonnement, Danny n’a peut-être pas eu le temps de devenir un véritable prédateur sexuel. Ou il était peut-être un meurtrier sexuel et il n’a jamais été arrêté pour ces crimes. Nous ne connaissons pas non plus les allées et venues de Danny entre 1982 et 1987. Pour cette période, c’est le noir absolu, et il y a un certain nombre de meurtres non résolus au Québec, incluant la région de Longueuil.

Il y a une autre possibilité encore : l’élément sexuel était-il « une folie à deux » Est-ce que Ralph, qui avait deux ans de plus ˗ à cet âge, deux ans semblent une éternité ˗ a provoqué Danny? Quelque chose d’intrinsèquement embarrassant s’est-il passé ce soir du 20 mai 1975? Ralph était-il le meurtrier sexuel, et le jeune Danny celui qui s’est laissé prendre dans sa déviance, poussé à faire des choses? Est-ce que Danny a commis les meurtres et Ralph les agressions sexuelles? Est-ce que Ralph a forcé Danny à faire des choses qu’il ne voulait pas faire? Encore plus de questions. Un autre casse-tête…

Et en fin de compte

Dans le documentaire Le dernier soir, une des sœurs de Diane se rappelle que la nuit où Diane a disparu, elle s’est couchée en observant le gyrophare situé au sommet de Place Ville-Marie. C’est un projecteur à quatre faisceaux qui peuvent être aperçus à une distance d’environ 60 kilomètres. Ce gyrophare est en quelque sorte devenu une lumière protectrice pour les Montréalais. De l’autre côté du Mont-Royal, j’avais aussi l’habitude de m’endormir en le regardant. Elle a dit que ce mardi soir 20 mai 1975, elle a espéré que cette lumière aiderait Diane à retrouver son chemin de retour.

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Noir et Blanc / The Déry – Corbeil Murders Reconsidered WKT4 #7



The cases that linger in our minds are the ones where no one theory fully satisfies an explanation of all the facts. I was talking about this puzzle the other day with my former spouse, Elisabeth. She said that she had – once again – become a little obsessed with the JonBenét Ramsey case. At different times in her life, when she had considered the evidence, she came to suspect the mother, or the father, then a stranger. This time she was convinced it was JonBenét’s brother that did it.

An old friend from Canada discovered I now work in Durham and asked if I had seen The Staircase, the Netflix documentary about convicted murderer Michael Peterson. Yes, in fact I used to see Peterson around city hall when he was the city hall reporter for the Herald Sun. “Really! What do you thing happened?” The owl did it, of course.

It’s even true of my sister’s case; specifically where she was, and where she was going the night she died. The simplest explanation is that on Friday, November 3rd, 1978 she hitchhiked from the town of Lennnoxville to the school residence, 9 miles away in Compton. She never made it to her dorm room because the person that picked her up murdered her and dumped her body about a mile before the Compton city limits.

Then how to account for the testimony of a fellow Compton boarder, Sharon Buzzee who claims to have talked her on the residence staircase about 9:00 p.m. that same evening? This leads to the second explanation. Theresa did make it back to her dorm. She briefly went about her business, then decided to walk into Compton to buy cigarettes at the local watering hole, Entre Deux. It was only then she was abducted, murdered, then dumped on the outskirts of the village.

Neither of these are very satisfying explanations. Theory number one is the cleanest. But what to make of Sharon Buzzee’s account? Buzzee has repeated over decades that she did not mistake which evening it was when the staircase encounter occurred. Further, she cited specific information that correctly identified that it could have only been on Friday, November 3rd that the conversation with Theresa took place: That some of their conversation mentioned the important playoff game the football team had the following day. It could only have been that evening that they conversed because there was only one important playoff game for the Champlain Cougars in the fall of 1978. The Saturday, November 4th game was a first-round match. The Vanier Cheetahs routed the Cougars 50 to 3, and Champlain was eliminated from the playoffs.

Theory number two makes sense were it not for an increasing stack of improbabilities. For this theory to work you would have to believe that Sharon Buzzee was practically the only person who saw, or remembered seeing Theresa around 9:00 p.m. that November evening (there was a second testimony given that she was spotted in the kitchen, but the witness didn’t come forward for another six months: it’s is very likely that this witness did in fact mix up which weekend she saw Theresa). It was said that it was a “quiet night” that evening in the dorms at King’s Hall, but this was the home to over two hundred students: surely someone else would remember seeing her?

Equally problematic, you now have to believe that Theresa survived the hitchhiking experience, only to fall victim to a predator who is lurking in a car along the one-mile corridor between the student residence and the watering hole, Entre Deux. Possible, I suppose, but somewhat unsatisfying. Theresa wouldn’t hitchhike a lift between such short distances, so we are left with her being pulled into the car against her will. She would not have done that without putting up considerable resistance. And there are houses all along that route, on small plots, very close to the road…

And on it on it goes, like some reductive ad absurdum Escher painting.

Diane Déry and Mario Corbeil

The 1975 murders of Diane Déry and Mario Corbeil are a similar puzzle. The pieces keep shuffling around in our mind because no explanation seems completely satisfying. If they were shot in the woods by disgruntled neighborhood kids, how did those kids get there? Were they lurking in the woods waiting to entrap Diane and Mario? Not probable. Did they run down the block outpacing Mario’s motorcycle? Impossible. I’m getting ahead of myself. Before offering some new information, let’s start with a summary of what we know so far, including new facts disclosed in the Radio Canada documentary, Le Dernier Soir (the series recently aired again on Quebec television).

Short Summary of the Dery / Corbeil Case

13-year-old Diane Déry and 15-year-old Mario Corbeil both lived near Boulevard Roland-Therrien in the suburb of Longueuil, just southeast off the island of Montreal. It was around supper time on the evening of Tuesday, May 20th, 1975, and Mario was enjoying his new red Kawasaki motorbike, his parents had given it to him as a present. Mario had offered several rides to his friends – and this is important – up and down the main drag of Roland-Therrien which ended southeast of their homes, turning into a gravel road, and eventually a wooded area, just before Longueuil ends and St. Hubert begins at the Canadian Forces Base, CFB St. Hubert.

Mario Corbeil’s red Kawasaki motorbike

Around 8:00 p.m. Mario gave a ride to Diane Déry, both were apparently / possibly sweet on each other. They disappeared into the wooded area, and this is the last time they were seen alive. A search began around 10:00 p.m. but turned up nothing. The next morning around 7:30 a.m. Déry and Corbeil were found in a field near the woods where they were last seen riding.

Mario had been shot six times; twice in the head (through the right jaw and the right side of the head), once in the right of his back (then exiting through the right lower neck), in his right buttock, his right thigh, and in the left bicep. Diane had been shot twice (the head and the chest, the shot to the chest – through her armpit – was determined to have occurred at close range). Diane was lying on her back. She had been raped and / or sexually assaulted (there is much speculation over this). Mario’s body had been placed on top of Diane, and there had been bleeding around his rectum area, suggesting to some that he too may have been sexually assaulted.

This next part that I’m about to share with you comes from the Quebec researcher, Eric Veillette. Eric maintains the website, Historiquement Logique, and he’s one of the few to explicitly ask the question, was this a sex crime? Not even the police in that era gave any meaningful consideration to this possibility.

Eric Veillette

No analysis is ever mentioned of any samples such as sperm or hairs – though we know that a hair was collected off of Mario which wasn’t his. You have to keep in mind this is 1975, so pretty much a pre-forensics era, but it is still curious. As well, the autopsy and police reports never explicitly state whether Diane and Mario were naked or clothed. We presume naked because the report mentions marks on Diane’s back attributed to branches or thick grass.

Veillette asks, if they were naked, then why? Was this staged? Was this a sexual crime? He continues:

“If this staging is true, then consideration should perhaps be given to the possibility that the victims were placed in this position while they were still alive, which would automatically entail the element of humiliation. This theory seems to find support with firing trajectories. Most of the trajectories of the projectiles that hit Mario Corbeil suggest that the shots were fired from different directions and while he was lying on his stomach. Either there was only one shooter who moved between each shot or there were multiple shooters.”

“In fact… [it may] suggest that… Diane and Mario were forced to strip naked while alive to create this humiliating scene, Diane was forced to lie down first and Mario on top of her. Then did the attackers force them to do certain things?”

———————-

Many questions have surrounded the weapon used, the 22 caliber Cooey Sure-Shot rifle. Though lethal, it was considered a starter-rifle for young boys. In a previous post, I pointed out that the Cooey was marketed to young boys in the sporting advertisements of local newspapers during Easter of 1975. Le Dernier Soir suggested that Diane may have been shot off the back of Mario’s motorcycle first, though many have since pointed out that the Cooey was probably too small a caliber of rifle to do this. In fact, many have offered that because of its small caliber that a Cooey couldn’t have been the weapon at all. Eric Veillette gives a plausible explanation for the Cooey:

Cooey Canadian Tire ad, La Presse – March 24, 1975

“After shooting Mario, they may have realized that the small caliber projectiles had not completely passed through Mario’s body and that Diane was still alive. Thus, one or two shooters would have bent over to make the two fatal shots. In fact, the two shootings of which Diane was the victim could have been perfectly made while Mario was lying over her. One entered through the armpit and the other behind the head, as she tried – perhaps – in vain to look away from one of the shooters.”

Having offered the plausible-possible, Veillette then suggests a pretty good theory as to the type of person who may have committed the murders:

“At the very least, premeditation for the murder of Diane is practically impossible since the shooter (s) could not have predicted in advance that Diane would be on [Mario’s] ride. Was the meeting in the woods accidental? Was there a confrontation? Did [ the shooter (s) ] have accounts to settle? Or was it only the gratuitous crime of a future psychopath?”

Who indeed.

Le Dernier Soir offers a very detailed, logically thought out, methodically researched and expertly presented profile suggesting the following suspect or suspects: A teenager, perhaps a group of teenagers, with a ringleader, accustomed to hunting or taking target practice in those woods. Perhaps someone who held a grudge against Mario.

A band of marauding youths would not be out of character with what we know of Longueuil in this era. Two weeks before the Déry / Corbeil murders, The Gazette reported on a “Teen Crime Wave” sweeping the Montreal area, with forty-seven percent of all crimes in the first three months of 1975 having been committed by persons younger than 20.

The chief suspect posited in the Le Dernier Soir documentary grew up to become an influential member of organized crime in the Montreal area. Eventually he became so dangerous that the Canadian government exiled him back to France, where he was born. At the end of the six-part documentary we are left feeling frustrated and helpless, knowing that this person will probably never be brought to justice.

This is one theory. I can tell you now that not even the producers of Le Dernier Soir were fully confident in what they put forward.

Longueuil in 1975

Le Dernier Soir‘s argument was largely based on hitherto unknown historical police documents discovered in the vaults of the Quebec national library, BAnQ. Though it’s news to us, much of this information couldn’t have been a secret to the people of Longueuil in 1975. In a rare display of police transparency, Longueuil detectives showed their entire case and strategy in an article in La Presse two weeks after the discovery of the bodies:

Dery / Corbeil article, La Presse June 3, 1975

In the article journalist Normand Gilles reveals:

“the hypothesis of a sexual maniac haunting the woods of Longueuil in search of innocent young girls is now excluded. At least that’s what the police investigation into the double assassination of Diane Déry, 13, and her motorcycle companion, Mario Corbeil, 15, whose bullet hole filled bodies were found… in a field bordering avenue Vauquelin, in Longueuil have concluded. Police now believe the two teenagers were shot dead by three or four young men under the age of 20 who were practicing 0.22 rifle shooting. Teenagers who were seen in the same place, practicing their favorite sport in the days preceding the crime, have not returned since, and are the subject of an intense search by the police …”

Sergeant-Detective Renault Lacombe then goes on to lay out his entire theory as to what he thinks happened:

Lacombe explained the double murder this way: The young couple would enter the wooded area, and one of the shooters takes a shot near the girl to scare her, but the shot accidentally hits [the girl] in the arm, and this provokes Mario. There would then be a fight, and the shooters would then open fire on the two, principally on Mario. They would finally try to disguise what had happened.

The French wording is weird, but the implication is clear: the “disguise” was the sexual assault. Wait, what? They sexually assaulted Diane, and possibly Mario, but that was all part of a clever ploy carried out by these adolescent hunters to hide their tracks? Setting that aside for the moment, we now know it couldn’t have happened this way as ballistics would prove Diane’s shot to the arm was at close range (if they shot her in the head off the back of a moving motorbike, that’s quite a marksmen).

And anyway, the Longueuil police apparently had bigger fish to fry than the murders of children (recall that Sharron Prior’s badly beaten body was found just six weeks earlier and two miles away along Chemin du Lac). In this same La Presse article Normand Gilles goes on to say that the Longueuil police have been very busy trying to solve the murder of mob figure, Marcel Martel. Known as “les bras” for being the right-hand-man of Frank Catroni – the leading underworld figure in Montreal at that time – Martel’s body was found the day after the discovery of Dery and Corbeil. Martel was shot several times at the Astro Bar ( 1227 Cure Poirier Ouest ) then dumped in a field on – you guessed it – Chemin du Lac.

Hot on the trail was the Chief-Inspector of the Longueuil force, Pierre Robidoux (Robidoux was also assigned to the Déry / Corbeil and Sharron Prior cases):

“We know who committed the murder of Martel. We have eyewitnesses. We’re looking for two guys, Jacques Legault, age 35, and Ronald Cormier, age 19, the manager and bouncer respectively at L’Astro Bar, against whom the coroner’s warrant has been obtained.”

Legault was eventually charged with the murder of Marcel Martel and sentenced to 12 years. Like Déry / Corbeil, Sharron Prior’s murder has never been solved.

We’ve seen this many times before. The murders of innocents get short justice as the Quebec police turn their attention to what they deem to be more important matters. This was the case with American student Margaret Coleman in 1970 when her murder investigation got waylaid due to the October Crisis. It was the same situation in the summer of 1994 when Melanie Cabay’s murder investigation was furloughed so Quebec police could focus on (another) “biker war”.

Longueuil in those days was a tough, bad place. We’ve talked before how Trois Rivieres in the sixties was a red light district town. The sort of place you’d go to fulfill all of your vices. Longueuil in the seventies was a mini-version of that on the south shore of Montreal – Industrial parcs and go-go bars. And the Longueuil police weren’t much help at solving crimes. I’ve suggested before that the Longueuil force was incompetent, well it was more than that. They were compromised, and criminals would have known they were compromised, all the more reason to commit your crimes in Longueuil.

Take for example Chief Inspector Robidoux who in 1975 had his hands full with those three cases. In 1980 Robidoux became the Longueuil chief of police. The year prior Jacques Déry begged then minister of justice Andre Bedard to transfer his daughter Diane’s case from Longueuil to the Surete du Quebec. On October 2nd, 1979 a 17-year-old boy was accidentally shot while standing up in a duck blind along the Longueuil side of the Saint Lawrence river. Within a month the case was transferred from Longueuil to the Surete du Quebec. This was a duck hunting accident. How badly could the Longueuil police screw up a duck hunting accident?

Robidoux’s arrival coincided with a series of labor and salary disputes with the Longueuil force. Police complained of long hours and overworked staff. By 1982 serious troubles were unfolding. La Presse reported that the Longueuil police were keeping a “dossier noir”, a “black book”of secret files. Chief Robidoux spoke of a “profound malaise” within his force, and of “troubling revelations”. Officers began reporting to work out of uniform. Robidoux urged that officers were “obliged to wear the uniform”. He was ignored. In April 1983 Robidoux was caught modifying timekeeping records for a select group of police officers and fined $100.

By 1987 Robidoux left the force and was quickly made a director general for the city of Longueuil. Two years later – in an apparent arson incident – Robidoux’s brand new home in a recently completed suburban development burned to the ground. Robidoux ended his civic career with accusations of accepting bribes. In 1991 he was accused of receiving $165,000 in exchange for the approval of illegal zoning map changes.

Make of all of that what you will – That’s Longueuil.

The Text Message

With a little added history, that pretty much brings you up-to-date with where the Déry / Corbeil case stands at this moment. And personally, and quite frankly, I’m a little disappointed that it’s been almost a year since the premiere of LDS and nothing has moved. Then again I’m used to disappointment in these matters. What I’m about to tell you may offer some explanation as to why the matter has been met with investigative crickets. Before moving forward, a little explanation as to my involvement with this case.

Initially I wrote about Déry / Corbeil because I needed podcast content, and there was so little information available about this case. My recollection was that the website Quebec Unsolved Murders had one of the only postings on Diane and Mario, and what it said (most of it wrong) left you asking more questions:

“The two young people were shot and left in a field… Diane was placed half naked on top of Mario.We know, however, that the girl was not sexually molested, but Mario was beaten. This case is still a cold case.”

I often preach that – in the case of Quebec police in this era – a statement like “the girl was not sexually molested” must be interpreted in the most literal sense. There were no overt signs of rape, there was not conclusive evidence of sperm. The chief faculty you must possess in order to discover the true nature of this crime – that this was a sexual murder – was precisely the one gadget missing from the Longueuil police’s toolbox: imagination.

When I podcasted about the case two years ago it was nothing more than an english translation of some articles I had found in the archives of Allo Police. I remember my one suggestion was that since the shootings occurred so close to a military base, that people might want to start looking for a suspect there. Much like the Quebec Unsolved post, my own suggestions merely raised more questions. A listener asked the following:

“Is there D. N. A.? what details have not been publicly released? Who are the suspects,? What are their stories.? Did Mario have enemies? what was the relationship between Mario and Diane ? Who were their friends? Was there a jealous friend ? what institutions if any existed within the murder zone? Psycho wards, hospitals, prisons , half way houses, military establishments , airports, has this case been closed or not? How can a case like this still be cold and forgotten in 2018?”

More excellent questions.

Six months later, when the producers of Le Dernier Soir asked me to offer some comments on the case, it was more my view from 30,000 feet; What did the staging suggest to me? What was my opinion of the Longueuil force? The history of unsolved crimes in that era?

Manuelle. Legare et Monic Néron, Le Dernier Soir

And then the big kicker where I said something like, It will take an act of moral courage for someone to step forward and admit that they know what happened and are willing to take some responsibility.

If there’s still doubt in anyone’s mind about the calculation in that statement, I can tell you now that it was planned – the producers didn’t know I was going to say it, but I did – and I knew that I really had to land it. That was a Hail Mary pass, a plea for someone to step forward. And I wasn’t just addressing the Déry / Corbeil case, that was a deliberate and desperate prayer for all Quebec cold cases.

One person did come forward.

It was during the second airing of Le Dernier Soir, in January of 2020, that a man contacted me – we’ll call him Mike – with a story of growing up in St-Hubert in the mid-1970s. In the winter of 1975 Mike was living with his parents on the military base, CFB St. Hubert when this happened – recall that CFB St. Hubert is right across the street from the Déry / Corbeil dump site:

“It was a nice quiet sunny day, in the middle of the afternoon most probably Saturday or Sunday. It might have been February or March 1975, I’m not quite sure. Because the weather was mild, I tend to think that we were close to the month of March. A group of friends decided to go out into the woods in the back of C.F.B. St-Hubert to play hockey, on a shallow pond of water. I was there, though I don’t remember having my skates on, some of the others had skates and some were playing with boots. I do remember that someone lent me a stick. The goals were defined by a pair of boots at each end.

At one point, while we were playing hockey, we heard a single gunshot that hit one of the boots that were used for the goals. We saw Danny, someone said that he had a 22. He was about 100 feet away. I remember him roaring with laughter. He didn’t approach us but kept on his way going to wherever he was going. I don’t remember what the others did but I left not wanting to see him on his way back. Danny terrorized all the Kids on the base at that time. He was a bully.

Danny liked to scare other kids… When he was on the skating rink, he would deliberately do slap shots that would hit the boards right in front of you just to scare and warn you not to get in his way. That’s who Danny was. A year later we were all surprised to learn that Danny had committed a murder.”

Danny’s not his real name. He was a juvenile at the time so we want to be careful. Here is a map that Mike drew of the area where this incident occurred, with the hockey rink and the Déry / Corbeil dump site circled in red, they are about 300 meters or 1,000 feet apart:

Mike’s map of the 22 rifle shooting at the hockey pond

And this is a photograph taken by my sister of my brother and I playing pond hockey in Montreal right around the same time, 1975. That’s me in goal with, I think, some boots standing in for goal posts, it was a very common thing to do:

Photo taken by Theresa Allore circa 1975 of Andre and John playing pond hockey

According to Mike, Danny lived on Pine Circle (now rue Lery) on the CFB St. Hubert base at the time of the Déry / Corbeil murders. You could cut through a path on the base and that’s a direct half-mile from the Déry / Corbeil dump site:

Distance from Danny’s house to Dery / Corbeil dump site

A friend of Mike’s ran into Danny years later. This would have been after Danny had served time for manslaughter. Danny told the friend that the incident in 1976 was “… an accident, that the gun had gone off accidentally and that his friend was dead.” As well, three friends were contacted who ran into Danny in a nearby park the night of the manslaughter incident. At the time, Danny admitted he had killed his friend, but insisted it was an accident.

This is the point in the story where I became very interested in Danny and looking again at the Déry / Corbeil case.

The first question was, who did Danny murder in 1976? The internet newspaper archives proved no use – because Danny had been an anonymous juvie, the incident wasn’t easy to identify: we found nothing. Mike was certain there would have been mention of it in the Quebec tabloids of 1976, but he didn’t know how to find the article. After sending Mike to comb the BAnQ archives (the Quebec library), I put in a request with Corrections Canada for any parole information on Danny (we guessed he probably ended up a career offender, with a long history of crimes). We didn’t want Mike making this request (FOIA laws require disclosure to the inmate as to who is making the information request); I’m a guy who does this routinely, Mike had been Danny’s neighbor on the airport base in St-Hubert. At this stage, we didn’t want him outed.

It didn’t take long for Mike to quickly find what we were looking for in the Journal de Montreal. The victim in the 1976 shooting was a 19-year-old named Ralph Edwards:

Ralph Edwards: Shot twice in 1976 near St. Hubert

With the victim’s name, we were able to obtain the autopsy, coroner’s report, and other medical-legal records for Ralph Edwards. Around the same time, Corrections Canada provided the following response:

“Please note that the Parole Board of Canada cannot give access to any decisions rendered prior to November 1, 1992, in accordance with our procedures and with the Corrections and Conditional Release Act. Therefore, we are unable to provide the decisions regarding the first sentence of the offender for manslaughter.

However, please note that the offender has completed a second sentence concerning offences of theft and driving. This second sentence occurred after November 1, 1992 and as such, we would be able to provide the decisions of this latter sentence if you wish.”

We guessed right, Danny had been a life-long offender. If you’ve seen parole decision files you know that they always start with a detailed description of the criminal’s offense history. We were fairly confident that the theft and driving decision registries would offer a back-door window into the 1976 murder of Ralph Edwards.

The killing of Ralph Edwards

On the afternoon of Thursday, May 13th, 1976 Danny and Ralph Edwards approached an acquaintance, 18-year-old Christian Lamoureux looking for a car to use so they could pull a job in Sherbrooke. “I knew someone who would lend us a car for the night”, offered Lamoureux in testimony. The three went off to Place Desormeaux where they secured a car from a guy named Pierre Trepanier. At 17, Danny was the youngest of the three, 19-year-old Ralph was the oldest. Lamoureux didn’t know them well, but Danny and Ralph were friends, and both spoke english. They then went back to Danny’s sister’s apartment at 149 Turgeon in Longueuil. By this point, Danny was probably no longer living with his parents at the military base in St. Hubert. They drank some beer, smoked a joint and some hash, before heading to Sherbrooke for the hold-up.

Lamoureux stated that Danny had drawn a map of a restaurant they were going to rob, the Marche du Nord in Sherbrooke ( In Danny’s testimony he stated that it was Ralph who made the map). Danny provided two firearms: a 32 caliber revolver, and a 410 gauge rifle. Lamoureux and Danny both testified that they had never been to Sherbrooke before (so was the caper Ralph’s idea?).

Map of the restaurant for the robbery
(Danny is also referred to as R.N. in the Ralph Edwards inquiry)

The trip to Sherbrooke wasn’t easy. The beater they borrowed stalled and backfired along the way. The three were inexperienced, and the robbery only yielded a measly $500. Heading back to Longueuil, while Danny drove, Edwards and Lamoureux crouched down on the floor of the car for fear of being spotted by the police. Ralph Edwards was in possession of the firearms, as well as a bag containing the loot. At some point, Danny said he heard a click behind him where Edwards was hiding. Danny then asked Edwards to give him the guns and suitcase, which Danny said Ralph did without protest.

Christian Lamoureux at the coroner’s inquiry (Danny with his back turned)

This trip back from Sherbrooke was also an odyssey. The beater continued to stall. They became paranoid they’d be stopped by the police at the highway toll booths, so they got off the main highway and started taking back roads along route 112. They picked up a hitchhiker and dropped them in Chambly. They stopped several times, once for a couple of beers at a roadside bar. They were in constant fear of passing police cars. All of this is to say that the trip back to Longueuil took a lot of time; a lot of time to think ( time enough for Ralph to sneak off at the roadside bar and make a phone call?)

Both Danny and Christian Lamoureux’s testimony agree that the car broke down near route 112 and the St. Hubert airport – keep in mind this is just on the other side of the Déry / Corbeil dump site and the location of the hockey pond shooting; those incidents occurred on the east border of CFB St. Hubert, the car broke down on the west border, a little over a mile away. The three youths abandoned the vehicle – this was early the next morning, May 14th – and began to walk single-file along the road. Immediately they spotted a police cruiser heading toward them, so they cut up the stairwell at the junction of 112 and 116 ( in those days that stairwell – which still exists today – led up to the old Longueuil train station along chemin de l’Aeroport).

At this point, according to Christian Lamoureux’s testimony:

“Suddenly I heard a shot … I saw Ralph, who had fallen to his knees, and then crashed to the ground. “

The 410 rifle used to kill Ralph Edwards

Lamoureux added that he saw Danny hit Ralph in the face with the rifle butt, and he repeatedly shouted at him to stop.

At the inquest Danny tried to argue that he was merely attempting to get rid of the rifle, so he threw it in the direction of Ralph, when it accidentally discharged. Then a few seconds later it discharged again! In testimony Danny stated that he was “freaking out”. Lamoureux stated that Danny hit Ralph repeatedly with the rifle butt:

“Coroner: Did you have words with him?

Danny: No, we said nothing.

Coroner: You said that you shot him a second time and then hit him in the head?

Danny: Yes.

Coroner: For no reason?

Danny: No, because I had lost control.

Coroner: Did you hit Christian Lamoureux?

Danny: No, I never hit him.”

Ralph Edwards, May 14, 1976

Throughout the coroner’s inquiry the news media kept reminding everyone that Ralph Edwards was a black illegal immigrant from Trinidad:

“… Ralph Edwards, un Noir de 19 ans, qui habitait illégalement au pays depuis l’an passé”

“… Ralph Edwards, “un Noir” / a Black of 19 years who has been living in the country illegally for the past year.”

The coroner’s inquest ruled that Ralph Edwards died due to multiple perforations of the brain, heart and lungs from gunshot wounds. Danny was given nine years for Manslaughter and Armed Robbery. The motive cited was “in order to get money to buy drugs.” Christian Lamoureux’s sentence is not known, though in court he was represented by Frank Shoofey, the prominent criminal defense attorney who in 1985 was shot to death while working late one evening in his Montreal law office.

Frank Shoofey and his client, Christian Lamoureux

La Presse, 27, Mai 1976

After The Trial

It’s important to state that we did contact the producers of Le Dernier Soir with all the information in the story right around up to this point. We wanted to be sure they weren’t working on a follow-up to their documentary, or planning a second series. They informed us that they were not, and gave us an “all clear” to pursue our story.

As mentioned, Danny’s parole decision registries reveal that he did indeed evolve into a career criminal. In 2009 Danny was denied a request for day parole. At that time he was serving 6 years, 8 months and 10 days for his second federal term, approximately 7 years for “Robbery, Dangerous Operation of a Motor Vehicle, and Flight while Pursued by A Peace Officer”. In 2005 Danny used a loaded handgun to rob a bank of $2,000. He next robbed a gas station of $370 and 30 packs of cigarettes using a pellet gun and a machete. When police attempted to stop Danny after the second robbery, he drove over the street curbs and into a parking lot in order to evade pursuit. Danny then collided with another police cruiser before fleeing on foot. He further resisted arrest, but was finally apprehended in a physical “high-risk takedown”. He told police he had “nothing to live for”, and had no means other than crime to support his addiction to pain medication. His file notes that police suspected Danny of several other robberies in the area of his arrest, some of them involving an accomplice, and the use of weapons and violence.

The decision notes:

“… the direct correlation between alcohol and drug addictions and your violent and potentially violent criminal behaviour over a period exceeding 30 years. You have not yet addressed this key contributing factor and your sporadic attendance at alcoholic’s anonymous meetings within the institution, is certainly insufficient to mitigate your chronic problem in this area.”

The decision further notes that Danny had a number of similar offenses, though not at the federal level involving driving while impaired, theft and robbery, the possession and purchase of illicit drugs, violence and attempts to escape custody. In making their decision the parole board cited Danny’s General Statistical Information on Recidivism, noting there was a 50% chance that Danny would reoffend within three years of release.

On the shooting of Ralph Edwards in 1976 the parole board had this to say:

In terms of violence, you received your first federal sentence of nine years in 1977 for Manslaughter and Armed Robbery in relation to offences committed in the province of Quebec with two accomplices in order to get money to buy drugs. You were apparently all under the influence of drugs and alcohol at the time. Although there are varying versions of the details surrounding this offence on your file, it is reported that you entered a restaurant establishment with a loaded .38 revolver in hand and demanded money while your accomplices waited in a stolen vehicle. When met with resistance by the restaurant owner, your accomplices entered the premises in an effort to assist you. You were successful at robbing the facility and fleeing the scene however, the vehicle broke down and you continued on foot. You were eventually spotted by police at which time you shot one of your accomplices twice and then hit him in the head with the butt of your gun. The victim succumbed to his injuries. While it is not clear why you shot your accomplice, you have offered varied explanations in the past that suggest that the offence was accidental as a result of panic, intoxication and not being aware that the firearm was loaded. Today, you indicated that you were just playing. However, it is also mentioned in your file that you may have shot the victim because you believed he had reported you and the robbery to the authorities. Your limited recollection and reluctance to openly discuss these offences did not permit to elucidate this matter any further today.”

“Afterwards, I hit Edwards on the head once or twice. I don’t know why I did what I did.”

In 2012 Danny was given Statutory Release with conditions not to consume drugs or alcohol and to avoid certain persons. At the time of this writing Danny is not currently an inmate at any federal institution in Canada.

Qu’est-ce que le Noir dit?

What did Ralph say? Let’s go back to the coroner’s inquiry. Several attorneys attempt to extract from Christian Lamoureux the exact nature of an assumed verbal dispute between Danny and Ralph. One of the attorneys asks if there was an argument, words exchanged after the car broke down. Christian says that he doesn’t know because he doesn’t understand english. “But you understand “Hold-Up,” the attorney says, “you understand an argument”:

Q: Ralph is who, do you recall his family name?

A: Edwards.

Q: Is he a white of black guy?

A: Black…

Q: Did they exchange words?

A: No.

Q: Do you think it possible there was a dispute between the two?

A: No.

Q: …So you’re on the road, walking on foot after the car broke down, it’s Danny who has the money in his pockets?

A: Yes.

Q: And there wasn’t a discussion about sharing (the money) at this point?

A: No, we had not talked about it.

Q: Well, it’s unique that having arrived at this situation, on the way to Danny’s, that you didn’t have a discussion about dividing the money.

A: Yes.

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Analysis

Qu’est-ce que le Noir dit?

What do we have so far to connect the 1975 Déry / Corbeil murders to the 1976 shooting of Ralph Edwards?

Always begin with the geography. Danny can be placed at three locations within roughly a little over a mile of the Déry / Corbeil dump site; at the time of the murders he is living a half-mile from the dump site, a few months before the murders he is at the hockey pond 1,000 feet from the dump site, and about a year later he shoots Ralph Edwards along chemin de l’Aeroport about 1.2 miles from the Déry / Corbeil site:

Dery-Corbeil / Ralph Edwards crime scene map

Link to map: https://www.google.com/maps/d/u/0/edit?mid=15KYqUHtBNp8xX72SgMt0EAs0DO2GCVVJ&ll=45.517586975859736%2C-73.45054684954596&z=14

There’s the curiosity of the May 14th, 1976 shooting of Ralph Edwards occurring very close to the May 20th, 1975 anniversary date of the Déry / Corbeil murders (Did the car breakdown stir up memories? Did Ralph say something about this event?)

A rifle is the murder weapon in both shootings; Déry / Corbeil are shot with a 22, and Edwards is shot with a 410. Then there are the crime scenes which on first consideration seem quite different; Edwards’ we imagine quite chaotic (Danny was “freaking out”), while with Déry / Corbeil there are elements of staging ( one body placed on top of the other as if to simulate sexual relations). Yet with both crimes there seems to be an element of overkill; was it necessary to shoot Mario six times? Why was Ralph beaten repeatedly with the butt of a rifle? Why shoot Ralph in the back, then beat him, then shoot him in the head? All the while with Christian urging Danny to stop.

Was Eric Veillette right?

Was the meeting in the woods accidental? Was there a confrontation? Did the shooters have accounts to settle? Was it the gratuitous crime of a future psychopath?

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While the documentary Le Dernier Soir was airing on Radio Canada for the second time, I started corresponding about the Déry / Corbeil case with a criminologist friend of mine. He became intrigued, so I sent him the file of documents I had accumulated on the case. He then began to watch the program, and after he had finished I asked him his opinion of the case. I should mention that this isn’t any criminologist, and it isn’t anyone I’ve talked of before. He is a leading expert on sexual murder. He thought the suspect presented in the television program – the kid who went on to become a leader in organized crime – was “probably not the murderer in this case”:

Yes he’s probably highly antisocial, a murderer and a guy who has been involved in a lot of crime but I don’t think he would have done something like that. To me it’s the sexual element that is key here. As you mentioned, it is very immature the way it was done. At the same time, the offender needed to do something sexual to Dery (as opposed to leaving the crime scene right away after shooting them). It’s not random. 

Admittedly, what we know of Danny so far also does not suggest that he was a sexual murderer, but let’s leave that aside for the moment.

What we next learned was only discovered within the last month while putting this story together. I haven’t been sitting on it for very long, and if I had had any faith they would have acted upon it, I would have gone to the police immediately.

While preparing for an update on the Déry / Corbeil case – this year marks the 45th anniversary of their unsolved murders – I went back and read the police files, the documents provided to me originally by the producers of the television documentary in December 2018.

At some point in the original 1970s investigation chief inspector Robidoux – he of the burned down house and planning bribes – was introduced to a young informant. This young informant from the Longueuil neighborhood was the original source for suggesting that the other kid – the one who grew up to be an underworld figure – may have murdered Diane and Mario. This young informant told Robidoux many things. For instance, he told him that young people used to stand in the woods at the south end of Roland-Therrien boulevard – the area where the bodies were discovered – and use rifles “such as 22s, 410s or others” for target practice.

Then one day he told Robidoux a story about something that happened weeks after the murders:

“… so the weeks pass and one day I decide to go hunting. I’m talking me, HE and TC. We’re walking in the woods when shots were fired, bullets whistle by on either side of us. So I saw two guys, one black and one white. I started to think me and the others should do the same [fire back]. So then I came out of the woods, and ran home. That same evening I went to see Mrs. Déry, that same evening, so I could explain to her what had happened, but I was afraid of going to the police, so I kept it a secret. “

un noir et un blanc

“Alors je vis deux gars, un noir et un blanc.”

We went back and checked with one of the other boys from this story, “TC”. He confirmed that it did occur the way the informant described it. When asked if he recalled them talking, and in what language, he said, “”they seemed to speak english”

What did Ralph Edwards say to Danny the night of the 1976 shooting? Why beat someone with a rifle butt and shoot them twice in front of a witness? Why risk certain arrest? Unless Ralph mentioned another murder. The murders of Diane Déry and Mario Corbeil from the previous year. Did Ralph threaten to go to the police – if he hadn’t contacted them already – and tell them of those murders if Danny didn’t hand over the robbery money? Did Christian hear some of this, but pretend to not comprehend english? Did words escalate to the point where Ralph taunted Danny about his actions the night of the Dery / Corbeil murders? $500 is not enough to die for. You don’t freak out over $500, bludgeon someone in the face, and shoot them dead.

We end where we began. This theory also has holes, it isn’t completely satisfying. The criminologist suggests a sexual murderer, (the offender needed to do something sexual to Dery ) but Danny didn’t have an incarceration history of sexual violence. Though we don’t know what we don’t know. Because of his history of incarceration maybe there wasn’t time for Danny to develop into a full-blown sexual predator. Maybe he was a sexual murderer, he just was never caught for those crimes. We also don’t know Danny’s whereabouts from 1982 – 1987. Those years are a blackout, and there are any number of unsolved murders in Quebec from that time, including the Longueuil area.

Maybe another possibility: Was the sexual element a folie a deux? Did Ralph, who was two years older – two years can seem like an eternity at that age – provoke Danny? Was there something inherently embarrassing about what happened the night of May 20th, 1975? Was Ralph the sexual murderer, and Danny the one caught up in his sexual deviance, with Ralph urging on the younger Danny? Did Danny commit the murders, but Ralph the sexual assaults? Did Ralph force Danny to do something he did not want to do? More questions. Another puzzle.

Place Ville Marie

And in the end…

In the documentary Le Dernier Soir, one of the sisters – I think Diane’s – recalls that the night Diane disappeared she went to sleep watching the rotating beacon atop Place Ville Marie. It’s a four-ray searchlight that can be seen from at least a hundred miles away. It’s become sort of a protective light for Montrealers, on the other side of the mountain I used to fall asleep watching it too. She said on that night – Tuesday, May 20th, 1975 – she hoped it would help Diane find her way home.


CODA:

Sherbrooke Record, November 4, 1977

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The Future of Nostalgia – The Murder of Anita Robert – WKT4 #6



Anita Robert

“The slow rhythm of reflective time makes possible the dream of freedom”

Svetlana Boym

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I am a part of several social media groups that broker in nostalgia. There’s one all about Montreal historical photos, that’s Mario’s site. There’s a french one called “La Nostalgie”. There are two for the Eastern Townships / L’Estrie; one in french, one in english. I used to belong to one called Montreal Memories, but the monitor – a guy named Barry – booted me off.

I’m sitting here this morning drinking from a Montreal Starbucks coffee cup. It’s one of those “Been There” deals, I picked it up at the Dorval airport last winter. I have to say, Starbucks kinda got their research right; there’s a bagel, a hockey stick, a smoke meat sandwich… the biosphere, the Champlain Bridge. But then there are things I just don’t understand; a motorboat, something that looks like the White House. There’s even product placement; a Starbucks frappuccino next to a hockey net.

What got Barry mad was my unwillingness to participate in reflective nostalgia: what the writer, Svetlana Boym referred to as “a longing for a home that no longer exists or has never existed… a romance with one’s own fantasy.” Reflective nostalgia leans heavily on collective memory, the idea that we can all agree on – and I am simplifying things here of course – that Montreal was a better place when the Expos were playing, the Habs were winning, and you could still buy 2 sippy-sacks for 10 cents at the corner Perrette’s.

Perrette’s a chain store depanneur that was popular in the 1970s

As any great contrarian can tell you – and the Montreal writer Kristian Gravenor is one of them – there is danger in collective memory. I’m no longer one of these guys who firebombs websites with my negative experiences. I will occasionally join the dance, I’ve posted in “T’es de Sherbrooke Si…” little pieces I’ve found along the way; concert notices for Harmonium or Offenbach from the 70s era, that sort of thing. But never forget that I am a troller of information on those sites. I’m not only looking for specifics of local color, I’m also watching behaviour – People have memories, and some they can’t let go.

Mini-Sips (but we called them Sippy-Sacks)

It astonishes me how much people do remember. They will post classroom photographs from the 50s and 60s, and instantly people will come from everywhere and catalogue all the names of the people, what they are doing now, who married who, who died – so sad that was. Remember the factory at the corner of this-and-that? What was there before? Well before the factory, there was a gas pump there, with that guy who had the chip wagon…

This is collective memory. It is also selective memory. It’s amazing what people don’t remember, or choose to not-remember, or forget, or don’t tell you that they remember. It’s also worth knowing that Svetlana Boym also wrote that, “The twentieth century began with a futuristic utopia and ended with nostalgia.” Recall that Georges Méliès silent film Le Voyage dans la Lune – based on the Jules Verne novel – was first screen publicly in the spring of 1902.

I only go dark when I’m invited to. So someone posted, “Qui est cet ancien joueur du Canadien meurtrier” / Who is this former Montreal Canadiens player who was also a murderer? People responded:

“He was my neighbor when I was a kid, he smoked a big cigar.”

“Oh, I don’t know this story.”

“A story not so glorious for Nos Glorieux”

“Quest ce qu’il a fait”

Tony Demers


His name is Tony Demers. And this is what he did. This is Who Killed Theresa.

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Before beginning, full disclosure: There was a bit of zeitgeist-cryptomnesia going on. Some “zeitmnesia”, or “cryptogeist”, some “zeitomnesia”, if you will. Last month, Mario Pompetti posted on his site, Montreal Historic Photos a picture taken by Conrad Poirier of Tony Demers on “The Broken Bone Line”. This was a short-lived union of Demers, Elmer Lach and Maurice Richard, two of whom went on to become hockey hall of famers, Tony most decidedly did not. Dubbed “The Broken Bone Line” because Lach and Richard suffered broken limbs on the ice, while Demers broke his leg in an automobile accident.

Demers, Lach and Richard: The Broken Bone Line

In very short order, Kristian Gravenor posted a story about Tony Demers on his site, Coolopolis. Now Kristian has scooped me before, and I rely quite heavily on his research. Often I choose not to read what he’s written if I’m working on a piece because I don’t want to be influenced by it. In this case – I guess I discovered it about here, about mid-way through some research on Demers – and this time I decided to read it – well, skimmed it – more as a way to ensure that I wouldn’t step on his toes. Now I’m firm in telling you that I didn’t decide to do a podcast on Tony Demers because of Mario or Kristian. As I said, I got the inspiration from a french posting, and anyway I’m not in danger of pinching the Coolopolis information, there’s enough that drew me in that has not been covered, and if you’ve listened enough, I’m never really that interested in the subject I’m talking about – this is not really an episode about a hockey-player-murder. When it appears I’m talking about one thing, I’m actually talking about something else.

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There are certainly better known hockey cases we could cover. There’s Bill Barilko who’s plane crashed in 1951, with investigators not finding the wreckage for over a decade. The year before that in 1950 almost the entire Soviet hockey team died in a plane that went down in a heavy snowstorm. More recently in 2011 the Lokomotiv Yaroslavl plane crash took the lives of 26 hockey players. Tim Horton and Pelle Lindbergh died in auto accidents. There’s the Humboldt Broncos bus crash in 2018. Last year, Austrian player Florian Janny was murdered.

But our story concerns a Montreal Canadiens hockey player, and the year is 1949. Here’s some details on Tony Demers.

Tony Demers

(Portions of this story come from the 1940s Sherbrooke Record reporter, Cuthbert Jones.)

Tony Demers

Tony Demers was close to being one of the NHL’s greatest hockey stars. He was know to have one of the hardest shots in the game. He joined the Montreal Canadiens full-time in 1939, but in four seasons played less than 100 games, and scored just 20 goals. Demers was prone to injury and illness. He was often out with the flu or a cold. Then came periods of food poisoning or mysterious “stomach ailments”. In December 1941 Demers crashed his car into a tree and broke his leg. This was all journalist-code covering for the reality that Tony Demers was a boozer. By 1943 coach Dick Irvin had had enough with him and sent him to the minors. 1944 saw Demers last professional NHL appearance, he managed just one game with the New York Rangers.

Tony Demers

What followed was a brief period of minor league stardom, primarily in Sherbrooke with the Quebec Professional Hockey League (QPHL). The season prior to “the event” saw Demers play his best hockey, in 60 games with the Sherbrooke Saint Francis he recorded 53 goals and 58 assists, and was awarded the league’s Vimy Trophy for most gentlemanly player.

Anita Robert

Anita Laberge Robert

When the story broke in the fall of 1949, Demers had first only been detained as a material witness for a coroner’s inquest into the death of 32-year-old Anita Laberge Robert of Coaticook.

Anita Robert lived in Coaticook with her parents, Mr. and Mrs. John Laberge. Coaticook, Quebec is about a 10 minute drive south of Compton, and you know Compton because that’s where my sister, Theresa died. So, 10 minutes from Compton, 15 minutes further still from Lennoxville, and it’s 10 minutes even further south from Sherbrooke – all together, a little over a 1/2 hour drive from Sherbrooke to Coaticook, to get your beaings.

Despite residing with her parents, Anita was married to a man named Paul Robert, thus Anita Laberge Robert. Robert was living out of the province at the time working as a chef at a resort in Banff, Alberta. In fact, the morning after her death, it was Anita’s intention to travel and join her husband at the Banff Springs Hotel.

Anita Robert’s husband, Chef Paul Robert

Now into the Laberge / Robert picture enters Tony Demers. The family Laberge had only met the minor league hockey player the evening of their daughter’s death. It’s not entirely clear how long Anita had been acquainted with Demers, who live in downtown Sherbrooke at the Hotel Union, which was at the corner of King street and Alexandre.

Tony Demers (top left) in the Sherbrooke Hotel Union bar

The Hotel Union as it looked in Sherbrooke, 1949. next to the White Rose gas station

On the afternoon of the murder, Thursday, September 15th, 1949, 31-year-old Tony Demers drove his 1938 Chevrolet Coach from Sherbrooke to Coaticook to meet Anita Robert. Demers stopped for a couple of drinks along the way at the Coaticook House hotel before returning there with Robert for a couple more drinks. The couple then drove back to Sherbrooke where Demers had to call on a number of local businesses about sporting advertisements. Around supper time the couple drove back to Coaticook stopping to have more drinks with the manager of the Georgian hotel in Lennoxville.

A 1938 Chevrolet Coach, similar to what Tony Demers was driving

That early evening, Demers first met Anita’s parents and her two visiting sisters at the family home in Coaticook. After introductions, Demers went out and bought three bottles of beer and a bottle of rye which everyone enjoyed at the Laberge home (by the time of the trial, this detail appeared to have been modified so that the consumption of alcohol within the Laberge home was not part of the story). When the booze was finished, John Laberge joined Anita and Demers at the Coaticook House for one more drink. An employee observed that Demers was not sober, and became belligerent. The three left the establishment with Laberge returning home and Anita and Demers starting for Magog. This was around 10 p.m. that evening.

There had been a dispute as the Laberge home before leaving. Mrs Laberge objected to her daughter going out with Tony Demers. Demers had been clowning with the family, flexing his muscles to impress all the girls. At one point he took off his shirt, “to show that he wasn’t a schoolboy.” Demers argued with both parents. Mrs. Laberge said Anita “seemed afraid of Demers and yet fascinated by him.” Her husband agreed stating that Anita, “seemed afraid of displeasing him, and did not oppose any of his remarks.” Even though she was a married woman, Demers expressed that he wished to marry Anita (earlier in Lennoxville, he had introduced Anita to the Georgian hotel manager as his wife). And yet the parents let their daughter go off with him. Mrs. Laberge remarked that Anita was “clever… well educated and popular, but her mind was turned.”

Tony Demers Arraigned Today On Charge Of Murder

At this point in the story, as there were no witnesses, only Demers and Robert truly know what happened. In Tony Demers’ version of events, the couple then drove to Magog, about a 45 minute drive northwest through some very rural, dense forested country. They would have passed through Ayer’s Cliff before arriving in Magog, which was – and is now – a resort-ish, touristy town at the northern-most tip of Lake Memphremagog. At some point Demers said that Anita tried to throw herself out of the moving vehicle because she thought Tony wouldn’t love her anymore after having met her parents. The car landed in a ditch, then Anita Robert took the wheel while Demers tried to push them out. According to Demers she eventually fell unconscious. He then placed her in the back seat of the car. When he tried talking to her she didn’t answer. Demers went to sleep in the front seat of the car and when he woke up it was daylight.

Magog, Quebec

On the morning of Friday, September 16th, Tony Demers visited a friend, Robert Pruneau in Little Lake ( known today as Lake Magog) saying he had “something serious” to show him. Demers then took Pruneau to Pruneau’s cottage – which Demers had broken into – where the badly beaten Anita Robert lay on the sofa naked and covered in a blanket. Pruneau urged Demers to take her to the hospital at once. Before departing, Demers asked for a change of clothes, then instructed Pruneau to take his blooded clothing to the cleaners in Sherbrooke. Demers drove Anita Robert to La Providence Hospital in Magog. When the doctor asked what had happened Demers replied, “I guess it was a fight.”

Demers left the hospital a number of times. On returning for the third time he told the doctor, “We would just as soon not have this known and if you don’t speak to anyone about it I’ll give you a good reward.”

Anita Laberge Robert died that afternoon at La Providence Hospital in Magog. The autopsy revealed that Robert was bruised from the legs to the head. She had a black eye and her nose had been broken. Robert suffered multiple blows, dying due to hemorrhaging in her skull. Her injuries were caused by, “blows struck by a blunt weapon, such as a fist.”

“I am not of the opinion that she jumped or fell out of a car,” the medical examiner added.

Anita Robert’s parents, Mr. and Mrs. John Laberge

Anita’s parents were not aware of what had transpired the night of September 15th, until a reporter who showed up on their doorstep accidentally let slip the news that their daughter had died. When Mrs Laberge realized what had happened her reaction was immediate:

“I told her not to go out with him, she should have listened to me. I had a premonition that something terrible had happened when I did not hear from her all day today. But this is a frightful thing, a horrible thing…”

Then, as if from a script from Oscar Méténier’s Grand Guignol she turned to her husband, “You should have kept her from going with him!”

This story is often painted with shades of, “Oh poor Tony, he could have been such a big hockey star if it wasn’t for that one unfortunate slip of character.” One writer stated that Tony Demers plight was ” one of the sadder stories in the 100 year saga of the Montreal Canadiens.” Sadder for who? They went on to argue that the “details… remain sketchy”, when they are perfectly clear, and were documented in the court record.

At the trial, Anita’s sister, Bella testified that she had seen Demers and Anita Robert the previous year at a guest house in Montreal. Demers had an argument with Anita, struck her, broke her glasses and gave her a black eye. When Bella tried to intervene Demers shouted, “I’ll kill you and your sister too.”

Also at trial a statement was revealed from the morning of Robert’s death in which Demers told police that he “slapped her face and struck her with his fist after she had cursed him.” Demers also told the police he had known Robert for seven years, and admitted having dated her for two years.

Post-mortem photos shown to the jury of Anita Robert clearly revealed the black eye, the broken nose, the blows to her head and body. The defence counsel protested arguing that the photos were “immoral”.

For over two hours Demers commanded the witness stand in his own defence. He was described as giving testimony, “calmly, coolly, and occasionally with flashes of humour.”

Prosecutor Henri Monty called Demers “a good actor, suave and with a soft voice, attempting to impress the jury. He had a wonderful memory of what happened the night of the tragedy, but couldn’t remember to answer any incriminating questions.”

It took the jury just ten minutes to find Tony Demers guilty of manslaughter, reduced from the original charge of murder. A murder conviction would have meant Demers would hang. Manslaughter carried a life sentence of 25-years. But the jury asked for clemency, which Justice Cesaire Gervais granted, sentencing him to fifteen years in prison.

Judge Gervais tried to talk tough arguing that the sentence would “put an end to your brilliant career as an international athlete.” The truth was Demers had already played eighteen years – an eternity for most hockey players – and his career was never brilliant. Demers served eight years. He was paroled in 1959, and occasionally spotted coaching, or playing in “celebrity” old-timers games. My father probably watched him one Saturday morning at The Forum.

Tony Demers at trial

At sentencing the judge also argued that Tony Demers had no prior criminal record, but he was hardly a saint. Remember the car crash where he broke his leg? That incident happened coming back to Montreal from a joyride in Valleyfield after midnight. He could have killed the other passengers, his then wife (who eventually left him) and his brother and sister-in-law. Demers “brilliant career” could have ended right there.

Tony Demers car crash incident


In March 1945 Demers was charged with violent theft from a hotel keeper in Chambly, behavior that appeared consistent with his belligerence at the the Coaticook House. He was later acquitted at trial.

Tony Demers charged with violent theft

Tony Demers had offered $200 “to do the job” on a Chambly hotel keeper

Tony Demers theft trial

Tony Demers acquitted of theft with violence

In the spring of 1949, the same week he was awarded the Vimy Trophy for most gentlemanly player, Demers was discovered playing in the ‘B’ league playoffs for Dorion under the assumed name, “B. Taylor”. Demers was suspended for 10 games, but in a pattern that would prove familiar – and some might argue fatal – he was given leniency, allowed to serve the suspension at the beginning of the following season, not while his team, the Sherbrooke Saint Francis was making a playoff run. Demers run of excuses and missteps was waring thin, but not enough to result in any meaningful consequence. He was learning that you could get away with bad behavior and talk your way out of things… “a good actor attempting to impress…”

Tony Demers moonlights for ‘B’ League

Q.A.H.A. Shows Leniency Towards Tony Demers

As we said, Tony Demers life after serving eight years was uneventful. Here’s a photo of him playing in a Sherbrooke old timers league in 1967-68, Tony is number 5, bottom center. He was manager at a driving range, a foreman at Sifto Ice Salt… for a while he had a dépanneur at the corner of Conseil and Murray.

Tony Demers with a Sherbrooke old timers league in 1967=68.
Demers is number 5

After his death at the age of eighty in 1997 the Coaticook Historical Society had this to say about Tony Demers:

“He not only paid his debt to society but he set an example of himself during his rehabilitation by becoming a model prisoner… All the people that knew him thought that he had really made an effort to redeem himself since his terrible business years earlier… He could have had a more storied career with the Canadians if only he had been more serious and above all, if he had known his own physical strength.”

Even if we were to believe that, Demers murdered Anita Robert six years after his professional hockey career with the Montreal Canadians was over. He was shown the door by Dick Irvin in 1943, Anita Robert died in 1949.

Memory is a powerful narcotic. You don’t want to go stepping on the mythology of Montreal’s most storied sports franchise. It’s an inconvenient truth that Ginette Reno sang at the wedding of a Hells Angel. Or that flash-in-the-pan star goaltender Jose Theodore had Hells Angels’ numbers in his cellphone. Recently, Maurice “The Rocket” Richard’s brother – Henri “The Pocket Rocket” Richard – died after a long battle with Alzheimer’s disease. One of the most celebrated athletes in hockey – the man won eleven Stanley Cups – but by some accounts Henri Richard was a real son-of-a-bitch. His older brother never once invited him into his home in Ahuntsic. Svetlana Boym called nostalgia, “history without guilt.”

Call Duplessis a fascist, Trudeau a queer, Marois a xenophobic old cow – these folks are politicians, they’re marked targets. But don’t attack our heroes. Don’t mess with nostalgia. Don’t be a buzz kill on our collective high of the past.

Except there was nothing heroic or tragic about Tony Demers. He didn’t have a character flaw. He consistently abused his privilege. Over a period of years Tony Demers verbally and physically abused Anita Robert, and then he killed her. When you begin to chisel at what’s past-preserved its bound to make some people uncomfortable.

A contemporary Russian saying goes that the past has become much more unpredictable than the future. In an essay on friendship Svetlana Boym wrote,

“Friendship is not about having everything illuminated or obscured, but about conspiring and playing with shadows… Its goal is not enlightenment but luminosity, not a quest for the blinding truth but only for occasional lucidity and honesty.”

In her obituary for the New Yorker – Boym died of cancer in 2015 at the age of 56 – her author-friend Masha Gessen wrote, “Once, after reading a book of mine, she said, “You write very directly, don’t you?” I don’t think it was a compliment.”

Boym also writes about the exiles who dream about imagined homelands. At once homesick and sick of home. That’s a pretty apt description of me.

This is Who Killed Theresa.

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“Well I’m not a scientist. But I know all things begin and end in eternity.”

Thomas Newton – The Man Who Fell To Earth

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Here is a video clip of Svetlana Boym:

Svetlana Boym

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